« La lecture nous donne un endroit où aller lorsque nous devons rester où nous sommes » – Mason Cooley

jeudi 11 février 2016

Rituels d'écriture

Carnet stylo nature

Si vous écrivez, vous avez sûrement déjà entendu - au moins une fois - le conseil de Stephen King : pour être un bon écrivain, il faut écrire beaucoup et lire beaucoup. Tous les jours, en fait. Déprimant de se dire qu'on ne sera jamais un (bon) écrivain si on écrit pas tous les jours, non ? Beaucoup d'auteurs connus - et moins connus - ont des routines d'écriture, des moments privilégiés pour se plonger dans leurs histoires, des plages horaires consacrées à l'exercice. Oui, l'écriture est un exercice, mais ce n'est pas parce qu'on ne peut pas écrire tous les jours qu'on doit baisser les bras pour autant. Dans cet article, je préfère parler de « rituels d'écriture » plutôt que de routine d'écriture.

Pour le moment, je n'ai aucune routine d'écriture, mais j'ai quelques rituels... Musique, relaxation, environnement de travail, boisson chaude ou gourmandises... quelles sont mes habitudes et petites manies quand il s'agit d'écrire ?


    1. Où et quand ? L'importance de l'environnement de travail 


Je n'ai pas vraiment de moments dédiés à l'écriture. J'écris quand j'en ai la possibilité ou quand l'inspiration est beaucoup trop forte pour être contenue. Souvent, c'est le samedi ou dimanche matin. Parfois, c'est une petite heure le soir. En ce qui concerne l'endroit, c'est uniquement dans mon bureau, sur mon ordinateur et seule dans la pièce. Impossible d'écrire autrement. Portable coupé et pas de musique : un rien me déconcentre. Sur l'ordinateur, j'écris avec Wordpad (ou Word, ça dépend des périodes) ; Antidote est toujours à portée de souris et Mozilla, quant à lui, il reste ouvert sur le dictionnaire des synonymes.  

Mais il n'y a pas que l'ordinateur dans ma vie d'écrivain : j'ai déjà confessé ma passion pour la jolie papeterie et les carnets ; et c'est en général très pratique pour noter ses idées. Cela étant, c'est mon vieux bloc d'esquisse tout moche - type Zap book - qui me suit partout. J'y inscris tout ce qui me passe par la tête ; et je l'utilise parfois pour écrire directement le déroulement d'une scène ou d'un dialogue. Cela m'aide à aller à l'essentiel (surtout la nuit, dans mon lit, quand l'inspiration m'empêche de dormir tant que je n'ai pas noté ce qui me trotte dans la tête...)   


    2. La musique, entre inspiration et éparpillement


Pour beaucoup d'auteurs, la musique est un outil indispensable au processus de création. C'est également le cas pour moi, mais uniquement en amont. La musique m'inspire énormément et certaines scènes ont été inventées à partir de mélodies qui ont éveillé quelque chose au fond de moi. Par exemple, les compositions de Trevor Morris pour la série les Tudors m'ont particulièrement marquée, et certaines de ces musiques m'ont inspirée plusieurs scènes de Prophétie Nordique. Behold the great King of England m'a ainsi permis de visualiser très concrètement une scène chargée d'émotions, où l'héroïne, par l'intermédiaire de son meilleur ami, apprend la mort de sa mère. À l'époque, je me repassais en boucle cette musique et les images de la scène défilaient dans mon esprit comme si je regardais un film. Par contre, je ne l'ai pas écoutée au moment de coucher les mots sur le papier... La musique me dissipe, me déconcentre ; je n'en écoute donc pas au moment d'écrire.

Jusqu'à récemment, je pensais que seules les musiques instrumentales pouvaient m'inspirer, mais je me suis aperçu que certaines chansons à paroles (françaises de surcroît) pouvaient elles-aussi me glisser des idées à l'oreille...  


    3. La boisson chaude, une alliée précieuse


L'écriture, comme la lecture, c'est un moment de plaisir ! Et quoi de mieux qu'une boisson chaude pour agrémenter ce moment ? Si je me laisse parfois tenter par un café au lait, c'est en général un thé ou une infusion qui s'invite à ma séance d'écriture. Parfois même, c'est uniquement pour l'odeur qui s'en dégage ; je bois à peine une gorgée ou deux. Trop concentrée dans ce que je veux écrire, j'oublie ma boisson... qui n'est alors plus chaude du tout quand je m'en rends compte.

J'ai récemment découvert la Thé Box ; un colis surprise reçu chaque mois, contenant une sélection de thés et d'infusions, avec en bonus des accessoires et des gourmandises. Et j'en suis complètement folle ! C'est un régal pour les sens : l'odeur qui s'en dégage quand on déballe le colis ; le visuel soigné de chaque édition ; le goût des thés sélectionnés selon un thème précis, mais aussi des gourmandises - gâteau, friandises, confitures, etc. ; le toucher à la découverte des surprises ; l'ouïe quand frémit l'eau de la première infusion... Pour les amateurs de thé et de colis surprise, je ne peux que la conseiller ! 

 
Thé Box DécembreThé Box infusion
À gauche, la Thé Box de Noël - aux saveurs d'épices, d'agrumes et de caramel.
À droite, la Thé Box de la Saint Valentin - aux saveurs de fleurs, de rose, de fruits rouges et de pomme.


