« La lecture nous donne un endroit où aller lorsque nous devons rester où nous sommes » – Mason Cooley

mercredi 17 octobre 2018

Warner Bros. Studio Tour - The Making of Harry Potter



Mon conjoint et moi, nous faisons partie de cette génération de lecteurs et d'adolescents qui ont grandi avec Harry Potter - avec les livres surtout, mais aussi avec les films et les jeux vidéos dérivés. Comme je l'expliquais récemment à une amie qui n'a pas lu cette saga, quand le livre est sorti, j'avais plus ou moins le même âge que Harry, Ron et Hermione. Et pour chaque nouveau tome, les personnages principaux grandissaient plus ou moins en même temps que moi. C'est une œuvre qui m'a accompagnée de mon adolescence jusqu'au début de l'âge adulte. Quelque part, je peux dire que Harry Potter et moi, nous avons donc traversé les années ensemble et grandi en même temps. 

L'attachement que je porte à cette saga et à ces personnages, j'ai la chance de le partager avec mon conjoint. Après s'être refait l'intégrale des huit films, j'ai eu l'idée d'offrir un voyage à Londres à ma moitié, afin d'aller visiter les studios de la franchise. Nous y sommes allés le week-end dernier, et j'ai envie de partager mon expérience avec vous. 


Localisation du studio et Transports


Les studios Warner Bros ne sont pas implantés à Londres, mais à 30 km au Nord-Ouest, à Leavesden. Pour nous y rendre, il nous a d'abord fallu prendre l'Eurostar Lille-Londres, puis le train national jusqu'à Watford Junction, et enfin, prendre une navette jusqu'aux studios. Je dois dire que c'est l'aspect le moins agréable de notre visite, car il a fallu bien s'organiser pour le transport et surtout pour les horaires. Il existe une navette qui fait directement Londres-Leavesden, mais le tarif était plus cher et l'organisation du temps moins souple (avec une durée fixe pour la visite). Malgré tout, tout est très bien indiqué partout, et c'est plutôt simple si on s'est bien renseigné avant la visite. 



Arrivée sur place


Lorsqu'on arrive à l'entrée du studio, il faut faire la queue pour retirer ses billets préalablement commandés sur internet. Je crois qu'il existe un moyen pour recevoir ses billets chez soi, mais étant donné que j'avais opté pour un « billet cadeau » sans date, et qu'il m'avait fallu réserver par téléphone, je devais les retirer sur place.

Une fois les billets récupérés, on peut entrer dans le bâtiment, mais il faut faire à nouveau la queue pour être fouillé et pour faire vérifier les sacs. Ce n'est qu'ensuite qu'on peut arriver dans une sorte de hall, avec la boutique (prévoyez un porte-monnaie bien rempli, car c'est cher, mais surtout extrêmement tentant !), les restaurants et les toilettes. C'est également dans ce hall que vous pourrez retirer votre audio-guide et/ou déposer vos affaires au vestiaire. 

J'avais choisi de prendre l'audio-guide et je ne le regrette pas. Vous êtes en territoire anglophone et si vous voulez des informations en français, c'est dans l'audio-guide que vous les trouverez... nulle part ailleurs. Si vous voulez des anecdotes sympa et des explications détaillées sur les décors, et si vous ne parlez pas anglais (ou si vous êtes accompagnés par des enfants) je vous conseille l'audio-guide. Une fois le guide récupéré, vous pouvez... faire à nouveau la queue :) Heureusement, l'attente n'est pas vraiment longue, mais ça faisait beaucoup de queues à faire quand même...

La visite des coulisses


Après une introduction réalisée par un guide du studio, ainsi que la projection d'un petit film avec les acteurs principaux, la visite débute réellement. Autant vous dire que je me suis retrouvée propulsée à Poudlard, avec des étoiles plein les yeux. J'y étais vraiment - littéralement - puisque la visite commence dans la grande salle de l'école (avec ses longues tables, ses immenses cheminées et colonnades, son estrade de professeurs) On est tout de suite plongé dans le bain, l'effet est saisissant. 



Après un discours du guide (tout en anglais, malheureusement, et pas traduit par l'audio-guide), la visite devient autonome et on peut se balader dans le parc à notre guise. On découvre alors de nombreux décors, costumes et accessoires ayant été utilisés pendant le tournage des films, ainsi que de nombreuses anecdotes intéressantes !

Saviez-vous, par exemple, qu'il y a un portrait de la jeune professeur McGonagall accroché dans la salle commune de Gryffondor ? Qu'il a fallu plus de 3.000 baguettes pour l'ensemble du tournage ? Ou bien que les livres du bureau de Dumbledore sont en réalité des annuaires téléphoniques ?




Au cours de la visite, il est possible de découvrir une multitude de décors, accessoires, costumes, perruques, objets divers - et ce sont les vrais éléments utilisés pendant les tournages, pas des reconstitutions ! Au fur et à mesure de la visite, certains secret du tournage sont révélés (comme par exemple, ce qui relève des effets spéciaux ou ce qui a été vraiment produit - et c'est parfois étonnant) Nous avons ainsi pu découvrir :

  • la salle commune de Gryffondor ;
  • le bureau de Dumbledore ;
  • la cuisine du Terrier ;
  • la salle des potions et bureau de Rogue ;
  • une partie du ministère de la magie ;
  • la hutte de Hagrid ;
  • la voiture volante de Mr. Weasley ;
  • la porte de la chambre des Secrets et bien d'autres éléments de décor ;
  • le Poudlard express ;
  • le chemin de Traverse ;
  • des milliers d'accessoires (baguettes, vif d'or, retourneur de temps ; livres de magie ; horcruxes...)  
  • des centaines de costumes et perruques ;
  • des dizaines de modèles, statues et des dizaines de portraits, tableaux ; 
  • une reconstitution impressionnante du château ;
  • et plein d'autres choses encore.





De nombreuses petites animations sont également disponibles au cours de la visite - les mangemorts ont voulu en découdre avec moi... deux fois ! Il y a aussi des spots pour prendre des photos ou des vidéos, et c'était très chouette. Comme nous y sommes allés un samedi, j'avais très peur que ce soit plein à craquer ; mais le système de tour horaire doit être bien rodé. Même s'il y avait du monde, j'ai pu voir tout ce que je voulais, prendre toutes les photos que je souhaitais, y compris aux endroits les plus sollicités (devant le chariot mangé par la voie 9 3/4, par exemple) C'est un point vraiment très positif, car nous avons pu profiter pleinement de la visite sans être dérangé ou frustré. 

