« La lecture nous donne un endroit où aller lorsque nous devons rester où nous sommes » – Mason Cooley

mercredi 19 avril 2017

Des mots de tête - Liebster Awards 2017


Vélo fleuri

Connaissez-vous le principe des Liebster Awards ? Avant d'être nommée par la La Nife en l'Air, je n'avais jamais entendu parler de cet évènement. Je la remercie d'avoir pensé à moi :) Et vous invite à découvrir son blog si vous ne le connaissez pas déjà : une vraie bouffée d'optimisme, sur un chemin menant à la simplicité et abordant la quête du bonheur.

Les Liebster Awards consistent à nommer 11 blogs que l'on apprécie pour les faire découvrir aux autres, mais également à répondre à un questionnaire pour se dévoiler à travers 11 questions et 11 anecdotes personnelles. Apparemment, les règles varient selon les années. En 2017, les règles à respecter pour ceux qui sont nommés sont :

             partager 11 petites anecdotes sur soi
             répondre à 11 questions posées par la personne qui nous a nommé.es
             nommer à son tour 11 blogs peu connus 
             leur poser une série de 11 questions 


     Onze anecdotes personnelles


1. J'ai tenu mon premier blog à l'âge de 14 ans. Depuis, je n'ai presque jamais cessé d'en tenir un, même si j'en ai changé à plusieurs reprises. J'y postais des poèmes et des petits textes.
2. Ma saison préférée est le printemps. 

3. Je suis titulaire d'un doctorat en sciences économiques et ma thèse porte sur l'organisation de la journée de travail et sur les inégalités qui s'y cristallisent entre les hommes et les femmes. 

4. J'ai un chat, très sobrement appelé Le Chat

5. J'ai administré un forum de jeu de rôle sur l'univers de Prophétie Nordique, de 2008 à 2013. Les joueurs pouvaient incarner un personnage appartenant à l'un de mes sept peuples et se balader dans les contrées du Gwendir, à la rencontre d'autres personnages. J'y jouais l'héroïne de mon roman, Idril Calafas.

6. J'ai la phobie des poules et autres volailles.

7. J'ai participé à mon premier Appel à Textes (AT) cette année, avec une nouvelle sur les voyages temporels. 

8. Comme beaucoup d'autres enfants de ma génération, j'ai été victime du succès de Pokémon. J'ai commencé à jouer vers 11 ans avec la version bleue (#TeamCarapuce). Depuis, je suis restée une grande fan et j'y joue encore très régulièrement. Je découvre chaque nouvelle version avec des yeux émerveillés. Ma dernière partie en date, cet hiver. Avec Pokémon Lune (#TeamBrindibou) ! 

9. J'ai beaucoup souffert de t.o.c. de vérification à une époque. Vérifier les fenêtres fermées, les appareils électroménagers, ma porte d'entrée... J'en souffre beaucoup moins depuis que je vis en couple. 

10. Quand j'étais enfant, mon film préféré était L'Histoire sans fin. Côté lecture, j'étais passionnée par les Livres dont vous êtes le héros. J'en avais déniché une petite trentaine au fil des brocantes et vide-greniers. Mon tout premier, c'était Le Temple de la Terreur (de Ian Livingstone) mais mes préférés étaient ceux de la série Loup Solitaire.   

11. Le livre qui m'a le plus chamboulée ces dernières années, c'est Chroniques du Pays des Mères d'Elisabeth Vonarburg. C'est le premier livre que j'ai chroniqué en ouvrant ce blog.


     Les onze questions de Florie


1. De quoi parle ton blog ?
Des mots de tête me permet de partager mes expériences d'auteure débutante, de témoigner de mes difficultés et de mes réussites, et me permet également de parler de mes différents projets. En l'ouvrant, je voulais pouvoir partager avec d'autres auteurs à propos des expériences qui jalonnent le quotidien de ceux qui écrivent. Mais j'avais aussi envie de consacrer une partie de mon blog à l'imaginaire, notamment aux lectures de l'imaginaire, car c'est ce qui me fait vibrer et ce qui m'a donné envie de me mettre à écrire.

2. Quel est ton rapport à l’écriture (du blog et en général) ?
Un rapport très intime, car d'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours écrit. Quand j'étais enfant, j'écrivais un journal intime pour me souvenir de certaines choses. À cette époque, je n'écrivais pas pour les autres, mais pour moi-même. Et cette pratique de l'écriture pour moi-même a traversé les années, car encore maintenant, je possède un cahier dans lequel j'ai besoin de consigner certains évènements, certains états d'âme. Plus tard, quand j'étais adolescente, j'ai ouvert un blog pour partager avec quelques copines des petits poèmes que j'écrivais, des textes sur mes sentiments de l'époque. C'était plutôt sombre et mélancolique. Au début du lycée, j'entretenais une correspondance quasi-journalière avec ma meilleure amie, car nous n'étions pas dans la même classe et nous adorions nous écrire le soir.

Ensuite, vers la fin du lycée, j'ai commencé le jeu de rôle textuel, sur un forum s'inspirant de la série Eragon. C'est à cette époque que j'ai commencé à écrire des fictions. Et c'est sur ce forum que j'ai inventé l'univers de Prophétie Nordique, pour servir de background au personnage que j'y jouais : Idril. Peu de temps après, j'ai fondé mon propre forum. L'écriture était très compulsive à cette époque, presque obsessionnelle. Je passais des heures et des heures à écrire mes textes de rôle-play. Cinq ans après l'ouverture, je suis tombée malade et j'ai dû fermer mon forum. Je me suis alors mise à écrire mon premier roman. J'avais déjà écrit quelques chapitres épars, mais c'est en 2013 que j'ai véritablement commencé à travailler sérieusement le format roman de Prophétie Nordique. Par la suite, j'ai multiplié les expériences (nouvelles, fanfiction, autre roman...) pour en arriver où j'en suis maintenant :)

En résumé, l'écriture est pour moi un exutoire extrêmement puissant, je ne peux pas m'en passer. J'ai besoin d'écrire, que ce soit de la fiction, des articles de blog ou des pages de journal intime. 

3. Quel est/sont le(s) livre(s) que tu as envie de nous recommander aujourd’hui ?
Pourquoi pas ma lecture du moment ? Le secret de Pembrooke Park de Julie Klassen. Une romance dans l'Angleterre du début du 19ème siècle – ambiance très Jane Austen et Charlotte Brönte. Pour éponger les dettes de sa famille, Abigail Foster accepte d'emménager dans le domaine de Pembrooke Park, un endroit auréolé de mystères et de sombres rumeurs. Au fil des chapitres, Abigail devra démêler le vrai du faux sur cet endroit mystérieux, mais aussi composer avec le voisinage qui en sait plus qu'il ne veut l'admettre. Elle devra également apprendre à connaître le charmant vicaire qui vit à quelques mètres...