    4. Les huiles essentielles, détente et concentration


Depuis quelques années, j'essaye de réduire mon stress et mon anxiété grâce à la relaxation - sophrologie, musique apaisante, coloriage anti-stress - et depuis le début de l'année, j'expérimente l'aromathérapie. Selon le site passeportsante.net, l'aromathérapie se définit comme « l’utilisation des huiles essentielles dans un but préventif, curatif ou de mieux-être. Elle a une visée thérapeutique lorsqu’elle a pour objectif de traiter un symptôme précis, qu’il soit d’ordre physique ou psycho-émotionnel, mais elle peut également permettre d’accéder à la sérénité et à la détente. »  Quel rapport avec l'écriture, vous demandez-vous ? Certaines huiles essentielles aident à la concentration, stimulent la créativité, chassent les idées sombres ou permettent de lutter contre la fatigue passagère. Il m'arrive de plus en plus souvent de diffuser des huiles essentielles dans mon bureau avant de me mettre à l'écriture (quelques minutes seulement, et à petite dose !) J'utilise la bergamote pour la détente, parfois associée à l'orange douce et à la cannelle ; et la lavande et la menthe poivrée pour lutter contre les coups de pompe. 


    5. Avant l'écriture, la relecture !


Avant de me lancer dans l'écriture, j'ai besoin de relire ce que j'ai écrit la dernière fois. En général, je relis mes précédente scènes la veille au soir, juste avant de me coucher, sur ma liseuse. Je note quelques idées pour la suite, réfléchis aux corrections que je peux apporter aux passages déjà rédigés, etc. Relire me permet de bien me remettre dans l'histoire (comme je ne peux pas écrire régulièrement, c'est indispensable) Le faire avant de me coucher stimule mon imagination - d'où la présence constante de mon vieux carnet sur ma table de chevet. On est jamais à l'abri d'une idée qui germe...


* * *

Voici mes principaux rituels d'écriture. Quels sont les vôtres ? :)
 

vendredi 29 janvier 2016

Chevaux de Foudre d'Aurélie Wellenstein


Chevaux de Foudre Wellenstein

Quatre fleurs et demi : J'ai beaucoup aimé



Titre : Chevaux de Foudre
Auteur : Aurélie Wellenstein
Genre : Fantasy (jeunesse, à partir de 11 ans)
Année de parution : 2015
Nombre de pages : 224 pages (Éditions Magnard)

Quatrième de Couverture : Alix a tout perdu. Son père, sa terre, et même son nom. Devenue esclave à Rome, elle est précipitée dans le monde des courses du Déluge. Ces compétitions violentes et sans pitié voient s'affronter les fulgurs, des chevaux de foudre dont le corps s'électrise quand l'orage éclate. Monter sur leur dos, c'est mettre sa vie en jeu, mais la liberté couronne les vainqueurs. Aidée par Marcus, le prodige de son équipe, Alix va lier son destin à Ira, un étalon indomptable, aussi beau que mortel...

Ce que j'en ai pensé  : À la base, j'ai acheté ce livre au salon des Halliennales parce que je ne pouvais pas acheter l'autre livre d'Aurélie Wellenstein, le Roi des Fauves (dont la fiche de lecture est également disponible sur le blog). J'ai donc pris Chevaux de Foudre sans vraiment savoir de quoi il en retournait, ni sans vraiment être emballée par la couverture - très bien réalisée, mais qui n'est pas du tout dans mes goûts. Pour couronner le tout, je ne suis pas non plus amatrice de littérature jeunesse. Le livre d'Aurélie ne partait donc pas avec des points d'avance quand je l'ai commencé...

Et ce sont souvent les livres dont on en attend le moins qui se révèlent être des petites perles ! Comme pour le Roi des Fauves, j'ai adoré la plume d'Aurélie, fine et intelligente, toujours très juste pour nous décrire les personnages, les décors, les émotions ou les scènes d'action. Les personnages, justement, sont travaillés et exploités comme je les aime ; et cela, même s'ils restent des personnages de jeunesse (dont le caractère doit parler à des enfants) Les jeunes lecteurs sont loin d'être pris pour des truffes avec ce livre ; les personnages sont crédibles et évoluent ! En particulier, j'ai aimé que l'héroïne ne soit pas cette caricature d'héroïne qui, en dépit de son statut, cloue le bec de tous ceux à qui elle s'adresse. Non, dans Chevaux de foudre, l'auteure n'oublie jamais le statut de son personnage (esclave, fille de surcroît, dans un univers masculin). Et si Alix tend la joue pour se faire battre, elle récolte ce qu'elle sème.

L'intrigue est simple à suivre, facile à deviner, mais avec quand même des petites surprises. Je me suis laissée embarquer dans les courses du Circus Maximus.          
         
Mon avis en résumé : Un roman facile à lire, mais qui n'en est pas pour autant simpliste : les personnages sont crédibles, cohérents, et on s'attache à eux. Un style fluide, dynamique, une plume fine et intelligente, qui servent parfaitement l'intrigue du roman. Au final, une très (très) bonne surprise.

dimanche 3 janvier 2016

Envie de lecture : quand Noël vient rallonger ma Pile À Lire




Je vous souhaite une excellente année 2016 !
Qu'elle vous apporte tout un tas de belles choses.


Les fêtes de fin d'année sont l'occasion de s'échanger des cadeaux, de faire part de ses envies particulières, et dans mon cas, de recevoir plusieurs livres qui me faisaient de l’œil depuis un moment. Mes proches m'ont offert des romans et des mangas qui viennent donc rallonger ma pile de livres à lire.