Par contre, il faut prévoir large pour le temps de visite. Nous avions prévu 3 heures 30 entre notre arrivée et notre départ et nous avons dû nous dépêcher sur la fin du parcours (on perd facilement 30 minutes pour faire la queue et 30 minutes pour faire la boutique). Et nous n'avons pas pu profiter du café où ils servent la fameuse Bièraubeurre... snif :( 

Conclusion


C'est un parc vraiment très intéressant à visiter. Les studios proposent une expérience riche de contenus, qui vaut vraiment le déplacement. Si vous aimez les films Harry Potter, vous aimerez visiter les studios. Et si vous êtes fans comme moi, vos yeux vont briller de mille feux !



mercredi 26 septembre 2018

Pourquoi j'aime l'automne



En vérité, je n'aime pas vraiment cette saison. Elle est souvent pénible pour mon moral et ma créativité. Et je mène rarement les projets que j'entame en cette période de l'année. C'est peut-être aussi parce que dans ma région, l'automne est synonyme de grisaille, de vent et de pluie, de froid et de manque de lumière... Pourquoi faire un sujet sur l'automne alors ? Eh bien, c'est justement parce que je n'aime pas cette période et parce qu'elle est compliquée pour mon moral qu'il est important de dresser la liste des choses que j'aime malgré tout ! 

D'après les théories et ouvrages sur le développement personnel, qu'on peut trouver un peu partout sur le web, il est important de conserver un esprit positif et de cultiver l'optimisme. Ce serait en ressassant les choses négatives qu'on génère un mauvais état d'esprit ; alors qu'en forçant notre cerveau à voir les bonnes choses, on finirait par se sentir moins anxieux et de moins mauvaise humeur. Après tout, ce n'est pas en ruminant et en se focalisant sur les tracas du quotidien que notre cerveau peut libérer de la place pour autre chose. Si on se répète constamment que ça ne va pas, comment pourrait-on finir par aller bien ? Notre cerveau finit par imprimer cette morosité de manière systématique. 


Mon conjoint, qui connait ma tendance à me replier sur moi-même dès que l'automne et la grisaille pointent le bout de leur nez, me disait en regardant le temps maussade : je sais que ce temps te déprime, mais pense à toutes ces choses que tu aimes bien faire quand il recommence à faire froid. Comme sortir ton plaid pour lire dans le fauteuil avec une tasse de thé. En fait, il n'a pas tort du tout – euphémisme pour dire qu'il a entièrement raison. Ce n'est pas parce que je n'aime pas l'automne, ni l'hiver, qu'il n'y a pas des choses que j'aime, et que je suis contente de pouvoir retrouver au sortir de l'été. Voici une liste non exhaustive de mes petits plaisirs d'automne :


          Les couleurs chaudes, jaunes et orangées, dont se pare la nature

          Me blottir sous un plaid, avec une tasse de thé, un bon livre et un chat sur les genoux

          Cuisiner et manger des soupes (tout particulièrement le velouté de potiron)

          Faire du cocooning le week-end devant un film, une série ou un jeu vidéo

          Pouvoir ressortir ma collection d'écharpes, pantoufles et grosses chaussettes

          Avoir bien chaud sous la couette

          Sortir faire une promenade quand il fait beau soleil, après plusieurs jours de pluie

          Cuisiner des pâtisseries moelleuses et réconfortantes (comme des gâteaux à la pomme)

          Penser aux fêtes de fin d'année, aux décorations du sapin et aux cartes de vœux en scrapbooking

          Aller aux Halliennales, salon littéraire dédié à l'imaginaire et organisé tout près de chez moi

          Prendre une boisson chaude quand on vient de l'extérieur

          La fraîcheur qui rougit les joues quand on fait une promenade

        ☼  Écouter la pluie tomber en étant emmitouflée dans un plaid

          Pouvoir cuisiner des plats consistants et mijotés

          Acheter un nouveau jeu Pokémon (les derniers opus ont tous été commercialisés en automne)





La saison automnale ne manque finalement pas de petits et grands plaisirs. C'est même tendance – n'avez-vous jamais entendu parler du Hygge, ce mode de vie danois qui privilégie les moments douillets, confortables et cocoonings pour survivre à l'hiver ? Quant aux activités, l'automne bouillonne d'idées et d'initiatives pour les lecteurs et auteurs : la reprise des séries et la rentrée littéraire (septembre), le mois de l'imaginaire (octobre), le Nanowrimo (novembre), ect. De quoi bien s'occuper ! Et vous, quels sont vos petits plaisirs d'automne ?

dimanche 2 septembre 2018

Forestelle, La Cité Verte, d'Aline Maurice



 Quatre fleurs : J'ai beaucoup aimé 

 

    Titre : Forestelle, tome 1, La Cité Verte
    Auteur: Aline Maurice
    Genre: Fantasy
    Public visé: Adolescents et Jeunes Adultes
    Année de parution : 2018
    Nombre de pages: 516 pages (Au Loup Éditions)

• Quatrième de Couverture : Forestelle… Un monde mystérieux où les habitants vivent dans des arbres immenses et où rôdent de dangereuses créatures. La jeune Coline s’y retrouve brutalement projetée, seule en pleine nuit au cœur de la forêt, après avoir enfilé un étrange vêtement découvert dans le double-fond d’une malle.

Alors que Coline essaie de comprendre son rôle de « Liante », sa mère, Karenn, remue ciel et terre pour la retrouver. Déterminée à rechercher sa fille perdue, elle n’hésitera pas à mettre sa vie en danger lors d’un passage périlleux vers ces contrées inconnues.

• Avant de commencer : J'ai reçu le premier tome de Forestelle en « service presse » : c'est-à-dire que j'ai reçu le roman en échange d'une chronique. C'est la première fois que je suis sollicitée pour ce genre de service (si on excepte les Masses critiques de Babelio auxquelles je participe, et qui fonctionnent un peu de la même façon). Je remercie l'auteure, Aline Maurice, et sa maison d'édition, pour la confiance qu'ils m'ont accordée ! J'ai été ravie de cette première expérience. Il faut dire que je suis le projet d'Aline Maurice depuis quelques années déjà et que je suis très contente d'avoir enfin pu tenir le roman terminé entre mes mains.  C'est parti pour la chronique !