4. Qu’est-ce qui te fait vibrer dans la vie ?
L'écriture, je pense que vous l'aurez compris en lisant la question n°2. Et les univers imaginaires dans lesquels je peux me projeter complètement, et qui me font penser qu'ils existent quelque part...

5. Comment fabriques-tu du sens pour ta vie ?
Question délicate, que je ne suis pas certaine de comprendre réellement. J'essaye de profiter des choses qui me font du bien, sans trop réfléchir au sens que je veux donner à ma vie. Je ressens beaucoup les choses, quitte à souffrir d'hyper-émotivité, mais je fais rarement des projections sur le long terme. 

6. Quels sont tes projets du moment ?
En ce moment, je suis sans emploi, par choix. Après une thèse éprouvante, pour laquelle j'ai dû puiser dans mes dernières réserves, je prends quelques mois pour souffler. Pour renouer avec moi-même, faire le point sur mes envies, et accepter l'idée que je dois tourner le dos à ce que j'ai fait jusque-là. Quitte à prendre un job alimentaire pour me consacrer à mes projets personnels.

Cette période d'inactivité, c'est donc l'occasion pour moi de me consacrer pleinement à l'écriture. Et j'ai plein de projets ! En ce moment, je rédige un roman de fantasy, inspiré de la mythologie nordique, Les larmes de Caledë. J'ai également l'envie de répondre à des AT avec des nouvelles. L'une d'entre elles est actuellement en soumission pour la revue Gandahar.

7. Quelles sont les valeurs, les convictions ou les causes qui te tiennent à cœur ?
Globalement, je dirais que je suis très attachée au respect, à l'écoute, à l'empathie et à la tolérance. Je ne supporte pas la méchanceté, l'irrespect, l'intolérance, la haine, et la période de repli sur soi actuelle me fait très peur. Je suis très attachée à la cause des femmes et à la réduction des inégalités, à la liberté et aux droits féminins, à un rééquilibrage qui soit favorable aux hommes et aux femmes. Je suis également attachée à une vision du monde qui s’extrairait du travail tel qu'il est conçu aujourd'hui. Une vie qu'on ne passerait pas à travailler pour la gagner. 

8. Si tu devais créer une tagline pour ta vie aujourd’hui, quelle serait-elle ?
« Arrête de douter, et fonce ! »

9. Si tu pouvais vivre dans un monde imaginaire (de livre, film, série, jeu vidéo…) lequel choisirais-tu ?
C'est peut-être un peu égocentrique comme réponse, mais je choisirais probablement le Bois Sombre, l'un des sept royaumes de Prophétie Nordique. C'est un endroit tranquille, pacifiste, qui répugne à toute forme de violence. La vie qu'y mènent les Nymphes est tranquille, paisible, épanouie. Faite de petits bonheurs et plaisirs simples. Dans un cadre forestier idyllique, où le climat est doux... Sinon, je crois que je me plairais à vivre dans la Comté de Tolkien, parmi les Hobbits. Eux aussi ont une vie simple et tranquille... à moins de tomber sur un anneau !  

10. Comment te sens-tu maintenant ?
Détendue. Je viens de parler d'endroits calmes et paisibles, ça aide !

11. Quel est ton péché mignon ?
La nourriture. J'adore manger. Et dormir. C'est simple, mon conjoint me surnomme Goinfrex, le pokémon qui dort et qui mange... :] Je suis plutôt salé que sucré. Mon péché mignon, c'est la raclette. Mon dessert favori, le cheesecake !


valise dans les champs


     Onze blogs à découvrir


1. Mécanismes d’Histoires (écriture, conseils aux écrivains)
2. La plume d'Aemarielle (écriture, dessin)
3. Les victimes de louve (chroniques littéraires)
4. La plume de Manihola (écriture, lecture et cinéma)
5. Nipuni (illustrations, jeux vidéos)
6. Fée du scrap (scrapbooking)
7. Agnès Marot auteur (écriture, parcours d'écrivain)
8. Infinite RPG (jeu de rôle textuel, conseils écriture, communauté rôliste)
9. Aux sabots d'airain (écriture, parcours d'écrivain)
10. CélineM', scrap et compagnie (scrapbooking)
11. Chez Colcoriane (lecture, écriture)

     Mes onze questions aux nommés


1. Peux-tu te présenter en quelques mots ?
2. Pourquoi as-tu créé un blog ?
3. Quel est ton film préféré ?
4. L'écriture, c'est quoi pour toi ?
5. Quelle couleur te correspond le plus ?
6. Quel livre lis-tu en ce moment ?
7. Quelle œuvre de l'imaginaire (livre, film, série, jeu) t'a le plus marqué.e ?
8. Qu'est-ce qui te donne envie de te lever le matin ?
9. Sucré ou salé ?
10. Peux-tu nous raconter un souvenir d'enfance ?
11. Quels sont tes projets du moment ?   


Liebster Awards 2017


Comme d'habitude, je me suis montrée très (trop) bavarde :) J'espère que cet article vous aura plu malgré tout et que vous aurez appris deux ou trois petites choses ;)  Et surtout, que ça vous fera découvrir de nouveaux chouettes blogs !


Au plaisir de vous lire,
Adèle Weiss - Des mots de tête

jeudi 6 avril 2017

Des mots de tête - Mes projets d'écriture 2017


cahiers fleurs café

Après un début d'année un peu chaotique au niveau écriture, entre l'abandon d'un projet à peine amorcé et le syndrome de la page blanche dont j'ai bien du mal à me défaire, je vous propose de faire le point sur mes différents projets, en cours ou en réflexion. 

     Les larmes de Caledë | en cours d'écriture


Roman de fantasy, trouvant ses inspirations dans la mythologie nordique et prenant place dans le même univers que mon projet principal, Prophétie Nordique.