J'ai notamment reçu deux romans d'Ursula K. Le Guin, une auteure américaine de Science-Fiction et de Fantasy dont je n'ai pas cessé d'entendre du bien ces derniers mois. J'ai également reçu un roman tiré de l'univers du jeu-vidéo Dragon Age, un jeu dont je suis une inconditionnelle absolue (vous pouvez aussi me qualifier de fan hystérique).

Enfin, j'avais une folle envie de me replonger dans les aventures de la Magical girl qui a bercé mon enfance, Sakura Chasseuse de Cartes. Et de prolonger l'aventure avec Tsubasa Reservoir Chronicle, un autre manga publié par Clamp, reprenant plusieurs personnages de Card Captor (et de leurs autres mangas).

De quoi tenir ma bonne résolution : continuer de lire régulièrement, malgré mon emploi du temps chargé. D'ailleurs, le forum Cocyclics a lancé un challenge de lecture (lire un certain nombre de livres, à partir d'une liste de thèmes - comme Une histoire écrite par une femme ; Un livre qui attend sur la PAL depuis plus de 6 mois ; ou bien encore Un roman tiré d'une saga audiovisuelle). Je ne pensais pas m'y inscrire, mais j'ai changé d'avis !

Et vous, vous avez reçu des livres pour les fêtes de fin d'année ?




mardi 22 décembre 2015

Des mots de tête - Bilan de l'année 2015... et bonnes résolutions pour 2016 !


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Attention, cet article de fin d'année ne se veut absolument pas original !

La période des fêtes de fin d'année est souvent l'occasion de jeter un regard en arrière, d'évaluer l'année écoulée et de se projeter pour l'année à venir, avec en prime tout un tas de bonnes résolutions (qu'on tiendra... ou pas !) L'heure est donc venue pour moi de faire le bilan de cette année 2015. Elle s'est montrée riche au niveau de l'écriture et des lectures, mais aussi au niveau des rencontres personnelles et des amitiés nouées autour de cette passion commune. Avec comme seul regret, identique chaque année, le sentiment d'avoir encore et toujours manqué de temps...  


          Bilan 2015 : l'écriture (en quelques chiffres)

  • J'ai écrit sept chapitres de Prophétie Nordique, cette année. En moyenne, mes chapitres font 20.000 signes espaces comprises, soit 3.250 mots environ. Chaque chapitre représente 7 à 8 pages Word. 
  • Le douzième chapitre est en cours d'écriture ! 
  • Cette année, le roman a dépassé le seuil symbolique des 200.000 signes. À l'heure actuelle, il comptabilise 237.833 signes, très précisément ! Soit 80 pages Word.   
  • À côté de ça, j'ai commencé à réfléchir à un découpage pour le premier tome. Pour l'heure, je n'écris que les aventures d'Idril et Morzan ; mais je dois songer à comment intégrer les deux autres binômes : Ardiosis et Telak ; puis Siran et Adrian. Je ne suis pas encore complètement convaincue par mes idées.   
  • Parallèlement à Prophétie Nordique, j'ai écrit une nouvelle de Science-fiction qui est en cours de finalisation. Et j'ai commencé à réfléchir à un second roman de fantasy, plus court.  
  • Tout au long de l'année, je me suis investie sur le forum Cocyclics. J'ai réalisé une grosse quinzaine de bêta-lectures (extraits de roman, nouvelles et synopsis) ; j'ai suivi les projets d'écriture de plusieurs auteurs ; j'ai parrainé un challenge qui me tenait à cœur. Et j'ai participé à plusieurs défis d'écriture - qui ont été postés au fur et à mesure sur le blog - dont notamment le défi d'écriture à quatre mains, une vraie expérience !   
  • J'ai arrêté le jeu de rôle textuel pendant quelques mois, mais je suis en réalité incapable de m'en passer. J'ai recommencé parce que j'ai complètement craqué pour un nouveau personnage, très différent de ce que je fais d'habitude. Le jeu de rôle reste un bon moyen d'exercer sa plume !
  • Sans oublier l'ouverture du blog pour parler de mes projets ! 

          Bilan 2015 : la lecture

  • J'ai lu sept romans cette année, tous écrits par des auteurs francophones. J'ai découvert de nouveaux talents, de jeunes auteurs, et c'est agréable de soutenir nos écrivains français ! J'ai participé à plusieurs opérations allant dans ce sens, notamment celle du 1er septembre organisée par L'invasion des Grenouilles.  
  • Je me suis mise à la lecture de nouvelles (une dizaine cette année) notamment en achetant plusieurs numéros de la revue Etherval, qui propose de découvrir de nouveaux auteurs francophones. C'est un format très agréable quand on dispose de si peu de temps pour la lecture... 
  • J'ai participé à mon premier salon littéraire : les Halliennales ! C'était chouette, surtout que j'ai pu rencontrer des membres du forum Cocyclics (et notamment ma filleule) Je suis repartie avec plusieurs dédicaces !
  • Cette année, je me suis lancée dans la bêta-lecture de deux romans complets. Il s'agit d'apporter un regard critique sur l'ensemble du livre, de pointer ses forces et ses faiblesses, afin que l'auteur puisse apporter des corrections. C'est un exercice qui demande beaucoup de temps mais qui est ô combien passionnant ! Je termine la première bêta-lecture en ce moment, et je m'attaque à la seconde dans la foulée.   