• Ce que j'en ai pensé (sans spoilers) : Malgré une couverture splendide, réalisée par la talentueuse Tiphs, on pourrait être tenté de reposer ce roman à la lecture du quatrième de couverture, qui semble suggérer un énième récit initiatique où un(e) jeune adolescent(e) est projeté(e) dans un monde parallèle, où il/elle devra comprendre son rôle et trouver sa place dans ce nouveau monde magique. Ce serait manquer un agréable moment de lecture que de s'en tenir là et de ne pas poursuivre l'aventure Forestelle...

L'idée de base du premier roman d'Aline Maurice n'a rien d'original, je vous l'accorde. Une jeune adolescente prénommée Coline se retrouve, par erreur, propulsée dans un royaume fantastique et magique, Forestelle. L'originalité de ce premier roman vient, à mon sens, du fait que l'auteure donne la parole à une catégorie souvent oubliée par la fantasy des mondes parallèles : les parents ! Dans Forestelle, on ne suit pas seulement les aventures de Coline, mais également celles de Karenn, sa maman, qui est bien résolue à retrouver sa fille disparue. J'ai trouvé que ce point de vue apportait vraiment un énorme plus au roman d'Aline Maurice : je l'ai trouvé original et fort rafraîchissant. Vous l'aurez peut-être compris, mais mon personnage préféré n'est autre que Karenn.

En outre, nous avons affaire à un roman chorale, c'est-à-dire un roman qui est raconté de plusieurs points de vue. Nous suivons tour à tour plusieurs personnages : Coline, sa mère Karenn, un autre adolescent nommé Esteban, ainsi qu'un habitant de Forestelle prénommé Isarn (et dont le point de vue est très intéressant à suivre). À nouveau, j'ai trouvé que le fait de donner le point de vue de quatre personnages différents apportait un vrai plus à cette histoire : Aline Maurice réussit à dynamiser son récit grâce à cette diversité de points de vue. Alterner entre les différents protagonistes m'a beaucoup plu, d'autant plus que j'ai trouvé les quatre personnages attachants. Dans Forestelle, on trouve également une belle palette de personnages secondaires, bien construits et intéressants, que j'espère voir développés dans la suite.

Par ailleurs, il faut également souligner la créativité et la grande inventivité de l'auteure pour la création de son monde. Le royaume de Forestelle est enchanteur, magique et poétique, avec beaucoup de bonnes idées et bonnes trouvailles qui rendent ce monde parallèle tangible et vivant. J'ai adoré me promener à travers l'immense sylve (forêt) aux arbrals gigantesques, aux créatures dangereuses et aux plantes magiques. Aline Maurice a en effet su inventer une faune et une flore spécifiques pour son monde, ce qui accentue encore plus le dépaysement.

Les réserves que je peux avoir quant à ce premier tome viennent en grande partie des facilités que j'ai pu ressentir face à la résolution de certaines scènes - facilités qui me semblent davantage s'adresser à un public jeune. En particulier, je pense à la progression du personnage d'Isarn. Plutôt inattendue, elle m'a paru assez radicale, avec quelques facilités. Même si j'ai adoré la voix de ce personnage, j'ai eu parfois du mal à comprendre ses motivations. En outre, j'ai ressenti quelques petites lenteurs et répétitions à certains moments du roman. Toutefois, ces réserves m'ont semblé mineures par rapport aux bonnes choses trouvées dans ce roman, et par rapport au plaisir que j'ai pu prendre à le lire.

• Mon avis en résumé : Un très bon moment de lecture. Aline Maurice signe un premier tome de qualité, avec une diversité de personnages bien construits, intéressants et attachants, qui se promènent dans un royaume magique plein de poésie. J'ai particulièrement apprécié le point de vue de Karenn, la mère de Coline, qui apporte une vraie originalité à ce roman. Quelques petites facilités scénaristiques et quelques moments répétitifs m'auront moins convaincue, sans pour autant gâcher l'ensemble de ma lecture. Je lirai la suite avec grand plaisir !  

mercredi 1 août 2018

Bilan du premier semestre 2018





Je dois souffler un peu pour enlever la poussière qui s'est accumulée par ici... Sans que je m'en aperçoive, mon blog est entré dans une phase d'hibernation prolongée et ne se semble pas s'être réveillé à l'appel du printemps. Il faut dire que mon premier semestre a été ponctué de passages à vide, qui m'ont amenée à délaisser mes projets et la tenue régulière de billets. Malgré mes bonnes résolutions, je n'ai pas réussi à dépasser mon blocage vis-à-vis de l'écriture. Ou disons plutôt que mon déblocage n'a pas tout à fait pris la forme que j'espérais...

À la fin de l'année dernière, j'ai commencé à être découragée par mon projet du moment. Alors que j'étais très motivée pour écrire Les larmes de Caledë, je me suis laissée rapidement démotiver et décourager à force de ne pas me satisfaire de ce que j'écrivais. Comme d'habitude, j'ai envie de dire. Je me suis trop mise la pression, je doutais trop de mes capacités, je me suis laissée enfermer dans l'insatisfaction... il faut dire que le moral n'était pas au beau fixe, à ce moment-là de l'année. Tout ça a donné un sérieux syndrome de la page blanche, une démoralisation encore plus grande car je me sentais coupable de ne pas réussir à écrire, et... j'ai fini par donner un grand coup de pied dans le tas et j'ai tout laissé en plan.

Oui, j'ai décrété que j'abandonnais mes projets de romans et de nouvelles. Parce qu'au bout d'un moment, j'en avais marre. Tout simplement. Marre de culpabiliser pour quelque chose qui devait être un plaisir. Marre de me laisser miner le moral pour de mauvaises choses. Marre de ne pas lâcher le morceau alors qu'il était clair que j'étais dans une mauvaise phase avec l'écriture (depuis un long moment, d'ailleurs). 

J'ai donc mis de côté mes projets et j'ai laissé filer l'écriture pendant plusieurs mois. J'ai préféré consacrer mon temps à des activités qui me faisaient du bien et qui avaient l'avantage de nourrir mon inspiration et de me vider la tête. J'ai donc consacré l'essentiel de mon premier semestre à lire, jouer et regarder des séries et des films. Ci-dessous, un petit bilan non exhaustif de mes découvertes de l'imaginaire (avec une petite note pour vous donner une idée de mon appréciation). 