Résumé : « Le royaume du Bois Sombre est protégé par une puissante élite de magiciennes, les Gardiennes. Ces femmes, élues par la Déesse et l'Arbre de Vie, doivent renoncer à mener une vie ordinaire. Lorsqu'un tatouage en forme d'arbres à longues branches éclot au creux de leurs reins, les enfants marquées par la Déesse sont retirées à leur famille pour être formées à devenir les protectrices du royaume.
Lorsque la marque divine apparaît dans le dos de Thalissaë, sa destinée est toute tracée. Elle devra rejoindre la capitale du royaume, intégrer les rangs des Gardiennes, apprendre à maîtriser ses nouveaux pouvoirs et dédier sa vie à la protection de son peuple. À ses dépends, elle apprendra combien il est douloureux de s’écarter de la voie tracée par la Déesse…
» 

C'est le projet qui m'occupe en ce moment. Une histoire courte, prévue en un seul tome, racontant la vie d'une Nymphe vouée à servir son peuple, mais dont les choix l'emmèneront vers un autre destin. Les larmes de Caledë, c'est le destin d'une héroïne forte, qui ne se conforme pas à ce qu'on attend d'elle, avec pour toile de fond une histoire d'amour compliquée, la religion, le devoir et la magie.  

     Prophétie Nordique | en pause


Roman de fantasy, très librement inspiré de la mythologie nordique. Commencé en 2008, sous la forme de jeu de rôle textuel par forum, et avec quelques chapitres épars, sans véritable structure. Le projet de roman prend réellement forme en 2013, après la fermeture de mon forum.

Résumé : « Des siècles ont passé depuis la Prophétie. L'Ordre des Sept Compagnons a unifié la terre du dieu Odinn, préservé la cohésion du continent et maintenu la sécurité de ses habitants. Mais l'aube d'une nouvelle ère est sur le point de se lever. L'Ordre a été dissout et la guerre gronde. Idril, Siran et Telak ne se connaissent pas. Pourtant, bien des siècles auparavant, leurs destins ont été prophétisés par les Nornes et scellés par les agissements des Dieux. Dans cette guerre pour la liberté, l’avenir des sept royaumes est entre leurs mains. » 

C'est mon projet principal, celui qui me tient le plus à cœur. C'est une histoire dense, prévue en plusieurs tomes, où les destins de différents personnages s'entrecroisent. Mon intention est de raconter comment la dissolution de l'Ordre est vécue par ces différents personnages, et comment leurs réactions s'imbriquent les unes aux autres. Depuis 2013, j'ai rédigé un prologue, quatorze chapitres et plusieurs interludes. Mais je me suis rendue compte que j'avais besoin de prendre du recul par rapport à mon histoire et mes personnages. Le projet est donc en pause, le temps que les choses mûrissent. 

     Sous les écailles du dragon | en projet


Roman de fantasy, très librement inspiré de légendes chinoises. L'intrigue prend place dans un univers parallèle, comparable à la Chine Impériale, en proie à de nombreuses guerres intestines. Sous les écailles du dragon raconte l'histoire d'un amour impossible entre deux jeunes gens que tout oppose, avec pour toile de fond des batailles, de la magie et des animaux totems.

     Nouvelles & autres projets 


Récemment, je me suis remise à l'écriture de nouvelles. Dans cet exercice, je suis plutôt orientée science-fiction, anticipation et fantastique. Cette année, j'ai l'intention d'écrire des nouvelles plus régulièrement, mais aussi de répondre à des appels à textes lancés par des revues. Au mois de mars, j'ai répondu à l'appel de la revue Gandahar, « Paradoxes Temporels », en proposant une nouvelle fantastique. Par ailleurs, j'ai toujours dans mes tiroirs une autre nouvelle d'anticipation, qui doit être corrigée. Enfin, mon carnet d'idées déborde toujours d'idées diverses, dont une réécriture de contes et une nouvelle sur le concept des âmes-sœurs.

Je compte aussi continuer l'écriture de fan-fiction et d'interludes hors roman pour mes personnages...
À suivre... :}

samedi 1 avril 2017

Comment vaincre la peur de la page blanche


Montre hibou fleurs
Crédit image : Smells like spring


Après un début d'année un peu chaotique au niveau de l'écriture, entre l'abandon d'un projet à peine amorcé et le syndrome de la page blanche dont j'ai bien eu du mal à me défaire, le printemps souffle un vent frais sur mes envies et projets. J'ai toujours adoré le printemps. On quitte la morosité de l'hiver, et on profite des premières douceurs du soleil. Le printemps m'inspire, car il me redonne goût aux choses que la déprime hivernale avait rendues tristes...    

      Vaincre le syndrome de l'écrivain qui n'écrit pas...

Pour commencer cette nouvelle année, j'ai dû vaincre ma peur de la page blanche, mais aussi ma démotivation générale par rapport à l'écriture. Je ne crois pas qu'il existe une recette miracle pour combattre le syndrome de l'écrivain qui n'écrit pas... Chaque personne doit trouver son rythme, comprendre ses envies, utiliser ses ressources. Certaines personnes auront besoin de lâcher prise complètement, d'arrêter l'écriture pendant quelques temps, de se changer les idées, d'écouter leur Muse et de changer de projet, de se forcer à écrire... Cela dépend de la personne, et de la période. Ce qui marche à un moment donné ne remarchera peut-être pas la prochaine fois.

Pour moi, il a été question d'abandonner mon projet Sous les écailles du dragon, d'accepter que ce n'était pas le bon moment pour cette histoire. De me lancer dans un autre projet, un spin-off de Prophétie Nordique, consacré au peuple des Nymphes. De prendre du recul par rapport à l'écriture, en me consacrant à tout autre chose, notamment aux jeux-vidéos. J'ai pris du plaisir en m'investissant dans un jeu dont l'histoire et les personnages m'ont transportée. Lorsque je l'ai terminé, je me suis rendue compte que j'avais à nouveau envie d'écrire. Que j'avais envie de raconter des histoires comme celle que j'avais suivie. Muse s'était assez ressourcée. 

      ...grâce à la méthode du sablier

Pour vaincre ma peur d'écrire, j'ai testé une méthode d'écriture : la méthode du sablier, proposée par l'auteure Samantha Bailly. L'objectif est de consacrer chaque jour de la semaine un temps spécifique à l'écriture, et d'augmenter progressivement le temps alloué pendant les sessions (cinq minutes d'écriture le premier jour ; dix minutes le deuxième jour ; etc.)

Je ne partais pas forcément convaincue par cette méthode, car je suis du genre à vouloir me consacrer à de longues sessions d'écriture. Et à moins d'avoir deux heures devant moi, je n'ai pas envie de m'y mettre. Sauf que... en cas de blocage, relancer la machine par des sessions très courtes s'avère très efficace. Le premier jour, j'ai utilisé les cinq minutes pour ouvrir mon fichier, et penser à ce que j'avais envie d'écrire. Concrètement, je n'ai pas utilisé ces cinq minutes pour écrire, mais pour désacraliser le moment de l'écriture, ne plus redouter d'ouvrir mon fichier. Ces cinq minutes m'ont permis de créer une sorte de bulle, où seule l'écriture importait. Le lendemain, j'ai utilisé les dix minutes pour écrire ce à quoi j'avais réfléchi la veille... Et j'ai continué en augmentant les séances. Et cela m'a permis de commencer à écrire le prologue de mon nouveau projet, Les larmes de Caledë.

