« La lecture nous donne un endroit où aller lorsque nous devons rester où nous sommes » – Mason Cooley

dimanche 12 février 2017

Le syndrome de l'écrivain qui n'écrit pas


Ordinateur et cahier

     Introduction : Pour être écrivain, il faut écrire.


Pour être écrivain, il faut écrire. Cette affirmation peut faire sourire, tant elle est évidente. Se dire écrivain ne suffit pas à faire de nous des auteur.e.s. Pourtant, ces derniers temps, j'ai l'impression d'avoir oublié la base de l'écriture et de l'occupation essentielle de l'écrivain : la rédaction. Certes, je multiplie les projets et les idées ; je dis à qui veut l'entendre que ma passion est l'écriture ; mais le fait est que j'écris de moins en moins. Je me complais dans mes projets de roman, dans l'idée que je me fais des romans que je vais écrire... mais je n'écris plus (ou très peu). Je souffre du syndrome de l'écrivain qui n'écrit pas. Par extension, je souffre du syndrome de l'imposteur : je souffre à l'idée que je ne suis qu'un imposteur parmi les vrais écrivains ; que je n'ai pas ma place parmi ceux et celles qui écrivent vraiment. Pire, l'idée que ma passion soit une imposture me donne des frissons : si je n'arrive plus à aligner trois lignes, peut-on vraiment dire que j'aime écrire, au fond ?


     Comprendre les raisons du blocage


Lorsqu'on a réalisé qu'on souffrait du syndrome de l'écrivain qui n'écrit pas, il faut essayer de comprendre pour quelle.s raison.s on n'écrit plus. Certaines personnes manquent de confiance en elles, en leurs plumes, et se perdent dans les méandres de l'insatisfaction chronique. Certains posent la plume parce qu'ils estiment que leurs écrits ne sont pas originaux, pas intéressants, pas satisfaisants. D'autres passent leur temps à corriger, encore et encore, ce qu'ils ont déjà rédigé (quelques chapitres tout au plus – une attitude que j'ai déjà eue par le passé) À ne pas confondre avec un vrai travail de correction, activité incontournable pour tout écrivain après la rédaction du premier jet. Dans certains cas, c'est la vie personnelle qui se montre incompatible avec l'écriture : déprime, manque de temps, priorités se situant ailleurs, etc. Enfin, pour certaines personnes, l'écriture sera toujours une abstraction, une activité vers laquelle ils tendent : une activité qu'ils intellectualisent mais qu'ils ne concrétisent jamais.


     Apprendre à écouter sa Muse


Une autre raison possible de ce syndrome : ne pas s'écouter en tant qu'écrivain. Et plus globalement, ne pas s'écouter en tant qu'individu. C'est en lisant l'article « Écoute toi quand t'écris !! » de Dominique Lémuri que m'est venue cette idée. Puis, c'est en repensant à l'article de la Nife en l'Air, « Le rythme de la vie », et en commençant à lire « L'art de se gâcher la vie » de Marie Andersen, que j'ai compris que je ne m'écoutais pas en tant qu'individu. Et que je ne m'écoutais donc pas non plus en tant qu'écrivain. En effet, j'ai une approche très intellectuelle des choses, très rationnelle. J'intellectualise beaucoup de choses, plutôt que de les ressentir. Ce qui est paradoxal (ou pas) quand on sait que j'ai des problème d'hyper-émotivité et d'hyper-sensibilité ; que mes émotions sont toujours brutes de décoffrage. L'intellectualisation et la rationalisation sont peut-être une contrepartie à ce côté très « à fleur de peau »... Toujours est-il que j'avais décidé, après ma thèse, de me lancer dans la rédaction d'un roman one-shot, Sous les écailles du dragon, pour tout un tas de raisons. À la mi-janvier, un gros mois après ma soutenance de thèse, j'ai donc décidé d'ouvrir un challenge sur le forum Cocyclics pour commencer officiellement mon projet. Sauf que...

Trois semaines plus tard, je me rends compte que je ne suis pas du tout en phase avec mon projet. Même si je tiens à écrire cette histoire, je dois reconnaître que je ne suis pas inspirée. Muse boude et je n'ai aucune envie d'écrire, comme si j'en avais perdu le goût. Les premiers temps, je me cherche quelques excuses. Je me dis qu'il faut laisser au projet le temps de mûrir. Demain sera un autre jour, je suis sûre que l'inspiration n'est pas loin. Dans son livre, Marie Andersen nous met en garde : ne pas confondre persévérance et obstination. Si la première est une vertu, la seconde nous fait passer à côté des choses. Par ailleurs, à trop attendre un demain plus joyeux, on finit par se complaire dans l'inaction, la passivité, l'attente. À la lecture de son livre, j'ai une sorte de déclic qui m'ouvre les yeux : je n'ai pas envie d'écrire Sous les écailles du dragon pour le moment. J'accepte enfin de reconnaître que mes désirs ne sont pas compatibles avec les plans que j'avais formulés.   

Je décide donc de mettre en application ce que j'ai lu : je ne vais pas m'acharner sur ce projet, en attendant obstinément que les choses changent d'elles-même. En attendant d'avoir envie. En culpabilisant de ne pas avoir envie. J'ai tellement intellectualisé ce moment et ce projet, cette fin de thèse qui me permettrait de commencer un nouveau roman... que j'ai oublié d'écouter mes tripes et mon cœur. Trois semaines après l'ouverture de mon challenge sur Cocyclics, je demande donc à le suspendre. J'y reviendrai quand l'inspiration sera revenue.