          Les bonnes résolutions pour 2016

  • Continuer d'avancer sur Prophétie Nordique, malgré un emploi du temps qui s'annonce encore plus compliqué que cette année. 
  • Essayer de faire publier ma nouvelle Le temps nous est conté, écrire d'autres nouvelles et essayer de répondre à des Appels à Textes. 
  • Commencer la rédaction de Sous les écailles du Dragon, mon autre projet de fantasy. 
  • Continuer de m'investir sur le forum de Cocyclics ; continuer les bêta-lectures et essayer de parrainer un autre projet. 
  • Faire descendre ma pile de livres à lire (ce n'est pas gagné...)
  • Participer à d'autres Swap.
  • Et terminer ma thèse ! 

Et vous, quel bilan pour 2015 ? Quelles résolutions pour 2016 ?
Je vous souhaite d'agréables fêtes de fin d'année et j'espère vous retrouver l'année prochaine !

    dimanche 22 novembre 2015

    Des mots de tête - Projets d'écriture 2016


    Image Libre de droits - trouvée sur Pixabay.com

    L'automne emporte avec lui les dernières semaines de 2015. Après avoir lu un chouette article sur le blog de La Nife en l'air, j'ai eu envie de faire le point sur mes projets d'écriture, en cours ou en réflexion.

    Prophétie Nordique
    Roman de fantasy, très librement inspiré de la mythologie scandinave. Commencé en 2008, sous la forme de jeu de rôle textuel, et quelques chapitres écrits ici et là, sans véritable structure. Le projet de roman prend réellement forme en 2013, après la fermeture de mon forum. J'ai déjà évoqué le pitch du roman, ainsi que mes personnages. Je ne vous les présente plus, n'est-ce pas ? ;)

    C'est mon projet le plus ancien et celui qui me tient le plus à cœur. J'ai beaucoup avancé cette année : j'ai franchi le seuil des 200.000 signes (plus de 33.000 mots) en écrivant 12 chapitres. Le roman devrait se décliner en deux tomes - au moins. Je prends mon temps (surtout parce que j'en manque) ; je sais que je reviendrais toujours vers mes premiers amours.

    Sous les écailles du Dragon
    Roman de fantasy, très librement inspiré de légendes chinoises. L'intrigue prend place dans un univers parallèle, comparable à la Chine Ancienne, en proie à de nombreuses guerres intestines. Sous les écailles du dragon raconte l'histoire d'un amour impossible entre deux jeunes gens que tout oppose, avec pour toile de fond des batailles, de la magie et des animaux totems.     

    Ce projet a pointé le bout de son nez dans le courant de l'année. Préférant consacrer mon temps d'écriture à Prophétie Nordique, je n'ai pas encore pu le mettre en route. Mais il se pourrait que 2016 soit son année... Mes principales sources d'inspiration sont des films sino-hongkongais, notamment les films de Wuxia - genre cinématographique centré sur les combats d'arts martiaux chorégraphiés, sur les épées et la chevalerie chinoise. Dans ma liste de films à voir ou revoir, on retrouve : 

      • Hero et La cité interdite de Zhang Yimou ; 
      • Tigre et Dragon de Ang Lee ; 
      • Seven Swords, Green Snake, The Lovers et Détective Dee de Tsui Hark ; 
      • Hua Mulan de Jingle Ma ; 
      • L'hirondelle d'Or de King Hu ; 
      • Les trois royaumes de John Woo ; etc.

    Les Douze Royaumes de Fuyumi Ono est également l'une de mes principales sources d'inspiration. Et dans ma liste de livres à découvrir, je peux citer le Singe Pèlerin ; L'impératrice de la Soie ou le Disque de Jade de José Frèches.     

    Le temps nous est conté
    Nouvelle de Science-fiction, Anticipation. D'abord écrite dans le cadre de l'appel à texte organisé par l'institut Kervégan sur le thème d'un « bouleversement majeur à venir dans le monde du travail », cette nouvelle tend à évoluer vers d'autres thématiques. C'est d'abord et avant tout une première expérience - une première expérimentation même - du format de la nouvelle. Je vois cette nouvelle comme un exercice, une façon de travailler ma plume et d'essayer de nouvelles choses. En fonction des corrections qui lui seront apportées, j'aviserai de son avenir.

    Les autres projets
    Je compte bien continuer l'exercice de la nouvelle. J'ai deux ou trois idées soigneusement consignées dans un carnet. D'abord, la réécriture d'un conte de fées. Ensuite, peut-être, une tentative de réponse à l'appel à texte de la Revue Etherval : l'invention révolutionnaire. Le délai de soumission étant au 31 janvier 2016, je ne sais pas encore si cela sera possible. On verra !

    Et puis, bien sûr, je compte continuer le jeu de rôle textuel... :)

    jeudi 12 novembre 2015

    La Bêta-lecture, qu'est-ce c'est ?


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    J'ai découvert l'exercice de la bêta-lecture l'année dernière, alors que je traversais une mauvaise période au niveau de l'écriture - suite à de mauvaises critiques et une perte de confiance totale en ma capacité à raconter une histoire. C'est dans ce contexte de malaise, de remise en cause et de perfectionnisme contreproductif que j'ai échoué sur le forum de bêta-lecture CoCyclics ; un forum dédié aux littératures de l'imaginaire. Si l'objectif principal de la communauté est celui de la bêta-lecture, d'autres sections consacrées à l'écriture m'ont permis de me remettre sereinement à la rédaction de Prophétie Nordique - notamment celle des Challenges Premier Jet consistant à « terminer la rédaction du premier jet d’un roman (entamé ou non) dans l’année. » Mais c'est bien de la bêta-lecture que je vais parler dans ce billet.