Défi sablier


      ...grâce aux rituels d'écriture

L'année dernière, je vous avais expliqué pourquoi je préférais parler de « rituels d'écriture » plutôt que de routine d'écriture ; cette dernière me donnant l'impression de culpabiliser les personnes qui ne peuvent pas écrire régulièrement. Avec la fin de ma thèse, j'avais peu à peu perdu mes rituels, et j'avais même fini par les mettre complètement de côté quand j'ai voulu recommencer à écrire cette année. Grâce à la méthode du sablier, j'ai retrouvé l'envie de me créer ma « bulle d'écriture » ; et pour que ma bulle soit la plus confortable possible, j'ai renoué avec mes rituels. 

Pour démarrer ma session d'écriture, je commence par diffuser un peu d'huile essentielle dans mon bureau. Une synergie revitalisante (c'est à dire un mélange de plusieurs huiles essentielles) de chez Nature & découvertes qui permet de créer une atmosphère vivifiante, stimulante, propice à l'écriture. Je suis vraiment convaincue par les bienfaits des huiles essentielles, et celle-ci fonctionne très bien pour donner un petit coup de fouet, tout en restant apaisante. Sinon, j'aime bien aussi la bergamote seule, qui créé une atmosphère très relaxante.

Ensuite, je me prépare une boisson chaude, un thé généralement. Puis je coupe mon diffuseur (pour ne pas saturer l'air, il ne faut pas diffuser d'huile trop longtemps). Et juste avant de démarrer, j'active le chronomètre de mon téléphone (c'est mon sablier 2.0), j'allume une bougie et je commence par relire les dernières phrases que j'ai écrites. Après quoi, je peux commencer à rédiger !

      ...grâce l'écriture de projets courts

Quand on éprouve des difficultés à écrire, certains auteurs préconisent de se consacrer à des projets courts, comme les nouvelles. Les projets courts permettent de renouer avec l'écriture, et peuvent donner la satisfaction d'aller au bout de quelque chose. C'est une méthode que j'applique régulièrement. Et qui fonctionne très bien pour moi. J'adore écrire des interludes - des tranches de vie pour mes personnages, qui ne s'insèrent pas dans mon roman. Cette méthode me permet de renouer avec mes personnages dans un cadre plus « décontracté ». Plus récemment, je me suis mise à la fan-fiction (avec les jeux vidéos de Bioware, Dragon Age et Mass Effect, qui ont un effet très stimulant sur mon inspiration et ma motivation). Et cela m'aide à écrire de courts textes uniquement pour m'amuser. 

Peu à peu, je commence à prendre goût à l'écriture de nouvelles. Les deux dernières semaines, je me suis beaucoup investie sur la rédaction d'une nouvelle fantastique, afin de l'envoyer à une revue. Leur appel à texte (ou AT) était dédié aux voyages temporels. Et cela m'a beaucoup inspiré. Il existe des sites répertoriant les AT des revues, comme Épopées fictives (pour la SFFF) ou Le Coin des Appels à textes : jeter un œil aux thèmes des AT peut stimuler l'imagination !



   En résumé, ce sont les principales méthodes que j'ai mobilisées en ce début d'année pour vaincre mon syndrome de l'écrivain qui n'écrit pas ; et j'en suis satisfaite puisque ça a fonctionné ! 


Au plaisir de vous lire,
Adèle Weiss - Des mots de tête

dimanche 12 février 2017

Le syndrome de l'écrivain qui n'écrit pas


Ordinateur et cahier

     Introduction : Pour être écrivain, il faut écrire.


Pour être écrivain, il faut écrire. Cette affirmation peut faire sourire, tant elle est évidente. Se dire écrivain ne suffit pas à faire de nous des auteur.e.s. Pourtant, ces derniers temps, j'ai l'impression d'avoir oublié la base de l'écriture et de l'occupation essentielle de l'écrivain : la rédaction. Certes, je multiplie les projets et les idées ; je dis à qui veut l'entendre que ma passion est l'écriture ; mais le fait est que j'écris de moins en moins. Je me complais dans mes projets de roman, dans l'idée que je me fais des romans que je vais écrire... mais je n'écris plus (ou très peu). Je souffre du syndrome de l'écrivain qui n'écrit pas. Par extension, je souffre du syndrome de l'imposteur : je souffre à l'idée que je ne suis qu'un imposteur parmi les vrais écrivains ; que je n'ai pas ma place parmi ceux et celles qui écrivent vraiment. Pire, l'idée que ma passion soit une imposture me donne des frissons : si je n'arrive plus à aligner trois lignes, peut-on vraiment dire que j'aime écrire, au fond ?


     Comprendre les raisons du blocage


Lorsqu'on a réalisé qu'on souffrait du syndrome de l'écrivain qui n'écrit pas, il faut essayer de comprendre pour quelle.s raison.s on n'écrit plus. Certaines personnes manquent de confiance en elles, en leurs plumes, et se perdent dans les méandres de l'insatisfaction chronique. Certains posent la plume parce qu'ils estiment que leurs écrits ne sont pas originaux, pas intéressants, pas satisfaisants. D'autres passent leur temps à corriger, encore et encore, ce qu'ils ont déjà rédigé (quelques chapitres tout au plus – une attitude que j'ai déjà eue par le passé) À ne pas confondre avec un vrai travail de correction, activité incontournable pour tout écrivain après la rédaction du premier jet. Dans certains cas, c'est la vie personnelle qui se montre incompatible avec l'écriture : déprime, manque de temps, priorités se situant ailleurs, etc. Enfin, pour certaines personnes, l'écriture sera toujours une abstraction, une activité vers laquelle ils tendent : une activité qu'ils intellectualisent mais qu'ils ne concrétisent jamais.