Stylo et boule de papier

     Ne pas avoir peur d'expérimenter


Alors que je désespérais de ne plus avoir envie d'écrire, alors que je culpabilisais de ne pas profiter du temps que j'ai enfin pour l'écriture, alors que je pensais être partie pour plusieurs semaines de non-écriture... devinez qui décide de n'en faire qu'à sa tête ? Muse, évidemment. Il est amusant de constater à quel point, du jour au lendemain, mon état d'esprit s'est renversé. Avant-hier, je demandais la suspension de mon challenge. Aujourd'hui, Muse est en train de composer mon prochain projet.... et me donne à nouveau envie de m'y mettre. C'est comme si, en officialisant l'arrêt de Sous les écailles du dragon, en acceptant de renoncer temporairement à ce projet qui ne m'inspire pas, j'avais fait sauter les verrous de mon inspiration. Muselée, ligotée à un projet dont elle ne voulait rien entendre, mon inspiration s'était éteinte et mon goût de l'écriture s'était évanoui. Libérée de ses entraves, Muse se plaît à imaginer tout un univers de possible...

Mais, en définitive, on en revient au même point : une nébuleuse de projets plane au-dessus de ma tête. Que dois-je en faire ? Je me dis que je ne devrais pas m'engouffrer dans un nouveau projet si rapidement, ce n'est pas raisonnable... mais, pourquoi pas, en fait ? Qu'est-ce qui me retient ? Qu'est-ce qui m'en empêche ? Un sentiment de culpabilité (ou de faiblesse) de ne pas réussir à garder le contrôle ? de ne pas réussir à tenir mes plans ? de ne pas réussir à me consacrer au projet que je voulais mener en ce moment ? Pourquoi intellectualiser, rationaliser, brider mes désirs plutôt que de suivre mon instinct et mes envies ? La peur de me lancer dans un nouveau projet, mais comme pour les autres, de me rendre compte au bout de quelques semaines que je ne terminerai pas ? Je conclurais donc cette article par une citation de Marie Andersen :
« La peur de l'échec empêche la découverte et anesthésie la puissance. Cette crainte est souvent alimentée par l'impression que si on commence, on devra aller jusqu'au bout (...) Mais toutes les situations ne nécessitent pas cette sévérité, bien au contraire. On peut ébaucher, expérimenter, constater que ce n'est pas fait pour nous et interrompre, sans que cela ne fasse un drame. » 
C'est simple : je réfléchis beaucoup trop ! L'important, c'est de se faire plaisir, d'identifier ses réelles envies, de laisser son inspiration et ses envies s'exprimer ; ne pas hésiter à prendre son temps, laisser du temps au temps ; et s'accorder le droit de tâtonner, d'expérimenter.... On ne peut pas courir avant d'avoir appris à marcher.  

lundi 23 janvier 2017

Mettre un projet en pause


livre vintage


Il y a quelques années, j'étais persuadée que je n'écrirais jamais rien d'autre que Prophétie Nordique. Concentrée sur mon projet, mon imagination n'avait pas de place pour d'autres univers, d'autres personnages, d'autres histoires... Depuis, j'ai réalisé que ce n'était pas le cas et que d'autres projets pouvaient pointer le bout de leur nez : romans ou nouvelles, je n'ai désormais que l'embarras du choix. Pour autant, mon mode de vie n'est pas adapté pour mener tous ces projets de front. Il m'a donc fallu faire un choix parmi mes différents projets. 

Prophétie Nordique, ma priorité depuis 2008


Jusqu'ici, Prophétie Nordique a toujours été ma grande priorité : d'abord sous forme de jeu de rôle textuel pendant cinq ans ; puis sous forme de roman par la suite. Cela fait neuf ans que je travaille sur l'univers et les personnages, par le biais de ces deux supports. Si j'ai toujours donné la priorité à Prophétie Nordique, c'est parce que c'est LE projet. Celui qui me tient le plus à cœur, celui dans lequel je me suis le plus investie, celui que je veux porter le plus loin. C'est donc naturellement, et sans doute inconsciemment, que j'ai fait l'impasse sur d'autres projets. Puisque j'avais déjà tant à faire sur Prophétie Nordique (et de moins en moins de temps à consacrer à l'écriture) je ne voyais pas l'intérêt de réfléchir à d'autres projets. Sauf que...

Prophétie Nordique, entre doutes et incertitudes


À plusieurs reprises, j'ai dû faire face à des périodes de doutes, d'incertitudes et de remise en cause. Face à l'ampleur du projet, face à la hauteur de mes exigences pour un projet que je désirais (trop) parfait, je me suis plusieurs fois sentie dépassée. Mon côté perfectionniste, mais également l'attachement que je porte à ce projet, ont plus d'une fois entaché ma capacité à avancer. Mon inexpérience dans la façon de rédiger et terminer un roman ont également joué sur l'avancement du projet.       