          Côté lectures SFFF
  • Running man, Stephen King (3/5) : une lecture mitigée, qui m'a laissée un goût de « trop tiré par les cheveux sur la fin »
  • Nuit noire, étoiles mortes, Stephen King (4,5/5) : une excellent recueil de quatre très longues nouvelles, d'une très belle qualité.
  • La Trilogie du Rempart Sud, Jeff Vandermeer (4/5) : une trilogie un peu inégale, mais un énorme coup de cœur pour le premier tome. J'en ferai prochainement la chronique.
  • La Passe-miroir, Tome 1, Christelle Dabos (4,5/5) : une belle découverte, avec des personnages inoubliables et un univers très riche et très original.
  • Le jardin des silences, Mélanie Fazi (4/5) : un recueil qui m'a permis de découvrir la belle plume de Mélanie Fazi. Toutes les nouvelles ne m'ont pas plu, mais j'ai dévoré le recueil et certaines nouvelles sont très percutantes (je pense tout particulièrement à Trois renards) Un recueil qui questionne aussi la notion de chute, pour les nouvelles, car aucune ne présente une chute inattendue comme on en attend (trop) souvent.
  • Lastman, Tomes 1 à 6 (BD) (4/5) : pour compléter la série animée, une lecture très divertissante une fois qu'on s'habitue aux graphismes très particuliers. 




          Côté cinéma SFFF
  • Blade Runner 2049 (4/5) - N'étant pas une fan de la première heure, cette suite m'a laissée une bonne impression. Un bon divertissement, bien fait.
  • Magic into the moonlight (4,5/5) - Une histoire d'amour fraîche, qui met de bonne humeur. 
  • The Cloverfield Lane (5/5) et The Cloverfield Paradox (4/5) - Ces deux films, dans un registre bien différent, donne un prolongement à l'univers développé dans le premier film Cloverfield. The Cloverfield Lane est un huis-clos extrêmement bien mené, où une jeune femme est retenue prisonnière par un homme dans un bunker, ce dernier affirmant que le monde a été ravagé par une attaque nucléaire. À l'inverse, The Cloverfield Paradox est un film de science-fiction (un peu space-opera), de type huis-clos également, où les résidents d'une station spatiale, après un incident, découvre que la Terra a disparu. Deux films que j'ai adorés.
  • La forme de l'eau (4/5) - Une histoire d'amour sur fond de fantastique vintage. J'en attendais plus, personnellement, même si le film était très doux.
  • Annihilation (coup de cœur qui m'a donné envie de me plonger dans les romans)  On suit une expédition de cinq scientifiques, dans une Zone X, une zone mystérieuse où des phénomènes étranges se propagent... Une curiosité cinématographique à conseiller à ceux qui adorent les films labyrinthiques qui ne fournissent pas d'explication.
  • Avengers Infinity (coup de cœur) - Pas grand chose à en dire, si ce n'est que j'ai adoré. Du grand divertissement, du grand spectacle comme je l'aime. 
  • Mary et la fleur de la sorcière (4/5)- Un Ghibli pas tout à fait Ghibli, avec une jeune héroïne pleine de fougue, de maladresse et de charme, qui découvre une société magique...




          Côté séries SFFF
  • L'intégrale de Game of Thrones (coup de cœur - c'est ma série préférée après tout)  
  • Black Mirror, saison 4 (2/5 : une saison terriblement décevante)
  • Altered Carbon (abandonnée)
  • Les saisons 2 de Jessica Jones (4,5/5) et Luke Cage (5/5)   
  • Perdus dans l'espace (5/5) : une jolie surprise pour une chouette série familiale.
  • Westworld, saison 2 (4/5)
  • The Terror (0,5/5) : rarement une série aura été aussi nulle. Exception pour la saison 2 de Wayward Pines
  • Sakura Card Captor - Clear Arc (3/5) 
  • Lastman (coup de cœur) : c'est assez rare pour être souligné, mais il s'agit d'une production française de très grande qualité, avec un format addictif (26 épisodes de 13 minutes), adaptée de la bande-dessinée du même nom (de moins bonne qualité à mon sens, tout en étant très bien faite quand même : mais la lire après avoir vu la série animée lui donne une autre dimension) Une narration punchy et dynamique, des personnages profonds et complexes, une très belle qualité d'image et d'animation, dans un univers très original mêlant tournoi de boxe, fantastique et médiéval-fantasy. Une excellente découverte.  
  • Actuellement, je regarde également la saison 2 de Handmaid's Tales (que j'apprécie moins que la première) et la troisième saison de Preacher (que j'apprécie moins que la deuxième, c'est plus long à se mettre en place)
     
     

    Côté Jeux Vidéo SFFF
  • Mass Effect Andromeda (4/5) malgré ses défauts, je ne comprends pas la déferlante de haine qu'il a suscité car j'ai passé un très bon moment !
  • Banner Saga (les deux premiers jeux, le troisième vient de sortir en anglais) - (5/5) Un RPG de type tactique dans un univers inspiré des sagas et légendes nordiques. C'est réalisé par un petit studio indépendant, et c'est vraiment un jeu très bien fait, avec de beaux personnages et une belle narration (dommage que la traduction ne suive pas) 
  • The Witcher 2 (3,5/5) malgré le bon temps que j'ai pu passer sur ce jeu, il a clairement de très très gros défauts (ambiance lourdingue, lubrique et grossière ; image de la femme hyper sexualisée tout le temps ; mauvais gameplay et mauvaise ergonomie) Heureusement, je viens de commencer le troisième opus, et tous ces défauts semblent corrigés ! 
  •  
     
Pour conclure ce billet, j'ajouterai simplement que je ré-apprivoise petit à petit l'écriture depuis un mois ou deux, grâce au jeu de rôle textuel par forum. J'ai retrouvé avec plaisir un de mes anciens personnages, créé sur un forum qui avait fermé, mais qui a temporairement rouvert. J'essaye de me guérir de cette manie de ne jamais être satisfaite, en redonnant un aspect plus ludique à l'écriture. J'espère que cela fonctionnera sur le long terme ! Je vous tiendrai au courant :) En attendant, je mettrai prochainement le blog à jour avec diverses chroniques de lecture !

vendredi 29 décembre 2017

Des mots de tête - Bilan de l'année 2017





L'année voit ses derniers jours se profiler à l'horizon. Il est de saison de regarder en arrière et de se projeter en avant, de faire un point sur les résolutions prises l'année dernière et de réfléchir à celles qu'on voudrait tenir pour la nouvelle année... Lorsque je lis les bonnes résolutions de l'année dernière, je me dis que le bilan est mitigé, mais pas aussi catastrophique qu'il pourrait l'être. L'année 2017 n'aura pas été aussi reposante et productive que je l'avais souhaitée. Si elle a plutôt bien commencé, j'ai vite été submergée par des ennuis de santé et des problèmes personnels qui ont considérablement influé sur mon écriture – comme en témoigne la faible quantité d'articles sur le blog. Comme vous pouvez l'imaginer, j'ai hâte d'en finir avec cette année, de tourner la page et de commencer un nouveau chapitre.    