     Apprendre à écouter sa Muse


Une autre raison possible de ce syndrome : ne pas s'écouter en tant qu'écrivain. Et plus globalement, ne pas s'écouter en tant qu'individu. C'est en lisant l'article « Écoute toi quand t'écris !! » de Dominique Lémuri que m'est venue cette idée. Puis, c'est en repensant à l'article de la Nife en l'Air, « Le rythme de la vie », et en commençant à lire « L'art de se gâcher la vie » de Marie Andersen, que j'ai compris que je ne m'écoutais pas en tant qu'individu. Et que je ne m'écoutais donc pas non plus en tant qu'écrivain. En effet, j'ai une approche très intellectuelle des choses, très rationnelle. J'intellectualise beaucoup de choses, plutôt que de les ressentir. Ce qui est paradoxal (ou pas) quand on sait que j'ai des problème d'hyper-émotivité et d'hyper-sensibilité ; que mes émotions sont toujours brutes de décoffrage. L'intellectualisation et la rationalisation sont peut-être une contrepartie à ce côté très « à fleur de peau »... Toujours est-il que j'avais décidé, après ma thèse, de me lancer dans la rédaction d'un roman one-shot, Sous les écailles du dragon, pour tout un tas de raisons. À la mi-janvier, un gros mois après ma soutenance de thèse, j'ai donc décidé d'ouvrir un challenge sur le forum Cocyclics pour commencer officiellement mon projet. Sauf que...

Trois semaines plus tard, je me rends compte que je ne suis pas du tout en phase avec mon projet. Même si je tiens à écrire cette histoire, je dois reconnaître que je ne suis pas inspirée. Muse boude et je n'ai aucune envie d'écrire, comme si j'en avais perdu le goût. Les premiers temps, je me cherche quelques excuses. Je me dis qu'il faut laisser au projet le temps de mûrir. Demain sera un autre jour, je suis sûre que l'inspiration n'est pas loin. Dans son livre, Marie Andersen nous met en garde : ne pas confondre persévérance et obstination. Si la première est une vertu, la seconde nous fait passer à côté des choses. Par ailleurs, à trop attendre un demain plus joyeux, on finit par se complaire dans l'inaction, la passivité, l'attente. À la lecture de son livre, j'ai une sorte de déclic qui m'ouvre les yeux : je n'ai pas envie d'écrire Sous les écailles du dragon pour le moment. J'accepte enfin de reconnaître que mes désirs ne sont pas compatibles avec les plans que j'avais formulés.   

Je décide donc de mettre en application ce que j'ai lu : je ne vais pas m'acharner sur ce projet, en attendant obstinément que les choses changent d'elles-même. En attendant d'avoir envie. En culpabilisant de ne pas avoir envie. J'ai tellement intellectualisé ce moment et ce projet, cette fin de thèse qui me permettrait de commencer un nouveau roman... que j'ai oublié d'écouter mes tripes et mon cœur. Trois semaines après l'ouverture de mon challenge sur Cocyclics, je demande donc à le suspendre. J'y reviendrai quand l'inspiration sera revenue.

Stylo et boule de papier

     Ne pas avoir peur d'expérimenter


Alors que je désespérais de ne plus avoir envie d'écrire, alors que je culpabilisais de ne pas profiter du temps que j'ai enfin pour l'écriture, alors que je pensais être partie pour plusieurs semaines de non-écriture... devinez qui décide de n'en faire qu'à sa tête ? Muse, évidemment. Il est amusant de constater à quel point, du jour au lendemain, mon état d'esprit s'est renversé. Avant-hier, je demandais la suspension de mon challenge. Aujourd'hui, Muse est en train de composer mon prochain projet.... et me donne à nouveau envie de m'y mettre. C'est comme si, en officialisant l'arrêt de Sous les écailles du dragon, en acceptant de renoncer temporairement à ce projet qui ne m'inspire pas, j'avais fait sauter les verrous de mon inspiration. Muselée, ligotée à un projet dont elle ne voulait rien entendre, mon inspiration s'était éteinte et mon goût de l'écriture s'était évanoui. Libérée de ses entraves, Muse se plaît à imaginer tout un univers de possible...

Mais, en définitive, on en revient au même point : une nébuleuse de projets plane au-dessus de ma tête. Que dois-je en faire ? Je me dis que je ne devrais pas m'engouffrer dans un nouveau projet si rapidement, ce n'est pas raisonnable... mais, pourquoi pas, en fait ? Qu'est-ce qui me retient ? Qu'est-ce qui m'en empêche ? Un sentiment de culpabilité (ou de faiblesse) de ne pas réussir à garder le contrôle ? de ne pas réussir à tenir mes plans ? de ne pas réussir à me consacrer au projet que je voulais mener en ce moment ? Pourquoi intellectualiser, rationaliser, brider mes désirs plutôt que de suivre mon instinct et mes envies ? La peur de me lancer dans un nouveau projet, mais comme pour les autres, de me rendre compte au bout de quelques semaines que je ne terminerai pas ? Je conclurais donc cette article par une citation de Marie Andersen :
« La peur de l'échec empêche la découverte et anesthésie la puissance. Cette crainte est souvent alimentée par l'impression que si on commence, on devra aller jusqu'au bout (...) Mais toutes les situations ne nécessitent pas cette sévérité, bien au contraire. On peut ébaucher, expérimenter, constater que ce n'est pas fait pour nous et interrompre, sans que cela ne fasse un drame. » 
C'est simple : je réfléchis beaucoup trop ! L'important, c'est de se faire plaisir, d'identifier ses réelles envies, de laisser son inspiration et ses envies s'exprimer ; ne pas hésiter à prendre son temps, laisser du temps au temps ; et s'accorder le droit de tâtonner, d'expérimenter.... On ne peut pas courir avant d'avoir appris à marcher.  

lundi 23 janvier 2017

Mettre un projet en pause


livre vintage


Il y a quelques années, j'étais persuadée que je n'écrirais jamais rien d'autre que Prophétie Nordique. Concentrée sur mon projet, mon imagination n'avait pas de place pour d'autres univers, d'autres personnages, d'autres histoires... Depuis, j'ai réalisé que ce n'était pas le cas et que d'autres projets pouvaient pointer le bout de leur nez : romans ou nouvelles, je n'ai désormais que l'embarras du choix. Pour autant, mon mode de vie n'est pas adapté pour mener tous ces projets de front. Il m'a donc fallu faire un choix parmi mes différents projets. 

Prophétie Nordique, ma priorité depuis 2008


Jusqu'ici, Prophétie Nordique a toujours été ma grande priorité : d'abord sous forme de jeu de rôle textuel pendant cinq ans ; puis sous forme de roman par la suite. Cela fait neuf ans que je travaille sur l'univers et les personnages, par le biais de ces deux supports. Si j'ai toujours donné la priorité à Prophétie Nordique, c'est parce que c'est LE projet. Celui qui me tient le plus à cœur, celui dans lequel je me suis le plus investie, celui que je veux porter le plus loin. C'est donc naturellement, et sans doute inconsciemment, que j'ai fait l'impasse sur d'autres projets. Puisque j'avais déjà tant à faire sur Prophétie Nordique (et de moins en moins de temps à consacrer à l'écriture) je ne voyais pas l'intérêt de réfléchir à d'autres projets. Sauf que...