Pourquoi j'ai décidé de mettre Prophétie Nordique en pause


Pour toutes ces raisons, j'ai décidé de mettre Prophétie Nordique de côté, cette année. Pour commencer, j'avais envie de donner une chance à un autre projet, Sous les écailles du dragon, un projet de fantasy romantique, très librement inspiré d'une légende chinoise. Ensuite, j'avais besoin de prendre du recul par rapport à Prophétie Nordique ; de laisser les choses se poser, décanter et mûrir. Pouvoir revenir avec un regard neuf quand je m'y replongerai. Enfin, je souhaitais me faire la main avec Sous les écailles du dragon, expérimenter de nouvelles techniques d'écriture, apprendre à mieux me connaître en tant qu'auteure. Pour pouvoir ensuite appliquer à Prophétie Nordique tout ce que j'aurais appris.           
      

mercredi 18 janvier 2017

Perismer, La Reine des noctères, de Franck Dive


Perismer, Reine des noctères

 Cinq fleurs : Je suis conquise (Coup de cœur)



Titre : Pérismer, La Reine des noctères
Auteur : Franck Dive
Genre : Fantasy
Public visé : Adolescent
Année de parution : 2016
Nombre de pages : 352 pages (Éditions Mnemos)

Quatrième de Couverture : Ils sont cinq. Cinq adolescents qui vivent depuis leur plus jeune âge dans un monastère isolé du monde extérieur. Par une nuit tragique, ils échappent de justesse à l’agression de ténébreuses créatures et, pour survivre, doivent se résoudre à l’exil.
Un long périple les attend, au cours duquel ils n’auront pas d’autre choix que d’apprendre à s’entraider et à dépasser leurs différences, car face à eux se dresse la Reine des noctères, un fléau qui les considère déjà comme ses pires ennemis.

Ce que j'en ai pensé (sans spoiler) La Reine des noctères, premier roman de Franck Dive et premier tome de la trilogie Pérismer, a été un véritable coup de cœur ! L'auteur nous entraîne dans le monde de Pérismer, et dans le sillage de cinq adolescents - trois jeunes garçons et deux petites filles - contraints de quitter le monastère où ils vivent. Ils doivent fuir les terribles noctères, créatures insectoïdes malfaisantes, lancées à leurs trousses pour une raison qu'ils ignorent (et que les adultes leur ont visiblement cachée durant toutes ces années...)

La Reine des noctères est un roman initiatique où des adolescents sont confrontés à une destinée qui les dépasse, un classique pour la fantasy. Toutefois, l'écriture fine et intelligente de Franck Dive donne tout son sel à  la Reine des noctères : ce roman est loin de n'être qu'un énième roman initiatique. Première originalité, le roman n'est pas porté par un jeune héros, mais par plusieurs adolescents qui ont chacun voix au chapitre. Le roman alterne entre les différents points de vue, ce qui donne une sacrée saveur à l'ensemble. Si, au début, les trois jeunes garçons se distinguent assez peu, leurs différences se révèlent et s'accentuent par la suite. Ils sont attachants, chacun à leur manière (mais c'est Erian que j'ai eu le plus envie de câliner, tant il est chou !) Mon regret sera que les deux petites filles ne se distinguent pas suffisamment l'une de l'autre, et sont toujours englobées comme « les jumelles » (néanmoins, ce point est contrebalancé au milieu du roman par l'arrivée d'autres personnages, mais je n'en dis pas plus) On n'entend pas assez leur voix, contrairement aux trois garçons qui sont au cœur du roman. Ensuite, j'ai beaucoup aimé les personnages adultes qui gravitent autour des adolescents. Les personnages secondaires sont travaillés et développés, c'est agréable. Enfin, les lieux et les environnements sont soignés par l'auteur, ce qui nous fait vraiment voyager à travers Pérismer.           

Mon avis en résumé : La Reine des noctères est un vrai coup de cœur. Tout au long du roman, j'ai eu le sentiment de renouer avec les lectures qui ont bercé mon adolescence et mon immersion dans la fantasy, comme Les Quêtes et Mondes d'Ewilan. C'est avec plaisir que j'ai suivi Amonis, Pharnis et Erian (et les autres) et c'est avec plaisir que je lirai la suite de leurs aventures !

vendredi 6 janvier 2017

Comment le Bullet Journal m'aide au quotidien


Bullet Journal et écriture

La nouvelle année est l'occasion de prendre de bonnes résolutions, mais également de prendre un nouveau départ. Maintenant que ma thèse est officiellement terminée, j'ai pris la décision de m'accorder du temps. À la fois pour me recentrer sur mes envies, mes besoins, mais également pour me consacrer à mes différents projets d'écriture. Et pour bien commencer cette nouvelle année placée sous le signe des projets personnels et de l'écriture, j'ai démarré un nouveau « Bullet Journal » ; dans cet article, je vous propose de vous faire découvrir comment je me sers de cet outil et comment je l'utiliserai pour planifier mes projets.

     1.  Le Bullet Journal, c'est quoi ?


Le « Bullet Journal » est un outil imaginé par un designer américain, Ryder Carroll. Il s'agit d'un système d'organisation flexible et personnalisable, à mi-chemin entre l'agenda, le carnet de notes et le journal intime. La méthode proposée par Ryder Carroll est très simple et ne nécessite que deux choses : un carnet et un stylo. Elle repose ensuite sur des listes de tâches, journalières, hebdomadaires, mensuelles, annuelles ; et sur un système de rubriques et de puces permettant de visualiser les tâches réalisées, abandonnées ou reportées. Un index au début du carnet permet de retrouver facilement les différentes rubriques de votre BuJo.

Je ne vais pas vous présenter la méthode en détails ; d'une part, parce qu'il existe des dizaines et des dizaines de sites consacrés au Bullet Journal (voir par exemple le site officiel (en anglais) ; le blog Soho Hana (en français) ou le site Journaling (en français)). D'autre part, mon utilisation du Bullet Journal s'éloigne assez du concept de base. En effet, même si la méthode m'a beaucoup inspirée quand je l'ai découverte, je ne me suis jamais retrouvée dans l'utilisation de l'index, des rubriques ou des puces. J'ai donc bricolé mon propre Bullet Journal, fidèle à la philosophie du totalement personnalisable propre à la méthode de base. 