     Bilan 2017 : du côté de l'écriture


  • Cette année a été plutôt mitigée, côté écriture. 
  • Après avoir essayé de commencer mon projet Sous les écailles du dragon, je me suis aperçu que cette histoire ne me branchait pas pour le moment. J'ai donc changé mon fusil d'épaule, et j'ai choisi de m'attaquer à un autre projet : Les larmes de Caledë. J'espérais profiter de cette année après-thèse pour terminer le premier jet d'un roman... j'ai été très optimiste en formulant ce souhait, car j'en suis à peine au premier chapitre. C'est donc un échec cuisant de ce côté là. 
  • J'avais également formulé la résolution d'écrire cinq nouvelles au cours de l'année et d'essayer d'en faire publier au moins une. Le pari est à peu près tenu : je n'ai écrit que deux nouvelles (dont une très grosse) mais j'ai réussi à faire publier l'une des deux. Il s'agit de « Passé à composer » publiée dans la revue Gandahar
  • Par contre, je n'ai toujours pas pris le temps de corriger ma nouvelle « Le temps nous est conté ».


     Bilan 2017 : à côté de l'écriture


  • Si l'année ne s'est pas avérée propice à l'écriture, elle a été beaucoup plus clémente du côté des lectures. J'ai lu vingt livres cette année, soit le double de ce que j'avais lu l'année dernière ! Beaucoup ont été chroniqués sur le blog. 
  • Pour la première fois, je suis allée aux Imaginales, un salon littéraire incontournable dédié aux lectures de l'imaginaire. C'est un lieu de rencontres et d'échanges vraiment très intéressant. J'ai rencontré ou revu des membres de Cocyclics, rencontré des auteurs que j'apprécie, découvert des nouveaux talents, assisté à deux tables-rondes... En octobre, je suis également retournée aux Halliennales, un salon devenu incontournable pour moi. 
  • J'ai terminé l'alpha-lecture commencée l'année dernière et j'ai fait quelques bêta-lectures en début d'année, mais j'ai vite renoncé à l'exercice. De même, je n'ai pas autant participé à Cocyclics que je l'aurais souhaité.
  • Je pensais en avoir terminé avec le jeu de rôle textuel, mais l'envie de m'y remettre s'est à nouveau manifestée en cette fin d'année.


     Les bonnes résolutions pour 2018


  • Dépasser mon blocage concernant l'écriture. Trouver un moyen d'être plus régulière, plus efficace et plus productive. 
  • Reprendre l'écriture des Larmes de Caledë
  • Écrire au moins deux nouvelles, essayer d'en publier une en répondant à des Appels à Textes. 
  • Reprendre ma nouvelle « Le temps nous est conté ».
  • Retrouver une bonne dynamique sur Cocyclics (challenge, bêta-lecture) 
  • Continuer à lire et essayer de rester au-dessus de 15 livres lus dans l'année
  • Trouver enfin une voie professionnelle où je puisse m'épanouir. Et améliorer ma qualité de vie.  
 
 
Je vous souhaite de très bonnes fêtes de fin d'année ! 
Qu'elles vous soient douces et reposantes ! 
Profitez des gens que vous aimez.

mercredi 27 décembre 2017

Les Aériens de Marie-Catherine Daniel



 Cinq fleurs : Je suis conquise 


Titre : Les Aériens
Auteur : Marie-Catherine Daniel
Genre : Fantastique
Public visé : Jeunesse, dès 11 ans
Année de parution : 2017
Nombre de pages : 160 pages (Éditions Sarbacane)

Quatrième de Couverture : Pour cette nouvelle rentrée, Alexandre se retrouve seul, abandonné de tous, suite à un drame causé par son frère. Heureusement, Sarah est là et elle n'aime pas les injustices. Ensemble, ils font la connaissance d'un être étrange : Courantd'Air. Ce dernier se cache du terrifiant Blizzard. Son but ? Détruire la ville !

Ce que j'en ai pensé (sans spoilers) : Pour commencer, il faut savoir que je lis très rarement des romans adressés au jeune public. Ce n'est pas trop mon truc. Mais je dois bien avouer que j'ai été conquise par le roman de Marie-Catherine Daniel : je l'ai lu très rapidement et avec beaucoup de plaisir. Ce livre nous raconte l'histoire d'Alexandre, persécuté au collège, et de sa rencontre avec Sarah et Courantd'Air, une sorte de Djinn constitué de vent. Ensemble, ils vont vivre de grandes aventures.

La plume de l'auteure est vraiment très plaisante à lire, elle est fluide et agréable. L'histoire, quant à elle, est pleine de rebondissements et d'action, ce qui fait qu'on ne s'ennuie jamais. Mais ce qui m'a le plus marquée dans Les Aériens, ce sont les personnages. Les trois héros sont attachants, chacun à leur manière, avec un vrai développement de leur personnalité. Ils sont bien caractérisés, chacun a son propre caractère (Sarah est mon personnage préféré : forte, indépendante et intelligente, elle a du cran et de la générosité à revendre !) Le roman est loin d'être manichéen même s'il s'adresse aux plus jeunes : ainsi, les antagonistes humains sont développés. Ceux qui persécutent Alexandre ne le font pas gratuitement (l'auteure donne à comprendre pourquoi ils le font, sans pour autant les excuser) Enfin, les Djinns sont des petites créatures fascinantes, qui apportent une vraie fraîcheur au roman.

Les Aériens, sous ses apparences de conte fantastique, traite des sujets graves et d'actualité. À commencer par le harcèlement scolaire dont sont victimes Alexandre et son frère. Mais ce n'est pas tout, le roman s'attarde aussi sur le handicap, l'exclusion, le deuil, la dépression, etc. C'est très intelligent et bien intégré au récit, ce qui constitue une bonne piste de réflexion pour les jeunes lecteurs.