              1.   Qu'est-ce que la bêta-lecture ? 

    Emprunté au vocabulaire de l'informatique, le préfixe bêta renvoie à une version test ou à une version non aboutie d'un texte. L'exercice consiste à faire lire son texte ou son roman, en vue d'obtenir un éclairage critique sur le fond et la forme. Recevoir un avis construit et argumenté sur les lacunes, mais aussi les points forts, de son texte. Sur la forme, il s'agit de repérer les tics d'écriture, les fautes de grammaire-orthographe-syntaxe, les erreurs de vocabulaire, les répétitions, etc. Sur le fond, le bêta-lecteur relèvera plutôt les incohérences logiques, temporelles ou géographiques, les incohérences scénaristiques, les problèmes de caractérisation d'un personnage, les incompréhensions ou confusions, etc.   


              2.   L'intérêt de la bêta-lecture

    La bêta-lecture est un exercice aussi complexe qu'indispensable.

    Complexe, parce qu'il n'est absolument pas évident d'encaisser les critiques à propos de son travail - il est donc important de trouver un endroit et/ou des personnes de confiance. S'il n'est pas évident d'accepter un regard extérieur et analytique sur son travail, il est également compliqué de critiquer le travail d'une tierce personne. C'est une entreprise délicate que de faire comprendre les faiblesses d'un texte, sans heurter la personne en face. La bienveillance, l'empathie, le respect et la diplomatie sont des qualités absolument essentielles pour un bêta-lecteur. L'écoute, la patience, la non-susceptibilité, l'acceptation des critiques et la volonté de s'améliorer (et non celle de se faire flatter l'ego) sont, quant à elles, nécessaires pour être bêta-lu.

    Indispensable, parce que l'auteur n'a pas le recul nécessaire sur ses récits pour savoir ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Ce qu'il a écrit lui paraît évident ; mais ça ne l'est pas forcément pour le lecteur. Comment savoir si le message à faire passer est effectivement compris, sans le confronter à la lecture par un tiers ? Certains tics d'écriture ne peuvent pas être décelés si personne ne vous en informe.


              3.   Ce que la bêta-lecture m'a apporté

    « Tu sembles avoir des scrupules à utiliser les prénoms de tes personnages. » Jusqu'à présent, je n'avais jamais imaginé que ce tic d'écriture puisse poser problème. J'avais plus ou moins conscience de cette manie que j'avais de préférer des référents aux prénoms de mes personnages : la jeune femme, l'Amazone, la reine, etc. Lorsque ma bêta-lectrice a évoqué le mot scrupules, j'ai eu l'impression qu'elle m'ôtait le voile que j'avais devant les yeux. Elle a mis des mots sur ce dont j'avais à moitié conscience, mais elle m'a aussi et surtout expliqué pour quelles raisons cela s'avérait problématique dans l'extrait que j'avais proposé à la bêta-lecture. À chaque fois que j'écris, désormais, je repense à ce qu'elle m'a dit ce jour-là. Et je fais attention à la façon de nommer mes personnages.

    Quand j'ai repéré ce même tic d'écriture dans un texte que j'ai bêta-lu, j'ai encore mieux compris pourquoi on l'avait pointé chez moi. J'ai compris comment cette manie induisait en erreur et créait une certaine confusion. 


    L'avantage de la bêta-lecture, c'est qu'on apprend autant 
    en faisant lire ses textes qu'en lisant ceux des autres.  

    Pour aller plus loin :

              4.   La bêta-lecture du moment...

    La bêta-lecture s'applique à toutes sortes de format : le chapitre (ou extrait) de roman, la nouvelle, la pièce de théâtre, le synopsis, le pitch, etc. Et bien sûr, la bêta-lecture s'applique aussi à des romans dans leur intégralité. C'est ce que j'expérimente en ce moment, avec la bêta-lecture de deux romans de copines grenouilles (un à la fois, je ne suis pas Wonder Woman non plus ;p) 
    C'est à la fois stimulant et gratifiant - pouvoir lire en avant-première un roman, participer à son processus d'élaboration/amélioration, soutenir d'autres auteurs dans leur travail (surtout quand on s'est découvert des affinités !)... C'est beaucoup de travail, mais c'est une expérience très enrichissante !

    mardi 27 octobre 2015

    Le Roi des Fauves d'Aurélie Wellenstein


     
    Cinq fleurs : Je suis conquise


    Titre : Le Roi des Fauves
    Auteur : Aurélie Wellenstein
    Genre : Fantasy (Jeunes Adultes)
    Année de parution : 2015
    Nombre de pages : 283 pages (Éditions Scrineo)

    Quatrième de Couverture : Accusés de meurtre, Ivar, Kaya et Oswald sont injustement condamnés à un sort pire que la mort. Enfermés dans un royaume en ruines, coupés du monde, il leur reste sept jours d’humanité. Sept jours pendant lesquels le parasite qu’on leur a inoculé va grandir en eux, déformant leur corps et leur esprit pour les changer en monstres, en berserkirs, ces hommes-bêtes enragés destinés seulement à tuer ou être tués. Commence alors une course contre le temps, effrénée, angoissante, où les amis d’hier devront rester forts et soudés, pour lutter contre les autres… et surtout contre la bête qui grandit en eux. Existe-t-il une issue? Existe-t-il un salut quand son pire ennemi n’est autre que soi-même? 