     2. Le Bullet Journal : entre agenda, planner et journal intime


Depuis le début de mes études, j'ai toujours été adepte des « to do list » journalières et hebdomadaires pour m'aider à planifier mes révisions, mes travaux à rendre, mes tâches quotidiennes, etc. Écrire les tâches à réaliser permet à notre cerveau d'en être débarrassé ; cela permet de ne pas encombrer notre esprit avec des pensées superflues. Ce principe s'applique également aux émotions et aux sentiments - certains psychiatres conseillent d'écrire ce que l'on ressent (notamment en période de dépression et/ou d'anxiété) pour évacuer les idées obsessionnelles qui peuvent alimenter le stress, la dépression et qui peuvent perturber le sommeil. Ils insistent d'ailleurs sur la nécessité d'écrire à la main, ce qui permet au cerveau de mieux enregistrer le processus (par rapport à l'écriture à l'ordinateur). J'ai fait l'expérience du « journal intime » en grande période de fatigue émotionnelle : j'écrivais sur un cahier tout ce que je ressentais, tout ce qui m'angoissait terriblement, tout ce qui pesait sur mon moral. Cette méthode m'a convaincue. De même, une amie m'avait conseillé d'écrire chaque soir une « liste du bonheur » composée de trois faits positifs s'étant produit dans la journée. Là aussi, cette façon de positiver m'a beaucoup apporté.

Le Bullet Journal permet de regrouper toutes ces choses dans un seul et même carnet. Au lieu de se disperser entre les post-it, les fichiers excel, les différents carnets, on centralise tout dans un seul et même cahier. Toutefois, libre à chacun de s'organiser comme il l'entend : certains utilisent le BuJo uniquement pour son aspect « gestion de l'emploi du temps » ; quand d'autres l'utiliseront davantage pour son aspect « prise de notes ».

     3. Mon Bullet Journal et moi


Mon BuJo me sert de « carnet fourre-tout » ; dans lequel je centralise tous les documents qui me permettent de mieux m'organiser au quotidien. Je suis d'une nature assez désorganisée (si vous pouviez voir dans quel état se trouve mon dossier informatique contenant les chapitres de Prophétie Nordique, vous comprendriez ma douleur...) Le fait d'utiliser un seul outil pour centraliser mes documents m'aide à ne pas m'éparpiller, mais surtout, à retrouver facilement mes papiers.

J'utilise un carnet A4 de la marque « BonCahier » - oui, tant qu'à faire, je laisse libre cours à ma passion pour la jolie papeterie ! À l'inverse des adeptes du traditionnel BuJo, je structure mon planner avec des feuilles imprimées. Cela me demande un investissement important au début (parce que j'aime bien bricoler pour obtenir des trucs un peu créatifs) mais lorsque les rubriques sont prêtes, il ne me reste qu'à les imprimer. Cela ne me prend que quelques secondes. Me connaissant, si je devais tracer à la main à chaque fois que j'ai besoin d'une nouvelle page, j'abandonnerai par paresse...
     

Carnet BonCahier
Mon carnet de la collection BonCahier

Mon Bullet Journal se compose de plusieurs rubriques :

  • En première page, j'inscris mes objectifs de l'année ; ce sont les bonnes résolutions que je souhaite tenir et les projets importants que je souhaite accomplir durant l'année. Je divise mes objectifs en plusieurs catégories : professionnel, personnel, écriture, loisirs. Cette première page s'accompagne d'un avancement annuel, pour noter les étapes de ma progression. 

Objectifs annuels Bullet Journal
Vous pouvez cliquer sur les images pour les agrandir ;)

  • Ensuite, chaque mois démarre par un calendrier et une liste d'objectifs mensuels. Sur le calendrier, je note les évènements importants (rendez-vous, anniversaire, travaux à rendre) avec un code couleur associé à chaque domaine : bleu pour les loisirs ; vert pour le travail ; rose pour la famille ; orange pour les mémos. Sur la page des objectifs, je liste les choses importantes à faire durant le mois, divisées en plusieurs catégories comme pour les objectifs annuels. 


  • Quand cela s'avère utile, je complète avec un planning hebdomadaire, comprenant une « to do list » hebdomadaire (pour les tâches que je dois faire durant la semaine) et une « to do list » pour chaque jour de la semaine (pour les tâches au jour le jour). Il m'arrive souvent de compléter tout ça avec une  « to do list » quotidienne supplémentaire, dans un petit carnet à part, quand la semaine est vraiment chargée. Chaque tâche accomplie voit sa puce coloriée. Cela permet de repérer facilement ce que je n'ai pas fait.


  • Le Bullet Journal me sert également à la tenue de mes comptes bancaires, afin d'évaluer mes dépenses. Il me sert également pour suivre mes remboursements de santé.
  • Mon BuJo comprend également beaucoup de « listes » inclassables : liste de souhaits ; liste des derniers films vus ; liste d'anniversaires ; liste de vacances ; prises de notes diverses ; etc. La dernière « liste » que j'ai testée, c'est la liste d'apaisement. Confrontée à une situation très angoissante (ma soutenance de thèse), j'avais besoin de quelque chose pour me rassurer. L'objectif de la liste d'apaisement était de lister toutes les sources d'angoisse liée à ma soutenance. Et pour chaque source d'angoisse, je devais réfléchir calmement à des solutions ou à des sources d'apaisement. Par exemple, j'avais noté comme première source d'angoisse « J'ai peur d'être déstabilisée par les questions du jury et de ne pas savoir y répondre » ; juste en dessous, j'ai listé plusieurs points : « je vais préparer les questions avec mon directeur » ; « je vais m'entraîner à répondre durant une soutenance de répétition » ; « je suis la personne qui connaît le mieux mon sujet de thèse » ; « il existe plusieurs stratégies de réponses que je peux mobiliser pour ne pas me laisser déstabiliser » ; etc. Cela m'a vraiment beaucoup aidée. J'ai même réécrit plusieurs fois une source d'angoisse pour bien enfoncer le clou quand je recommençais à stresser. 