Mon avis en résumé : Un roman d'actualité, qui traite avec originalité et optimisme des sujets graves comme le harcèlement, le handicap ou le deuil. Un roman très bien écrit, avec lequel on ne s'ennuie à aucun moment, et doté de personnages solides et attachants. À mettre entre les mains des plus jeunes !

lundi 18 décembre 2017

Sénéchal II de Grégory Da Rosa



 Cinq fleurs : Je suis conquise (Coup de cœur)




Titre : Sénéchal II
Auteur : Grégory Da Rosa
Genre : Médiéval-fantastique
Public visé : Adulte
Année de parution : 2017
Nombre de pages : 320 pages (Mnémos)

Quatrième de Couverture : « Le roi est mort. »

Rien ne s’est passé comme prévu. Défaits, trahis, maudits, nous sommes tout près de céder. Mais les cloches résonnent et il me faut sûrement faire quelque chose. Après tout… je suis le sénéchal.

Trahison ! Assassinat ! Les épreuves de Philippe Gardeval, grand sénéchal du royaume, sont de plus en plus redoutables. Depuis trois jours et deux nuits, les Castellois assiègent la capitale, les traîtres grouillent dans les rues et les couloirs sont hantés par les secrets et les haines. Othon de Ligias, l’ennemi du sénéchal, plus vindicatif que jamais, redouble d’efforts pour le faire tomber. La princesse Sybille, l’espoir du royaume, troque couronne de fleurs contre couronne d’épines, et alors que l’horreur ne le dispute qu’à la félonie, une lueur que l’on pensait depuis longtemps éteinte apporte espoir et chaleur aux âmes meurtries.


Ce que j'en ai pensé (sans spoilers) : Si le premier tome de Sénéchal m'avait déjà bien plu, le deuxième tome de cette trilogie m'a complètement conquise. À la fin du premier tome, Grégory Da Rosa nous avait laissé sur un cliffhanger ; et c'est dans cette continuité que commence ce deuxième opus. Nous suivons toujours les péripéties du Sénéchal de Lysimaque, Philippe Gardeval, qui cherche à démêler les intrigues politiques, les complots et assassinats qui surviennent durant le siège de sa cité. Le Sénéchal est un personnage principal atypique, loin des standards classiques de la fantasy. Vieux, cabossé, boiteux, sans une once de bravoure guerrière... Cette singularité donne de la profondeur et de la complexité à ce vieux briscard. Et il est plaisant de suivre son histoire - surtout qu'il cache (encore) des secrets bien enfouis.

Mais ce qui fait la force des romans de Da Rosa, c'est sa plume - même si certains penseront que son style est trop lourd ou trop exagéré. L'auteur a cette capacité à nous immerger complètement dans son univers grâce à sa prose. L'ambiance poisseuse, sale et glauque de la première partie du roman, dans la basse-ville, est parfaitement retranscrite. On ressent cette crasse et cette insalubrité à chaque moment... Comme pour le premier tome, je trouve que le style moyenâgeux de l'auteur sert à merveille l'intrigue qu'il développe.

Encore une fois, l'intrigue est haletante. Grégory Da Rosa a réussi à me captiver dès les premières pages, et jusqu'au bout (et encore une fois, il nous laisse sur un terrible suspens !!) ! Certes, comme dans le premier tome, je lui reprocherai volontiers quelques longueurs, mais elles m'ont parue bien moins gênantes dans ce deuxième tome. La mythologie de l'univers, que je trouvais un brin classique dans le premier tome, se trouve cette fois au cœur de l'intrigue et plus originale que je ne le pensais. Et les légendes sur la fondatrice de Lysimaque m'ont beaucoup plu. Quand à la temporalité du récit, la narration continue de se compter en heures et en jour ; ce qui donne une construction vraiment intéressante.         

Mon avis en résumé : Avec ce deuxième tome de Sénéchal, Grégory Da Rosa prouve qu'il est un auteur à suivre. Sa plume aux accents moyenâgeux nous immerge complètement dans son histoire et son univers, sur les traces d'un personnage complexe, profond et singulier. Malgré ses défauts - qui n'entachent pas, selon moi, la qualité de l'ouvrage - Sénéchal II est un coup de cœur. J'ai été happée par l'histoire, et surtout, captivée par l'atmosphère du roman. J'attends maintenant le dénouement de cette trilogie avec impatience !

vendredi 24 novembre 2017

La mort du temps d'Aurélie Wellenstein


 Quatre fleurs et demi : Je suis conquise



Titre : La mort du temps
Auteur : Aurélie Wellenstein
Genre : Fantastique
Public visé : Jeunes adultes
Année de parution : 2017
Nombre de pages : 288 pages (Scrinéo)

Quatrième de Couverture :  Un éclair aveuglant, suivi d'une terrible onde de choc... En l'espace de quelques minutes, un séisme temporel ravage la Terre, et la vie de Callista bascule. Le monde qu'elle connaissait n'est plus. Les différentes époques se sont mélangées, les corps des survivants ont fusionné les uns avec les autres ou avec leur environnement. Indemne, Callista avance au hasard, à la recherche d'un refuge dans ce chaos. Talonnée par le "Flash", réplique mortelle du tremblement de terre, elle rencontre d'étranges créatures, amies ou ennemies, issues de siècles différents. Pour la jeune fille, une lutte terrifiante s'engage au rythme des pulsations du Flash. Si elle s'arrête ou ralentit, elle sera anéantie.

Ce que j'en ai pensé (sans spoilers)La mort du temps est le dernier roman d'Aurélie Wellenstein. C'est également le cinquième roman de cet auteure que je lis. C'est quelque chose que je fais rarement, voire jamais, de suivre autant un auteur (je ne suis pas du genre à attacher de l'importance au nom de l'auteur, à qui écrit le livre, je sélectionne mes lectures par rapport au pitch, jamais parce qu'il a été écrit par untel). Mais, il faut bien constater que je suis toujours conquise par les romans d'Aurélie. Chaque nouvelle lecture est un moment de pur plaisir !

La mort du temps n'échappe donc pas à la règle. La plume de l'auteure est toujours aussi fluide, efficace et addictive. C'est un vrai page turner, que l'on ne repose pas avant d'avoir le fin de mots de l'histoire. Et quelle histoire ! Fidèle au thème de la course contre la montre, Aurélie nous embarque dans les traces d'une jeune femme qui essaye de semer un cataclysme temporel. J'y ai trouvé un faux-air de Marche ou crève, de Stephen King (un court roman que j'ai adoré, par ailleurs).

L'atmosphère de La mort du temps est sombre, glauque, poisseuse. Les conséquences du cataclysme temporel sont vraiment très originales, je n'ai jamais rien lu de tel. L'intrigue est prenante, comme je le disais, et les personnages sont vraiment (très) atypiques. En particulier, Roland, qu'on aperçoit sur la couverture... J'ai beaucoup aimé les interactions entre les différents protagonistes.