    Ce que j'en ai pensé  : Le Roi des Fauves avait tout pour me séduire : une couverture somptueuse, signée Aurélien Police ; une quatrième de couverture diablement alléchante ; et une plongée dans un univers d'inspiration nordique. Forcément, en découvrant ce trio couverture-pitch-univers, je n'avais qu'une envie : lire le roman d'Aurélie Wellenstein. Quand on attend quelque chose avec une telle impatience, le risque d'être déçue par sa lecture est très fort. Mais cela n'a pas été le cas. Loin de là.

    Aurélie Wellenstein revisite la légende des berserks, ces guerriers-fauves des mythes scandinaves, capables d'entrer dans une rage sacrée mais destructrice pour accomplir de grands exploits sur les champs de bataille... Dans le Roi des Fauves, Aurélie s'approprie la légende et nous en livre une vision très personnelle. Sombre, cruelle. Angoissante, terrifiante. Chaque page tournée nous rapproche de la transformation redoutée. Chaque page tournée nous propulse dans les tourments que doivent affronter nos trois héros, des tourments qui grandissent au fur et à mesure que le temps passe. La quatrième de couverture ne ment pas : c'est une véritable course contre la montre dont nous sommes témoins. Efficace. Redoutablement efficace.              
             
    En résumé : Un livre que j'ai eu beaucoup de mal à poser entre chaque séance de lecture, tant j'avais envie de savoir ce qu'allaient devenir nos trois héros. Aurélie Wellenstein possède une plume efficace et fluide, qui sert parfaitement son histoire. Bref, à tous les amateurs de fantasy et d'univers nordiques, je recommande !

    dimanche 25 octobre 2015

    Défi écriture - La Chasse aux esprits


    Plusieurs fois par an, l'équipe d'animation du forum CoCyclics organise des défis d'écriture pour les membres qui ont un projet en cours de rédaction (et présenté sur le forum, évidemment). Je vous ai déjà présenté l'un de ces défis, lorsque j'ai rédigé une histoire à quatre mains avec Panthera : l'équipe de choc. Depuis, un autre défi a été lancé aux grenouilles du forum et vous pourrez lire ma contribution ci-dessous. La consigne est simple : respecter le thème du défi et limiter sa participation à 5.000 signes.

    Ce que j'apprécie dans ces défis d'écriture, c'est qu'ils nous permettent de sortir de nos personnages du cadre de notre roman, de leur inventer des aventures et de nous plonger dans des réalités alternatives qui repoussent les frontières de notre projet. Et puis, parfois - comme en ce moment - quand l'inspiration et/ou le temps vous manquent et que vous n'avez pas écrit une ligne depuis des semaines, cela vous permet de vous y remettre.

    « Halloween approche, et la barrière entre le monde des esprits et le nôtre se fait chaque jour plus fine (...) Qu’ils soient issus de la culture populaire, de mythes et légendes, ou de vos propres mondes, ils risquent de semer une sacrée pagaille.  » (Défi proposé par l'équipe des capes violettes de Cocyclics)
    Crédit Image 