     4. Le Bullet Journal et l'écriture


Cette année, je compte bien profiter des avantages du BuJo pour m'organiser efficacement sur le plan de l'écriture. Je suis encore en train de réfléchir à la manière dont je vais me servir de mon planner pour mes projets, mais j'ai déjà quelques petites idées. Comme l'année dernière, je compte participer aux « challenges Premier Jet » du forum Cocyclics avec mon projet Sous les écailles du dragon ; le challenge étant de terminer la rédaction d'un premier jet de roman en une année. Je vais me servir de mon Bullet Journal pour évaluer l'avancement de mon projet ; je l'avais déjà fait pour Prophétie Nordique cette année. C'est intéressant, en fin d'année, de regarder comment le projet s'est construit.



Je pense aussi utiliser mon Bullet Journal pour centraliser mes différents projets. J'utilise plusieurs carnets pour noter les idées de roman ou de nouvelles qui me viennent au fur et à mesure. Ce sera sans doute utile de tout centraliser au même endroit, notamment pour mieux visualiser mes projets et m'attaquer aux différentes nouvelles auxquelles j'ai réfléchi.

Si vous utilisez un Bullet Journal pour organiser vos projets d'écriture, je serais ravie de savoir comment. Je suis preneuse de vos conseils !

mercredi 21 décembre 2016

Des mots de tête - Bilan de l'année 2016... et bonnes résolutions pour 2017 !


Bougies Noël

Comme chaque année, la période des fêtes est l'occasion, pour beaucoup d'entre nous, de regarder en arrière, de dresser le bilan de l'année écoulée, de voir si les bonnes résolutions prises en janvier ont été tenues... Fleurissent alors un peu partout les « bilans et bonnes résolutions » des uns et des autres. Je ne vais pas être originale avec cet article, puisque j'ai envie, moi aussi, de vous parler de l'année qui vient de s'écouler et des projets qui m'attendent en 2017. L'année 2016 a été très intense, car j'ai (enfin!) terminé ma thèse de doctorat en sciences économiques. Une fierté et un soulagement qui embellissent cette fin d'année ! Cela a beaucoup influencé ma disponibilité, notamment à cause du temps dont je manquais, mais aussi à cause de la fatigue (physique et nerveuse) que cela a occasionné.  

     Bilan 2016 : du côté de l'écriture... 


  • Cette année a été relativement peu productive, du côté de l'écriture. 
  • Je me suis concentrée sur Prophétie Nordique, mais je n'ai réussi à rédiger que deux chapitres (le deuxième va toutefois être scindé en deux, vu sa longueur, donc je peux en comptabiliser trois pour cette année). Cela représente environ 36.000 signes, soit environ 6.300 mots. Soit l'équivalent de 14 pages sur Word.
  • Toutefois, dans le cadre des challenges premier jet sur le forum Cocyclics, j'ai écrit un long interlude à propos de la jeunesse de mes deux héros, Idril et Morzan. Disponible à la lecture ici. J'ai également écrit plusieurs topos explicatifs sur l'univers de Prophétie Nordique, sur les peuples, ce qui m'a notamment permis d'approfondir certaines caractéristiques propres à chaque civilisation. J'ai également participé à quelques débats sur le forum, dont certains ont donné lieu à des billets sur le blog (comme la place des femmes dans mes récits). 
  • Pour la première fois, je me suis essayée à la fanfiction avec un texte sur Dragon Age Inquisition : Dareth shiral, vhenan.
  • J'ai complètement laissé de côté ma nouvelle de SF - Le temps nous est conté - car j'ai manqué de temps pour la corriger. 
  • Si j'ai relativement peu écrit, ma Muse a été très productive ! Au cours de l'année, une troisième idée de roman a pointé le bout de son nez. Une histoire se déroulant dans le même univers que Prophétie Nordique, mais à une époque différente. J'ai même un nom provisoire : Les larmes de Caledë. J'ai également eu plein d'idées de nouvelles ; dont trois très sérieuses qui n'attendent que d'être écrites. 

     Bilan 2016 : à côté de l'écriture...


  • J'ai réussi à lire plus que l'année dernière ! J'en suis à dix livres, dont la plupart ont été chroniqués sur le blog. J'ai abandonné deux recueils de nouvelles en cours d'année et j'ai suspendu ma dernière lecture le temps de terminer ma thèse. J'ai continué mes découvertes francophones. 
  • Je suis retournée aux Halliennales, salon littéraire dédié aux lectures de l'imaginaire. Ce qui a fait grimper ma liste de livres à lire ! J'ai également été voir les auteurs de la revue Etherval à plusieurs séances de dédicaces. Enfin, j'ai eu le plaisir de participer à la grande IRL Cocyclics, organisée pour les 10 ans du forum. Un moment hors du temps, où des dizaines de passionnés se sont rencontrés pour parler écriture et lecture (mais pas que...) De très belles rencontres !
  • Ma participation à Cocyclics a été affectée par mon manque de disponibilité : j'ai suivi très peu de challenges ; je n'ai pas pu parrainer de projets ; j'ai fait assez peu de bêta-lecture (six jusqu'à présent, une septième est en cours) ; j'ai dû interrompre (à ma grand honte) l'alpha-lecture sur laquelle je m'étais engagée... 
  • J'ai été très peu active en tant que rôliste, et le forum sur lequel je jouais a fermé en novembre. Je pense que l'expérience Jeu de rôle textuel se termine pour moi.     