Le seul reproche que je pourrais faire à ce roman, c'est que dans la toute première partie, j'ai trouvé quelques longueurs (toutes relatives) et quelques redondances, un aspect un poil répétitif, qui finit par s'estomper dès l'apparition des autres personnages principaux.

Contrairement au Roi des Fauves et aux Loups Chantants, je n'ai pas été séduite par la couverture, de prime abord. Mais après avoir lu le roman, je trouve qu'elle est plutôt réussie et qu'elle capte plutôt bien le côté atypique du roman.       

Mon avis en résumé : Addictif et atypique, ce nouveau roman d'Aurélie Wellenstein tient toutes ses promesses. Il est sombre, haletant, un brin pessimiste, à l'image des autres romans de l'auteure et déjà parus chez Scrinéo. À consommer sans modération !

mercredi 15 novembre 2017

Ambient mixer : atmosphères sonores pour l'écriture



Certains auteurs ont besoin du silence pour écrire, quand d'autres préfèrent l'écriture en musique. Entre les deux, il y a ceux qui aiment les ambiances sonores, les bruits blancs ou les musiques aidant à la concentration. Si je fais partie de la première catégorie d'écrivains, j'aime de plus en plus écrire avec une atmosphère sonore dans les oreilles : le bruit de la pluie, le ronronnement d'un chat ou le crépitement d'une cheminée.

Aujourd'hui, j'ai donc envie de vous parler du site Ambient-mixer. Cette plateforme permet d'écouter gratuitement un vaste choix d'ambiances sonores, créées et partagées par les membres de la communauté. Ces ambiances sonores sont thématisées, et vous pouvez ainsi choisir l'atmosphère de votre choix parmi une large sélection - notamment, des ambiances inspirées d’œuvres littéraires et cinématographiques cultes (Harry Potter, Game of Thrones, Le Seigneur des Anneaux, etc.) Une application mobile est par ailleurs disponible.
Mais le vrai atout d'Ambient-mixer, c'est de permettre de personnaliser les atmosphères disponibles à l'écoute et/ou de créer sa propre ambiance sonore ! Chaque ambiance est composée de différents sons (1 à 8 sons) que vous pouvez personnaliser à loisir : choisir les sons qui composeront votre ambiance sonore ; augmenter ou diminuer le volume de chaque son ; choisir le rythme de la répétition (en continu ou plusieurs fois par plage horaire) ; mettre un fondu entre chaque boucle sonore ; etc. 

Voici comment se présentent les ambiances sonores d'Ambient-mixer et leurs paramètres (cliquez pour agrandir)

Vous pouvez donc partir des atmosphères pré-existantes, en choisissant votre style préféré (environnement et nature ; cinéma et jeux vidéos ; atmosphères relaxantes ; activités humaines ; etc.) Pas besoin d'être inscrit sur le site pour personnaliser les playlists. Par contre, si vous créez votre compte, vous aurez la possibilité de créer votre propre bande-son qui sera ensuite publiée sur le site. Vous pouvez aussi importer vos propres sons pour constituer une bande-son !

Le seul petit bémol, c'est que le site est en anglais (les noms des sons aussi). Ce n'est pas toujours simples de s'y retrouver parmi le large choix des sons disponibles pour la composition d'une atmosphère. 

Pour terminer cet article, voici quelques ambiances sonores que j'aime tout particulièrement : 

Et une petite dernière pour la route : Écrire au coin de la cheminée. Une ambiance créée par mes soins : le bruit de la pluie contre la fenêtre, le crépitement d'un feu de bois, le ronronnement d'un chat et le tic-tac d'une vielle horloge vous accompagnent lors d'une session d'écriture... Bonne écoute ! ;)

mercredi 8 novembre 2017

Écrire, pourquoi ?




Vous l'aurez certainement remarqué, hormis quelques chroniques de lecture, je n'ai pas beaucoup alimenté mon blog cette année. Les billets d'humeur à propos de l'écriture se sont raréfiés – et pour cause, l'écriture s'est révélée compliquée depuis le mois d'avril (ennuis personnels et importants soucis de santé, qui ont fait déserter la motivation et l'inspiration). Et lorsque j'ai enfin retrouvé l'envie d'écrire, l'inspiration et le plaisir ont continué de bouder dans leur coin, rendant le processus de retour à l'écriture très complexe à gérer. Et très aléatoire. Car malgré l'envie d'écrire quelque chose, je n'y parvenais tout simplement pas (ou alors, quand j'y parvenais, je n'y prenais aucun plaisir).

Pour dépasser mes problèmes, j'ai pris le temps de m'interroger plus longuement sur ce qui me motivait à écrire à la base. Et sur les raisons qui m'empêchaient de revenir à ces bases. Je vous propose dans cet article de revenir sur ces interrogations et sur les techniques qui m'ont aidée à dépasser mes blocages.   

     Pourquoi je n'écris pas ?


J'ai parfois l'impression de passer plus de temps à réfléchir aux raisons pour lesquelles je n'écris plus qu'à écrire les histoires qui me tiennent à cœur. Vous souvenez peut-être de mon article sur le syndrome de l'écrivain qui n'écrit pas ; ou de celui consacré aux doutes de l'écrivain ; qui abordaient déjà ces questions ? Si la question revient si souvent, c'est parce que le fait de ne pas écrire est un moment douloureux. Les émotions négatives prennent alors le dessus : déprime, culpabilité, perte de confiance, démotivation... Et c'est un cercle vicieux qui peut s'installer durablement ! Dans mon cas, j'ai réussi à écrire une nouvelle de plus de 50.000 signes cet été (alors que mon projet de roman restait au point mort depuis avril). Pourtant, je n'en ai tiré que peu de plaisir et que peu de satisfaction, ce qui a rallongé ma période de morosité.

Sur son blog « Mécanismes d'histoires », consacré aux techniques d'écriture, Marièke identifie 5 manques qui nous empêchent d'écrire : le manque de temps, le manque d'envie, le manque d'inspiration, le manque de confiance et le manque de motivation. Je trouve la lecture de ses articles intéressante, et je vous la conseille si vous ne réussissez pas à écrire. Marièke donne quelques astuces et conseils pour combler ces différents manques.

Clairement, je me situais au croisement entre le manque d'inspiration et le manque d'envie, avec toujours ce manque de confiance en toile de fond qui ne faisait qu'alimenter les deux premiers manques.

     Pourquoi j'écris ?