    Morzan ne résista pas à l'envie impérieuse qu'il ressentait de fermer les yeux. Les flammes l'avaient enveloppé d'une réconfortante chaleur et le sommeil n'avait pas tardé à le gagner. Il dodelina de la tête, prêt à basculer dans le monde des rêves, lorsqu'une voix le fit sursauter. Ses paupières papillonnèrent d'étonnement, puis il se redressa contre le dossier de son fauteuil. Les flammes ondulaient avec grâce dans la cheminée au large manteau de marbre veiné.
    — Mon garçon, est-ce que tout va bien ?
    — Pardonnez-moi, mon oncle. Une simple absence.
    Morzan se tourna vers la droite et offrit un sourire affable au vieil homme, dont le visage sillonné de rides se fendit d'une expression indulgente. Edin Terinfiel l'observa avec sa bienveillance coutumière, puis reporta son regard vers l'âtre et s'abîma dans la contemplation du brasier. Une impression de déjà-vu étreignit Morzan, mais la sensation se dissipa presque aussitôt.
    — As-tu apprécié la cérémonie ?
    Morzan hocha la tête en silence, concentrant son attention sur les flammes. Toute la noblesse du royaume s'était réunie pour assister à l'officialisation de son statut de prince héritier. Son oncle avait vu les choses en grand pour ce jour particulier : la cérémonie avait été la plus belle réception qu'il fût donnée au palais depuis bien longtemps. Tout le jour durant, l'estomac du jeune homme n'avait cessé d'être noué par l'angoisse. Il désirait plus que tout être à la hauteur des espérances de son oncle. L'idée qu'il puisse le décevoir lui rongeait les entrailles. Si seulement il avait eu quelqu'un pour l'écouter et l'épauler dans cette épreuve... Sa timidité excessive l'avait toujours empêché de nouer des amitiés sincères. Edin était son unique confident.
    Par pure habitude et pour évacuer sa nervosité, Morzan fit rouler son pouce contre ses autres doigts. Le sentiment d'un manque l'oppressa soudainement. Il fronça les sourcils et scruta ses mains comme s'il avait espéré y trouver un objet, un bijou, quelque chose qu'il avait l'habitude de triturer. En vain. Un frisson parcourut son corps. Malgré l'intensité des flammes dans l'âtre, il se rendit compte que la pièce était d'une extrême froideur. La peur se cristallisa dans ses veines, glaciale.
    — Je te connais mieux que quiconque, mon garçon. Je sais que l'avenir t'effraie.
    La voix onctueuse du vieux roi réchauffa le jeune homme. Son oncle était bien la seule personne à pouvoir deviner ses tourments sans qu'il ait besoin de les formuler à haute voix. Son visage calme et serein se tourna vers lui. Morzan sentit sa peur refluer, même si le froid engourdissait toujours ses membres. Seule sa main droite semblait épargnée, comme protégée par une chaleureuse présence.
    — Les peurs qui sont aujourd'hui les tiennes ont été les miennes autrefois.
    Le vieil homme ôta la chevalière qu'il portait à son auriculaire, puis la tint du bout des doigts et l'approcha du visage de son neveu. Dans le contre-jour du foyer, l'anneau sigillaire attisa la convoitise du jeune homme. La bague en or blanc était ornée du symbole de Snotra, la Déesse de leur peuple. À présent, l'anneau semblait être le seul capable de réchauffer son âme engourdie. Un éclat de cupidité passa dans les iris mordorés de l'Ombre. Il tendit la main vers la chevalière, prêt à recevoir le présent de son oncle, quand une onde de choc déferla dans son esprit. La sensation de déjà-vécu le transcenda et il esquissa un geste de recul, étourdi par la violence de ses pensées.
    — Tout va bien, mon garçon, répéta Edin d'une voix de velours. Je t'aime comme mon propre enfant et cet anneau te revient. Personne ne t'aime comme je t'aime, l'aurais-tu oublié ? Je suis le seul à me soucier de ton bien-être.
    À ces derniers mots, une douleur atroce transperça les tempes de Morzan. Elle lui martela le crâne, comme si quelque chose fourrageait son cerveau pour y extraire des souvenirs. Edin quitta son fauteuil et s'approcha de son neveu pour lui prendre la main. Il hurla à son contact. La peau de Morzan irradiait d'une intense chaleur. Le jeune homme se redressa d'un bond. Son regard étincelait de rage.
    — Mon oncle est mort !
    Il se rua sur le spectre et plaça ses deux mains autour de son cou. Il serra de toutes ses forces, investi du pouvoir brûlant qui irradiait sa peau. L'abomination s'évapora dans un gémissement inhumain.

    Morzan s'éveilla en sursaut, appuyé contre un tronc d'arbre. Son front et son dos dégoulinaient de sueur, froide et poisseuse. Son cœur pulsait à un rythme effréné. À deux mètres devant lui, le feu de camp s'était réduit à quelques braises rougeoyantes. Il leva les yeux au ciel et aperçut la pleine lune à travers la futaie. C'était l'équinoxe, le jour où les spectres envahissaient les rêves des mortels. Morzan soupira, encore bouleversé par son cauchemar. Puis, il pressa la main qui était logée dans la sienne, déposa un baiser sur la chevelure blonde qui accaparait son épaule et reposa sa tête contre celle de son amie.

    mardi 20 octobre 2015

    Le Swap, kézako ?


    J'ai plusieurs fois évoqué à travers mon blog le terme de « Swap » ou mentionné l'échange de colis-cadeaux avec d'autres personnes. C'est un concept que j'ai récemment découvert sur le forum Cocyclics, grâce à Roanne qui a organisé déjà deux Swap cette année. Le deuxième est en cours. Et je me suis dit qu'il était temps que je vous en dise un peu plus sur ces fameux échanges auxquels je suis devenue accro. 

              1. Qu'est-ce qu'un Swap ?  

    « Swap » signifie « échange, troc » ou « échanger, troquer » en anglais (c'est aussi un produit financier, mais ce n'est pas franchement ce qui nous intéresse ici). En français, on utilise cette expression pour désigner un échange de cadeaux entre deux (ou plusieurs) personnes, selon une liste, un thème et un budget prédéfinis. 

              2. Mon premier Swap : Flower Power !

    Le premier Swap auquel j'ai participé était un échange printanier, sur le thème des fleurs et des couleurs. Les participants ont été répartis aléatoirement pour faire un effet boule de neige : la personne n°1 envoyait un colis à la personne n°2 qui elle-même envoyait un colis à la personne n°3, etc. Dans le colis, on devait obligatoirement mettre : une carte avec un petit mot ; un des livres composant la liste de souhait de la personne « swapée » ; un encas et une boisson ; une bougie et une surprise en rapport avec le thème. J'ai eu la chance de tomber sur Panthera, l'une de mes marraines grenouilles (cf. le défi d'écriture à quatre mains) pour qui j'ai pris beaucoup de plaisir à préparer un colis. En contrepartie, c'est Mariedelabas qui m'a envoyé mon colis de cadeaux ! 