     Les bonnes résolutions pour 2017...


  • Attaquer mon roman de fantasy Sous les écailles du dragon. L'idée est d'avoir terminé le premier jet à la fin de l'année, pour pouvoir me recentrer sur Prophétie Nordique en 2018 (je prépare un autre article pour vous en dire davantage) 
  • Reprendre l'alpha-lecture que j'ai laissée de côté
  • Reprendre ma nouvelle Le temps nous est conté pour essayer de la faire publier. 
  • Écrire au moins cinq nouvelles dans l'année. Essayer d'en faire publier au moins une ; répondre à des Appels à texte. 
  • Participer à nouveau pleinement sur Cocyclics (challenges et bêta-lecture)
  • Continuer à lire (et ne pas descendre en dessous du seuil atteint en 2016 ; soit 10 livres) 
  • Profiter de l'après-thèse à fond, avant de m'engager dans un nouveau projet professionnel 


Je vous souhaite de très bonnes fêtes de fin d'année ! 
Qu'elles vous soient douces et reposantes ! 
Profitez des gens que vous aimez.

mercredi 30 novembre 2016

Pourquoi j'ai raté le Nanowrimo...


Nanowrimo


Même si j'avais choisi de ne pas participer au Nanowrimo officiel (qui consiste à écrire 50.000 mots durant le mois de novembre, soit un court roman) ; j'avais décidé de tenter le challenge en me fixant mon propre objectif. Pour cela, j'avais rejoint le groupe officieux des « nanoteurs » du forum d'écriture CoCyclics.

J'avais conscience de me fixer un challenge difficile, mais atteignable : écrire 50.000 signes et terminer l'un de mes arcs narratifs. Ma thèse ayant été déposée à la fin du mois d'octobre et la soutenance n'étant prévue que pour décembre, ça me laissait du temps pour l'écriture. Mais le résultat est sans appel...


10088 / 50000 (20.18%)


J'ai péniblement atteint les 10.000 signes (soit environ la moitié d'un chapitre). Seulement 20% de mon objectif. Pire, je n'ai même pas réussi à boucler le chapitre en cours. 

Pour quelle(s) raison(s) ? Je vois deux explications au fait d'avoir échoué. 

La première, c'est que j'ai souffert du syndrome de la page blanche en cours de route. Même si je visualisais précisément la scène que je voulais écrire, je n'ai pas réussi à trouver les mots justes. J'ai perdu de ma motivation, dans un premier temps. Ensuite, il m'a fallu reprendre la scène depuis le début, pour qu'elle corresponde mieux à mes attentes. Une fois la machine relancée, j'ai dû reprendre mes travaux universitaires et je n'avais plus assez de temps pour avancer beaucoup. Néanmoins, j'ai quand même réussi à écrire plus régulièrement une fois ce problème d'inspiration réglé. 

La deuxième raison n'est autre que la procrastination. Et sur ce point, je ne peux en vouloir qu'à moi-même. Au début du mois de novembre, j'avais pas mal de temps devant moi. Mais l'écriture est passée au second plan, car j'avais toujours envie de faire autre chose : lecture, séries, jeu vidéo, etc. J'en tire la conclusion que j'ai voulu aller trop vite après le rendu de ma thèse : j'étais trop fatiguée et pas assez motivée pour me lancer dans un objectif de 50.000 signes. Je n'ai pas laissé le temps à mon esprit de se ressourcer, et c'est certainement pour ça que le syndrome de la page blanche est apparu quand j'ai voulu me forcer...

Quel bilan ?  Au final, même si j'ai raté l'objectif que je m'étais fixé, je suis quand même contente d'avoir avancé de 10.000 signes. C'est toujours ça de pris ! Et puis, cette expérience me servira pour la suite. Quand j'aurai soutenu ma thèse, je ne vais pas foncer la tête la première. Je vais prendre le temps de me reposer. Et laisser Muse venir à moi...

samedi 12 novembre 2016

Sagas des Neuf Mondes de Pierre Efratas

 
Sagas des Neuf Mondes

 Quatre fleurs : J'ai bien aimé



Titre : Sagas des Neuf Mondes
Auteur : Pierre Efratas 
Genre : Fantasy, Mythologie
Public visé : Adultes
Année de parution : 2014
Nombre de pages : 168 pages (Éditions Flammèche)

Quatrième de Couverture : Au cœur de notre vaste univers se dresse un majestueux frêne au tronc solide et aux branches vigoureuses sur lesquelles reposent neuf royaumes. Son nom : Yggdrasil.

Ami, prenez place ! En cette froide nuit d’hiver, Bjarni Steingrim, le scalde vagabond du Nord, a fait halte à notre porte pour nous conter l’histoire de ces mondes merveilleux où vivent de puissants dieux, de courageux mortels et d’étranges créatures.

Tremblez devant la colère de Thór ! Indignez-vous des fourberies de Loki ! Partagez la douleur de Freyja… Mais n’oubliez pas : côtoyer les dieux peut s’avérer dangereux.