Prophétie Nordique, entre doutes et incertitudes


À plusieurs reprises, j'ai dû faire face à des périodes de doutes, d'incertitudes et de remise en cause. Face à l'ampleur du projet, face à la hauteur de mes exigences pour un projet que je désirais (trop) parfait, je me suis plusieurs fois sentie dépassée. Mon côté perfectionniste, mais également l'attachement que je porte à ce projet, ont plus d'une fois entaché ma capacité à avancer. Mon inexpérience dans la façon de rédiger et terminer un roman ont également joué sur l'avancement du projet.       

Pourquoi j'ai décidé de mettre Prophétie Nordique en pause


Pour toutes ces raisons, j'ai décidé de mettre Prophétie Nordique de côté, cette année. Pour commencer, j'avais envie de donner une chance à un autre projet, Sous les écailles du dragon, un projet de fantasy romantique, très librement inspiré d'une légende chinoise. Ensuite, j'avais besoin de prendre du recul par rapport à Prophétie Nordique ; de laisser les choses se poser, décanter et mûrir. Pouvoir revenir avec un regard neuf quand je m'y replongerai. Enfin, je souhaitais me faire la main avec Sous les écailles du dragon, expérimenter de nouvelles techniques d'écriture, apprendre à mieux me connaître en tant qu'auteure. Pour pouvoir ensuite appliquer à Prophétie Nordique tout ce que j'aurais appris.           
      

mercredi 18 janvier 2017

Perismer, La Reine des noctères, de Franck Dive


Perismer, Reine des noctères

 Cinq fleurs : Je suis conquise (Coup de cœur)



Titre : Pérismer, La Reine des noctères
Auteur : Franck Dive
Genre : Fantasy
Public visé : Adolescent
Année de parution : 2016
Nombre de pages : 352 pages (Éditions Mnemos)

Quatrième de Couverture : Ils sont cinq. Cinq adolescents qui vivent depuis leur plus jeune âge dans un monastère isolé du monde extérieur. Par une nuit tragique, ils échappent de justesse à l’agression de ténébreuses créatures et, pour survivre, doivent se résoudre à l’exil.
Un long périple les attend, au cours duquel ils n’auront pas d’autre choix que d’apprendre à s’entraider et à dépasser leurs différences, car face à eux se dresse la Reine des noctères, un fléau qui les considère déjà comme ses pires ennemis.

Ce que j'en ai pensé (sans spoiler) La Reine des noctères, premier roman de Franck Dive et premier tome de la trilogie Pérismer, a été un véritable coup de cœur ! L'auteur nous entraîne dans le monde de Pérismer, et dans le sillage de cinq adolescents - trois jeunes garçons et deux petites filles - contraints de quitter le monastère où ils vivent. Ils doivent fuir les terribles noctères, créatures insectoïdes malfaisantes, lancées à leurs trousses pour une raison qu'ils ignorent (et que les adultes leur ont visiblement cachée durant toutes ces années...)

La Reine des noctères est un roman initiatique où des adolescents sont confrontés à une destinée qui les dépasse, un classique pour la fantasy. Toutefois, l'écriture fine et intelligente de Franck Dive donne tout son sel à  la Reine des noctères : ce roman est loin de n'être qu'un énième roman initiatique. Première originalité, le roman n'est pas porté par un jeune héros, mais par plusieurs adolescents qui ont chacun voix au chapitre. Le roman alterne entre les différents points de vue, ce qui donne une sacrée saveur à l'ensemble. Si, au début, les trois jeunes garçons se distinguent assez peu, leurs différences se révèlent et s'accentuent par la suite. Ils sont attachants, chacun à leur manière (mais c'est Erian que j'ai eu le plus envie de câliner, tant il est chou !) Mon regret sera que les deux petites filles ne se distinguent pas suffisamment l'une de l'autre, et sont toujours englobées comme « les jumelles » (néanmoins, ce point est contrebalancé au milieu du roman par l'arrivée d'autres personnages, mais je n'en dis pas plus) On n'entend pas assez leur voix, contrairement aux trois garçons qui sont au cœur du roman. Ensuite, j'ai beaucoup aimé les personnages adultes qui gravitent autour des adolescents. Les personnages secondaires sont travaillés et développés, c'est agréable. Enfin, les lieux et les environnements sont soignés par l'auteur, ce qui nous fait vraiment voyager à travers Pérismer.           

Mon avis en résumé : La Reine des noctères est un vrai coup de cœur. Tout au long du roman, j'ai eu le sentiment de renouer avec les lectures qui ont bercé mon adolescence et mon immersion dans la fantasy, comme Les Quêtes et Mondes d'Ewilan. C'est avec plaisir que j'ai suivi Amonis, Pharnis et Erian (et les autres) et c'est avec plaisir que je lirai la suite de leurs aventures !

vendredi 6 janvier 2017

Comment le Bullet Journal m'aide au quotidien


Bullet Journal et écriture

La nouvelle année est l'occasion de prendre de bonnes résolutions, mais également de prendre un nouveau départ. Maintenant que ma thèse est officiellement terminée, j'ai pris la décision de m'accorder du temps. À la fois pour me recentrer sur mes envies, mes besoins, mais également pour me consacrer à mes différents projets d'écriture. Et pour bien commencer cette nouvelle année placée sous le signe des projets personnels et de l'écriture, j'ai démarré un nouveau « Bullet Journal » ; dans cet article, je vous propose de vous faire découvrir comment je me sers de cet outil et comment je l'utiliserai pour planifier mes projets.

     1.  Le Bullet Journal, c'est quoi ?


Le « Bullet Journal » est un outil imaginé par un designer américain, Ryder Carroll. Il s'agit d'un système d'organisation flexible et personnalisable, à mi-chemin entre l'agenda, le carnet de notes et le journal intime. La méthode proposée par Ryder Carroll est très simple et ne nécessite que deux choses : un carnet et un stylo. Elle repose ensuite sur des listes de tâches, journalières, hebdomadaires, mensuelles, annuelles ; et sur un système de rubriques et de puces permettant de visualiser les tâches réalisées, abandonnées ou reportées. Un index au début du carnet permet de retrouver facilement les différentes rubriques de votre BuJo.