J'avais envie sans avoir vraiment envie. Ou plutôt, j'avais envie d'avoir envie. Parce qu'au fond, quand je regarde quelques années en arrière, n'était-ce pas totalement l'éclate quand j'écrivais ? Je me sentais pousser des ailes à l'époque, quand mes personnages prenaient le contrôle et que je vivais de purs moments d'inspiration. Une espèce d'état de transe, où tout autour de moi devenait secondaire. Où chaque petit détail de ma vie quotidienne me rappelait à mon histoire et mes personnages.

Relativisons. Comme le souligne Elizabeth Gilbert, dans son ouvrage « Comme par magie: Vivre sa créativité sans la craindre » le quotidien d'un écrivain n'est pas fait que de moments de transe créative. Ce n'est pas anormal de s'asseoir devant son ordinateur ou son carnet sans inspiration. Il faut parfois provoquer l'inspiration, ne pas simplement attendre qu'elle nous tombe dessus comme une grâce divine.

En tout cas, ce que je retiens de ce regard en arrière, c'est que j'aime écrire pour ces moments de communion avec mes personnages. Ces moments où ils viennent chanter à mon oreille, avec leurs voix de sirènes enchanteresses... J'écris pour faire vivre des émotions à mes personnages, pour qu'ils s'épanouissent sous ma plume. J'écris pour m'évader, pour échapper au quotidien, mais aussi pour partager mon monde imaginaire avec d'autres personnes. Avoir le sentiment de partager la connaissance d'un monde secret, qui n'appartient qu'à nous. J'écris parce que cela a quelque chose de gratifiant, aussi. Et vous, pourquoi écrivez-vous ?

J'ai de bonnes raisons d'écrire. Alors pourquoi ai-je tant de mal à écrire mon roman ? Les larmes de Caledë est-elle l'histoire qu'il me faut en ce moment ? Je continue l'introspection plus profondément, et cherche en moi les raisons qui m'avaient donné envie d'écrire ce roman. Je visualise quelques scènes. Je réfléchis aux grandes thématiques de l'histoire. Je renoue avec mon héroïne, si forte et si fragile à la fois. Elle qui se trouve ballotée par son destin... Non, vraiment, j'ai envie d'écrire cette histoire ! Je l'avais juste oublié.


     Retrouver l'inspiration


J'avais retrouvé l'envie d'écrire cette histoire, mais l'inspiration n'était toujours pas au rendez-vous. Je décidai alors de ne plus être passive, de ne plus attendre la grâce divine. J'élaborai un plan d'attaque pour renouer en profondeur avec mon histoire : apprendre à utiliser le logiciel Scrivener et organiser mon projet avec ; utiliser la méthode du sablier ; chercher des illustrations, musiques, etc. pour agrémenter mon projet ; reprendre mon synopsis avec la méthode des flocons en vue d'aboutir à un synopsis plus détaillé, organisé en chapitres ; faire des topos sur l'univers ; lire des articles/livres/blog de conseils aux auteurs ; etc. Tout était bon à prendre à ce moment-là.

Comme j'ai pu le lire sur le forum Cocyclics, l'inspiration - et par extension l'écriture - sont comme des muscles qu'il faut entraîner. On ne peut pas s'attendre à courir un marathon du jour au lendemain, il faut commencer par des échauffements et de petites distances, qui s'allongeront au fur et à mesure que nos muscles seront habitués à l'effort. Si on continue dans la métaphore sportive, on peut aussi comparer l'écriture au vélo : les premières poussées sur les pédales sont difficiles, mais lorsque la bicyclette est lancée, pédaler devient plus facile. C'est d'ailleurs pour cette raison que de nombreux auteurs, comme Lionel Davoust, conseillent de se plonger tous les jours dans son projet (une différence notable avec écrire tous les jours !)

Ainsi, une idée en entraîne une autre, qui en entraîne à son tour deux autres, etc. Dans mon cas, c'est la découverte de la méthode des flocons qui m'a permis de me remettre en selle. Le principe est de partir de quelque chose de très vague (le résumé du roman en une phrase) pour aboutir à quelque chose de très détaillé (un plan détaillé de chaque scène du roman) en neuf étapes. Pendant 2 à 3 semaines, je me suis forcée à travailler chaque jour (ou presque) sur les différentes étapes de cette méthode. J'ai ainsi renoué avec l'histoire que je voulais écrire, tout en approfondissant de nombreux points (personnages, intrigues, etc.) L'inspiration est ainsi revenue frapper à ma porte. 


     Affronter la peur d'écrire


L'envie et l'inspiration étant revenues, je devais maintenant affronter la peur de ne pas réussir à écrire à nouveau. Quand vous restez plusieurs longues semaines, voire plusieurs mois, sans rien écrire, il me semble normal de ressentir une appréhension. Est-ce que je vais réussir à écrire ? Et si les mots ne viennent pas ? Et si ce que j'écris est nul ? Après quelques temps, il ne faut pas s'étonner de se sentir rouillé ! Cela ne veut pas dire que vous écrirez moins bien qu'avant, mais cela peut vouloir dire que vous aurez plus de mal, que les mots sortiront moins spontanément... Il faut accepter cela, accepter d'être moins performant pendant quelques temps (mais ça va revenir ! rappelons-nous, c'est un muscle qu'il faut entraîner !) et accepter de s'astreindre à une certaine discipline pour retrouver son aisance. Il ne faut pas se décourager.  Le principal, c'est d'avancer petit à petit et de ne pas perdre le fil de son histoire, de ne pas perdre la voix de ses personnages.

Pour s'aider, on peut se lancer des défis (des petits défis ! si on vise trop gros, on va se remettre à déprimer et culpabiliser de ne pas les avoir atteints...) : par exemple, en ce moment, je me lance le défi d'écrire un minimum de mots par jour : 100 mots le premier jour, 150 mots le deuxième, 200 mots le troisième, etc. Quand j'aurais retrouvé mon aisance, je me fixerai un quota de mots à atteindre chaque jour (ce quota restera peut-être à 100 mots, à 200 mots ou à 500 mots ! je ne sais pas encore). Mais ce devra être un quota simple, facile à atteindre, qui ne me décourage pas même quand je ne suis pas motivée : car c'est le but ! Ce quota, c'est surtout un minimum à atteindre les jours où je ne suis pas en forme... ;-)

Une chose importante à ne pas oublier : personne n'écrira ce livre à votre place. Vous êtes le ou la seul•e en mesure de pouvoir le faire.


Au plaisir de vous lire,
Adèle Weiss - Des mots de tête