Ce que j'en ai pensé  : Sagas des Neufs Mondes est un recueil de cinq nouvelles, d'une trentaine de pages chacune. Ces cinq nouvelles sont présentées sous forme de contes, chantés par un scalde : cette façon de raconter les récits, et les lier entre eux, apporte une touche originale qui m'a bien plu (même si, parfois, elle amène des digressions pas très heureuses au sein du récit). Ce procédé est assez immersif puisqu'il permet à l'auteur de s'adresser directement au lecteur (ou au conteur de s'adresser à son public). Les nouvelles sont traitées à la manière de contes mythologiques, c'est-à-dire que les personnages ne sont pas nécessairement approfondis : ce sont leurs aventures qui sont au centre du récit, pas leurs psychologies. Personnellement, j'aime beaucoup cette façon de raconter. Quant à la plume de Pierre Efratas, elle est particulièrement riche et complexe : le vocabulaire est dense, fouillé, les tournures de phrases sont recherchées. Cependant, certains passages m'ont paru artificiellement complexes, ne sonnaient pas toujours très bien, et la compréhension de certaines phrases s'en est trouvée altérée. Et si certains passages sont plus que savoureux (mention spécial à la verve de Gunnvör dans Le défi d'Hymir, par exemple) certaines saillies humoristiques, en décalage avec le ton global du récit, ne m'ont pas particulièrement touchée.                

Mon avis en résumé : Malgré quelques réserves qui font que Sagas des Neufs Mondes n'est pas tout à fait un coup de coeur, j'ai passé un très bon moment en compagnie du scalde Bjarni et des dieux d'Asgard. Je souligne également la qualité du livre et de sa couverture, très plaisante. C'est un bel objet (même en version poche). Amateurs de mythologie nordique, ne vous privez pas ! 

mercredi 9 novembre 2016

Cinq séries télévisées



Trouver des citations sur les bienfaits des séries télévisées est une tache bien plus ardue que pour la littérature. Au contraire, on trouve une multitude de citations pour dénoncer les effets néfastes de la télévision, comme cette phrase de Paul Carvel : « Le livre t'inspire, la télévision t'aspire. » Elle m'a plu, je l'admets. Pourtant, pour un écrivain (et pour tous les créatifs), l'inspiration se trouve partout : dans le quotidien, les faits divers, la nature, la littérature, le cinéma, les séries télévisées, les jeux vidéos, la musique... Et parfois même dans les choses les plus improbables. 

Les séries télévisées sont de bons moyens de trouver l'inspiration, surtout à notre époque où les productions de qualité sont de plus en plus répandues. Certaines séries n'ont rien à envier à certaines productions du cinéma ! J'ai longtemps été fâchée avec ce média, mais depuis quelques années, j'y ai repris goût. À l'image de mon précédent article « Cinq Livres », je vous propose de revenir sur les « Cinq Séries » qui m'ont marquée : les cinq séries que je préfère, les cinq séries qui fâchent, les cinq séries de mon enfance, etc. Comme vous allez le constater, le registre de l'imaginaire est largement surreprésenté. Article garanti sans spoiler !


Mon « top cinq » des séries télévisées

Je commence ce billet avec mes cinq séries préférées. Ce sont les séries qui me passionnent le plus, qui m'ont le plus fait vibrer, qui m'ont fait ressentir le plus d'émotions. Inutile de présenter Game of Thrones, tout le monde connaît. C'est tout simplement ma série préférée. Si je ne devais en conserver qu'une, ce serait celle-là. Sans que je sois en mesure de les hiérarchiser, viennent ensuite :
  • Les Tudors : série historique sur le règne de Henri VIII et sur ses tumultueuses histoires d'amour - un petit bijou, avec des musiques magnifiques, des costumes somptueux, de superbes décors, et une histoire passionnante ;  
  • Fringe  : série de SF sur des enquêtes paranormales mettant en scène un agent du FBI, Olivia Dunham, un scientifique marginal sorti d'un hôpital psychiatrique et son fils, Peter Bishop. Fringe est la série qui m'a réconciliée avec le format (après plusieurs années à l'avoir boudé) ; 
  • Orphan Black : série de SF racontant l'histoire de Sarah, une marginale, témoin du suicide d'une femme lui ressemblant trait pour trait. Décidant de prendre l'identité de la victime, Sarah découvre très vite qu'elles sont en réalité des clones et qu'elles ne sont pas les deux seules... Au-delà de l'histoire, tout à fait passionnante, c'est la performance de l'actrice Tatiana Maslany qui est incroyable. Interprétant pas moins d'une dizaine de rôles, dont cinq personnages principaux récurrents, Tatiana Maslany parvient à nous faire oublier qu'il n'y a qu'une seule actrice derrière tous ces personnages. Ne serait-ce que pour cette performance, je ne peux que vous conseiller cette série.       
En dernière position, j'ai quelque peu hésité. J'avais pensé à Vikings, une autre série historique que j'adore, notamment parce qu'elle traite d'une période et d'une civilisation que j'apprécie beaucoup, mais la dernière saison diffusée m'a pas mal déçue. À l'inverse, j'ai trouvé que Fargo, après une première saison époustouflante, avait réussi le pari de se renouveler malgré le changement d'époque et de personnages (et donc de casting) tout en conservant cette patte de violence absurde qui m'avait séduite dans la première saison.    



Les cinq séries de mon enfance

J'ai dû me creuser un peu la tête pour retrouver les séries que je regardais quand j'étais enfant ou adolescente. Quand j'avais 8-9 ans, je regardais Xena la princesse guerrière et Hercule, le samedi après-midi sur TF1 si mes souvenirs sont bons. On pouvait déjà remarquer à cette époque mon intérêt pour la fantasy et la mythologie (et pour les femmes guerrières fortes). Je suivais d'autres séries, plus épisodiquement, comme Stargate SG-1 (que je regardais avec mon père et mon frère) et Sliders : Les mondes parallèles (quand il n'y avait plus de dessins-animés sur les autres chaînes :p) Adolescente, je n'avais d'yeux que pour les soeurs Halliwell : mes héroïnes favorites dont les posters ornaient les murs de ma chambre. Je regardais Charmed tous les samedis soirs avec ma maman (la fameuse Trilogie du samedi soir, sur M6 - vous vous rappelez ?). Je ne ratais aucun épisode !