Je ne vais pas vous présenter la méthode en détails ; d'une part, parce qu'il existe des dizaines et des dizaines de sites consacrés au Bullet Journal (voir par exemple le site officiel (en anglais) ; le blog Soho Hana (en français) ou le site Journaling (en français)). D'autre part, mon utilisation du Bullet Journal s'éloigne assez du concept de base. En effet, même si la méthode m'a beaucoup inspirée quand je l'ai découverte, je ne me suis jamais retrouvée dans l'utilisation de l'index, des rubriques ou des puces. J'ai donc bricolé mon propre Bullet Journal, fidèle à la philosophie du totalement personnalisable propre à la méthode de base. 

     2. Le Bullet Journal : entre agenda, planner et journal intime


Depuis le début de mes études, j'ai toujours été adepte des « to do list » journalières et hebdomadaires pour m'aider à planifier mes révisions, mes travaux à rendre, mes tâches quotidiennes, etc. Écrire les tâches à réaliser permet à notre cerveau d'en être débarrassé ; cela permet de ne pas encombrer notre esprit avec des pensées superflues. Ce principe s'applique également aux émotions et aux sentiments - certains psychiatres conseillent d'écrire ce que l'on ressent (notamment en période de dépression et/ou d'anxiété) pour évacuer les idées obsessionnelles qui peuvent alimenter le stress, la dépression et qui peuvent perturber le sommeil. Ils insistent d'ailleurs sur la nécessité d'écrire à la main, ce qui permet au cerveau de mieux enregistrer le processus (par rapport à l'écriture à l'ordinateur). J'ai fait l'expérience du « journal intime » en grande période de fatigue émotionnelle : j'écrivais sur un cahier tout ce que je ressentais, tout ce qui m'angoissait terriblement, tout ce qui pesait sur mon moral. Cette méthode m'a convaincue. De même, une amie m'avait conseillé d'écrire chaque soir une « liste du bonheur » composée de trois faits positifs s'étant produit dans la journée. Là aussi, cette façon de positiver m'a beaucoup apporté.

Le Bullet Journal permet de regrouper toutes ces choses dans un seul et même carnet. Au lieu de se disperser entre les post-it, les fichiers excel, les différents carnets, on centralise tout dans un seul et même cahier. Toutefois, libre à chacun de s'organiser comme il l'entend : certains utilisent le BuJo uniquement pour son aspect « gestion de l'emploi du temps » ; quand d'autres l'utiliseront davantage pour son aspect « prise de notes ».

     3. Mon Bullet Journal et moi


Mon BuJo me sert de « carnet fourre-tout » ; dans lequel je centralise tous les documents qui me permettent de mieux m'organiser au quotidien. Je suis d'une nature assez désorganisée (si vous pouviez voir dans quel état se trouve mon dossier informatique contenant les chapitres de Prophétie Nordique, vous comprendriez ma douleur...) Le fait d'utiliser un seul outil pour centraliser mes documents m'aide à ne pas m'éparpiller, mais surtout, à retrouver facilement mes papiers.

J'utilise un carnet A4 de la marque « BonCahier » - oui, tant qu'à faire, je laisse libre cours à ma passion pour la jolie papeterie ! À l'inverse des adeptes du traditionnel BuJo, je structure mon planner avec des feuilles imprimées. Cela me demande un investissement important au début (parce que j'aime bien bricoler pour obtenir des trucs un peu créatifs) mais lorsque les rubriques sont prêtes, il ne me reste qu'à les imprimer. Cela ne me prend que quelques secondes. Me connaissant, si je devais tracer à la main à chaque fois que j'ai besoin d'une nouvelle page, j'abandonnerai par paresse...
     

Carnet BonCahier
Mon carnet de la collection BonCahier

Mon Bullet Journal se compose de plusieurs rubriques :

  • En première page, j'inscris mes objectifs de l'année ; ce sont les bonnes résolutions que je souhaite tenir et les projets importants que je souhaite accomplir durant l'année. Je divise mes objectifs en plusieurs catégories : professionnel, personnel, écriture, loisirs. Cette première page s'accompagne d'un avancement annuel, pour noter les étapes de ma progression. 

Objectifs annuels Bullet Journal
Vous pouvez cliquer sur les images pour les agrandir ;)

  • Ensuite, chaque mois démarre par un calendrier et une liste d'objectifs mensuels. Sur le calendrier, je note les évènements importants (rendez-vous, anniversaire, travaux à rendre) avec un code couleur associé à chaque domaine : bleu pour les loisirs ; vert pour le travail ; rose pour la famille ; orange pour les mémos. Sur la page des objectifs, je liste les choses importantes à faire durant le mois, divisées en plusieurs catégories comme pour les objectifs annuels. 


  • Quand cela s'avère utile, je complète avec un planning hebdomadaire, comprenant une « to do list » hebdomadaire (pour les tâches que je dois faire durant la semaine) et une « to do list » pour chaque jour de la semaine (pour les tâches au jour le jour). Il m'arrive souvent de compléter tout ça avec une  « to do list » quotidienne supplémentaire, dans un petit carnet à part, quand la semaine est vraiment chargée. Chaque tâche accomplie voit sa puce coloriée. Cela permet de repérer facilement ce que je n'ai pas fait.


  • Le Bullet Journal me sert également à la tenue de mes comptes bancaires, afin d'évaluer mes dépenses. Il me sert également pour suivre mes remboursements de santé.
  • Mon BuJo comprend également beaucoup de « listes » inclassables : liste de souhaits ; liste des derniers films vus ; liste d'anniversaires ; liste de vacances ; prises de notes diverses ; etc. La dernière « liste » que j'ai testée, c'est la liste d'apaisement. Confrontée à une situation très angoissante (ma soutenance de thèse), j'avais besoin de quelque chose pour me rassurer. L'objectif de la liste d'apaisement était de lister toutes les sources d'angoisse liée à ma soutenance. Et pour chaque source d'angoisse, je devais réfléchir calmement à des solutions ou à des sources d'apaisement. Par exemple, j'avais noté comme première source d'angoisse « J'ai peur d'être déstabilisée par les questions du jury et de ne pas savoir y répondre » ; juste en dessous, j'ai listé plusieurs points : « je vais préparer les questions avec mon directeur » ; « je vais m'entraîner à répondre durant une soutenance de répétition » ; « je suis la personne qui connaît le mieux mon sujet de thèse » ; « il existe plusieurs stratégies de réponses que je peux mobiliser pour ne pas me laisser déstabiliser » ; etc. Cela m'a vraiment beaucoup aidée. J'ai même réécrit plusieurs fois une source d'angoisse pour bien enfoncer le clou quand je recommençais à stresser. 