       

              3. Mon deuxième Swap : Halloween !

    Mon deuxième Swap est légèrement différent du premier, puisque cette fois-ci, il a été organisé en binômes : c'est-à-dire que j'ai envoyé un colis à une personne qui devait m'en renvoyer un en retour. Et mon binôme de ce deuxième Swap n'était autre qu'une autre de mes marraines : Amzil, que j'ai rencontrée aux Halliennales ! Forcément, j'ai eu envie de la gâter un peu plus qu'une autre personne ! On s'était mise d'accord sur le contenu du colis et sur le fait de se l'envoyer en même temps, pour pouvoir le déballer le même jour ! Et on a réussi : on a toutes les deux reçu notre paquet vendredi dernier ! Et c'était trop bien !

    Je n'ai pas reçu un livre, mais deux ! Le Roi des Fauves a été dédicacé par Aurélie Wellenstein pendant les Halliennales en plus ! Ainsi qu'une cargaison de chocolat (des cœurs, des souris, une citrouille qui n'a malheureusement pas supporté le transport) ; des pâtes de fruits ; du thé au jasmin ; une jolie carte vintage avec des livres et une machine à écrire, tout ce qui peut faire rêver un écrivain ; un marque-page de la ville d'Arras et de mignonnes petites boucles d'oreille vintage. J'ai été très gâtée, et j'ai reçu les deux livres que je souhaitais le plus !



              3. Ce que j'aime dans ces échanges de cadeaux... 

    D'abord, faire plaisir à la personne qui va recevoir mon colis. J'aime presque plus l'étape de la préparation que l'étape du déballage de mon propre paquet. J'adore réfléchir à ce que je vais pouvoir mettre dans le colis, à ce qui pourrait faire plaisir à mon swapé. Et puis, c'est aussi l'occasion de ressortir mon matériel de scrapbooking pour bricoler des petites choses !
    Ensuite, cela permet de créer un lien avec une personne qu'on ne connaît pas forcément ou renforcer un lien avec une personne qu'on apprécie. Et puis, l'impatience de recevoir son colis, c'est une sensation qui nous rappelle l'excitation des cadeaux de Noël ! Une petite bulle de bonheur au cours de l'année (enfin, quand le Swap se passe bien ; je n'ai pas eu de problème au cours de mes deux expériences, mais j'imagine que cela doit arriver...) Dernier point, c'est l'occasion de recevoir des livres qu'on rêve de pouvoir lire (mais qu'on achète pas forcément de nous même ; par exemple, j'achète assez peu de livres papier - surtout les nouvelles sorties. Le Swap me permet de remplir ma bibliothèque et c'est chouette !)

    En tout cas, j'adore l'échange de colis-cadeau ! Et j'ai hâte de connaître le thème du prochain Swap !
     
     La carte Halloween et l'un des deux marque-page glissés dans le colis d'Amzil
    La carte printanière glissée dans le colis de Panthera

    jeudi 15 octobre 2015

    La pelote d'épingles de Cécile G. Cortes


    La pelote d'épingles Cécile G. Cortes

    Trois fleurs et demi : J'ai bien aimé


    Titre : La pelote d'épingles
    Auteur : Cécile G. Cortes
    Genre : Fantastique, Romance
    Année de parution : 2015
    Nombre de pages : 272 pages (Éditions du Chat Noir)

    Quatrième de Couverture : De nos jours, l’existence des marraines fées est bien connue. L’une d’entre elles, Violette, est missionnée à Paris pour réunir deux tourtereaux : un chanteur pour midinettes et une couturière sans le sou. Mais sur place, rien ne se déroule comme prévu : les prétendants ne se calculent même pas ! Pire, le jeune homme craque pour les charmes de la fée qui doit pour la première fois gérer un problème de taille, pour lequel elle est parfaitement incompétente et inexpérimentée : ses propres émotions.

    La pelote d’épingles est une romance acidulée aux accents rock qui met un bon coup de pied au joyeux petit monde des fées, princes charmants et innocentes princesses.
    

    Ce que j'en ai pensé  : J'avais déjà pu évoquer ce roman dans l'un de mes précédents billets, puisque c'est le livre (numérique) que j'ai acheté lors de l'opération Le 1er septembre, j'achète un livre de SFFF. J'ai passé un bon moment avec ce roman : c'est léger, divertissant, sans prise de tête. Une romance à lire au coin de la cheminée avec une boisson chaude. La pelote d'épingles tient ses promesses. J'ai beaucoup aimé l'héroïne, Violette. Elle est craquante à souhait ! Par contre, je suis plus mitigée sur les autres personnages. 

    Attention, spoilers - Passez au paragraphe suivant si vous ne voulez pas les lire : Même si j'ai apprécié l'authenticité d’Élisabeth, la couturière indépendante, le duo qu'elle forme avec Gabriel ne m'a pas emballé. Ce personnage masculin ne m'a pas convaincu. Et puis, leurs ébats amoureux, au bout d'un moment, ça a fini par me lasser... C'est à peu près le seul bémol que j'ai à formuler. J'ai aussi beaucoup tiqué sur la scène de défloration du début du roman : personnellement, je n'ai pas apprécié la lecture de cette scène. C'est tout à fait subjectif, puisque j'ai entendu de nombreux retours positifs à son propos. Par contre, la suite du roman est assez inattendue et je me suis laissée agréablement surprendre par le sort réservé à Violette.
             

    Mon avis en résumé : Quelques points qui m'ont chiffonnée, mais une histoire fraîche et légère, avec des moments savoureux. Et une héroïne trop craquante ! Je conseille sa lecture à tous ceux qui veulent passer un moment divertissant, sans prise de tête. Ce n'est pas forcément le genre de lecture qui me fait vibrer, mais j'ai passé un bon moment !