     4. Le Bullet Journal et l'écriture


Cette année, je compte bien profiter des avantages du BuJo pour m'organiser efficacement sur le plan de l'écriture. Je suis encore en train de réfléchir à la manière dont je vais me servir de mon planner pour mes projets, mais j'ai déjà quelques petites idées. Comme l'année dernière, je compte participer aux « challenges Premier Jet » du forum Cocyclics avec mon projet Sous les écailles du dragon ; le challenge étant de terminer la rédaction d'un premier jet de roman en une année. Je vais me servir de mon Bullet Journal pour évaluer l'avancement de mon projet ; je l'avais déjà fait pour Prophétie Nordique cette année. C'est intéressant, en fin d'année, de regarder comment le projet s'est construit.



Je pense aussi utiliser mon Bullet Journal pour centraliser mes différents projets. J'utilise plusieurs carnets pour noter les idées de roman ou de nouvelles qui me viennent au fur et à mesure. Ce sera sans doute utile de tout centraliser au même endroit, notamment pour mieux visualiser mes projets et m'attaquer aux différentes nouvelles auxquelles j'ai réfléchi.

Si vous utilisez un Bullet Journal pour organiser vos projets d'écriture, je serais ravie de savoir comment. Je suis preneuse de vos conseils !

mercredi 21 décembre 2016

Des mots de tête - Bilan de l'année 2016... et bonnes résolutions pour 2017 !


Bougies Noël

Comme chaque année, la période des fêtes est l'occasion, pour beaucoup d'entre nous, de regarder en arrière, de dresser le bilan de l'année écoulée, de voir si les bonnes résolutions prises en janvier ont été tenues... Fleurissent alors un peu partout les « bilans et bonnes résolutions » des uns et des autres. Je ne vais pas être originale avec cet article, puisque j'ai envie, moi aussi, de vous parler de l'année qui vient de s'écouler et des projets qui m'attendent en 2017. L'année 2016 a été très intense, car j'ai (enfin!) terminé ma thèse de doctorat en sciences économiques. Une fierté et un soulagement qui embellissent cette fin d'année ! Cela a beaucoup influencé ma disponibilité, notamment à cause du temps dont je manquais, mais aussi à cause de la fatigue (physique et nerveuse) que cela a occasionné.  

     Bilan 2016 : du côté de l'écriture... 


  • Cette année a été relativement peu productive, du côté de l'écriture. 
  • Je me suis concentrée sur Prophétie Nordique, mais je n'ai réussi à rédiger que deux chapitres (le deuxième va toutefois être scindé en deux, vu sa longueur, donc je peux en comptabiliser trois pour cette année). Cela représente environ 36.000 signes, soit environ 6.300 mots. Soit l'équivalent de 14 pages sur Word.
  • Toutefois, dans le cadre des challenges premier jet sur le forum Cocyclics, j'ai écrit un long interlude à propos de la jeunesse de mes deux héros, Idril et Morzan. Disponible à la lecture ici. J'ai également écrit plusieurs topos explicatifs sur l'univers de Prophétie Nordique, sur les peuples, ce qui m'a notamment permis d'approfondir certaines caractéristiques propres à chaque civilisation. J'ai également participé à quelques débats sur le forum, dont certains ont donné lieu à des billets sur le blog (comme la place des femmes dans mes récits). 
  • Pour la première fois, je me suis essayée à la fanfiction avec un texte sur Dragon Age Inquisition : Dareth shiral, vhenan.
  • J'ai complètement laissé de côté ma nouvelle de SF - Le temps nous est conté - car j'ai manqué de temps pour la corriger. 
  • Si j'ai relativement peu écrit, ma Muse a été très productive ! Au cours de l'année, une troisième idée de roman a pointé le bout de son nez. Une histoire se déroulant dans le même univers que Prophétie Nordique, mais à une époque différente. J'ai même un nom provisoire : Les larmes de Caledë. J'ai également eu plein d'idées de nouvelles ; dont trois très sérieuses qui n'attendent que d'être écrites. 

     Bilan 2016 : à côté de l'écriture...


  • J'ai réussi à lire plus que l'année dernière ! J'en suis à dix livres, dont la plupart ont été chroniqués sur le blog. J'ai abandonné deux recueils de nouvelles en cours d'année et j'ai suspendu ma dernière lecture le temps de terminer ma thèse. J'ai continué mes découvertes francophones. 
  • Je suis retournée aux Halliennales, salon littéraire dédié aux lectures de l'imaginaire. Ce qui a fait grimper ma liste de livres à lire ! J'ai également été voir les auteurs de la revue Etherval à plusieurs séances de dédicaces. Enfin, j'ai eu le plaisir de participer à la grande IRL Cocyclics, organisée pour les 10 ans du forum. Un moment hors du temps, où des dizaines de passionnés se sont rencontrés pour parler écriture et lecture (mais pas que...) De très belles rencontres !
  • Ma participation à Cocyclics a été affectée par mon manque de disponibilité : j'ai suivi très peu de challenges ; je n'ai pas pu parrainer de projets ; j'ai fait assez peu de bêta-lecture (six jusqu'à présent, une septième est en cours) ; j'ai dû interrompre (à ma grand honte) l'alpha-lecture sur laquelle je m'étais engagée... 
  • J'ai été très peu active en tant que rôliste, et le forum sur lequel je jouais a fermé en novembre. Je pense que l'expérience Jeu de rôle textuel se termine pour moi.     

     Les bonnes résolutions pour 2017...


  • Attaquer mon roman de fantasy Sous les écailles du dragon. L'idée est d'avoir terminé le premier jet à la fin de l'année, pour pouvoir me recentrer sur Prophétie Nordique en 2018 (je prépare un autre article pour vous en dire davantage) 
  • Reprendre l'alpha-lecture que j'ai laissée de côté
  • Reprendre ma nouvelle Le temps nous est conté pour essayer de la faire publier. 
  • Écrire au moins cinq nouvelles dans l'année. Essayer d'en faire publier au moins une ; répondre à des Appels à texte. 
  • Participer à nouveau pleinement sur Cocyclics (challenges et bêta-lecture)
  • Continuer à lire (et ne pas descendre en dessous du seuil atteint en 2016 ; soit 10 livres) 
  • Profiter de l'après-thèse à fond, avant de m'engager dans un nouveau projet professionnel 


Je vous souhaite de très bonnes fêtes de fin d'année ! 
Qu'elles vous soient douces et reposantes ! 
Profitez des gens que vous aimez.