    

Mon « flop cinq » des séries télévisées

Dans cette catégorie, je parle des cinq séries que je n'ai pas pu terminer et/ou qui m'ont dégoûtée du format. Même si elle est appréciée par beaucoup de spectateurs, Lost est mon plus gros flop télévisuel (série SF où un avion se crash sur une île mystérieuse et où les survivants sont confrontés à des phénomènes bizarres). J'ai suivi assidûment la première saison que j'ai trouvée haletante et mystérieuse, énigmatique. Mais je n'ai pas retrouvé cette ambiance dans la deuxième saison, et je me suis lassée par tous ces mystères qui s'ajoutent. J'ai arrêté de suivre après quelques épisodes de la saison 3. Dans la même veine, j'ai arrêté Once Upon a time (série fantastique revisitant les contes de fées) au milieu de la saison 3. Si j'avais beaucoup aimé la première saison (malgré son côté un peu kitch) et le concept original de transposer des personnages de contes dans une ville contemporaine, j'ai eu plus de mal avec la saison 2. Et le fait de basculer de plus en plus vers du Disney et du fan-service à outrance (la saison 4 était dédiée à La Reine des Neiges) m'a fait décrocher. 

Drop Dead Diva (série fantastique où une bimbo un peu nunuche meurt dans un accident de voiture et se réincarne dans le corps de Jane, brillante avocate en surpoids) et The magicians (série fantastique mettant en scène des jeunes adultes dans une université de magie et confrontés à une série d'évènements obscurs) sont deux cas à part. 
  • Je suis pratiquement allée au bout de la première : malgré un postulat simpliste, Drop Dead Diva est une série légère, fraîche et divertissante qui fait du bien au moral (et quand je l'ai regardée, j'étais dans une période où j'avais besoin de ça). Mais à la fin de la saison 4, la série et les histoires d'amour de Jane prennent une tournure qui m'a assez déplu. J'ai continué à regarder la saison suivante et le début de la saison finale, mais je n'ai pas terminé car le show n'arrivait plus à me captiver. J'ai donc arrêté Drop Dead Diva à quelques épisodes de la conclusion. J'en garde tout de même un bon souvenir. 
  • À l'inverse, il ne m'a suffi que de deux épisodes pour laisser tomber The magicians : je n'aime pas me faire un avis aussi tranché sur une série en 2 épisodes, mais les personnages sont tellement caricaturaux (le geek dépressif et sans amis ; l'intello asociale, arrogante et sans amis ; la brute/racaille au grand cœur et sans amis...) Sans parler des passages explicatifs décousus, où on ne pipe rien de ce que se racontent les personnages. À oublier.  
Les Borgias est une série qui avait tout pour me plaire : série historique, costumes somptueux, histoires intéressantes, musique composée par Trevor Morris... mais ça n'a jamais réussi à prendre. J'ai essayé par deux fois, sans succès. De toute façon, la série a été annulée au terme de la troisième saison, laissant les spectateurs sans conclusion...



Les cinq séries que je viens de terminer

Parlons maintenant des cinq dernières séries que j'ai regardées. Toutes du registre de l'imaginaire ! Pour commencer, la quatrième saison d'Orphan Black a continué de me tenir en haleine jusqu'au bout. On approche du dénouement final.

Luke Cage (saison 1) est l'une des séries de super-héros Marvel diffusées sur Netflix : une bonne surprise, car je pensais ne pas accrocher. Moins intéressante que Daredevil et Jessica Jones à mon goût, elle reste néanmoins divertissante. Toujours sur Netflix, j'ai également été happée par la première saison de Stranger Things (comme beaucoup de personnes) : série fantastique/science-fiction prenant place dans les années 1980 et racontant la disparition mystérieuse d'un jeune garçon, que ses amis vont chercher à retrouver.

La première saison de Preacher m'a également bien plu, si ce n'est que j'ai eu l'impression de me faire avoir en regardant le dernier épisode. Toute cette première saison ne sert finalement qu'à introduire la deuxième saison : l'histoire (la vraie) ne démarre, en définitive, qu'à l'épisode final. Hâte de voir la deuxième saison, car ça promet d'être très intéressant.

Dans le genre « coup de cœur de l'année », je vous présente 11.22.63 : série de science-fiction nous racontant l'histoire de Jake Epping dont la vie bascule lorsqu'il découvre un passage temporel pour retourner en 1960. Son ami Al, mourant, a passé sa vie à essayer de déjouer l'assassinat de J.F. Kennedy. Il demande alors à Jack de continuer son entreprise... Jack accepte et part dans le passé. L'assassinat n'aura lieu que dans trois années : qui sait ce qui peut se passer d'ici là ?  11.22.63 a été un vrai coup de cœur. Si, de prime abord, la mini-série peut avoir l'air d'une banale enquête pour déjouer l’assassinat de JFK, elle explore d'autres thèmes tout au long des 10 épisodes qui la compose. James Franco, dans le rôle de Jake, est attachant, émouvant. On suit son histoire avec plaisir. Bref, une série que je recommande.  



Mes séries du moment

Pour cette catégorie, je ne parlerais que de deux séries ; je ne vais pas en inventer pour rentrer dans le moule des « cinq », pas vrai ? En ce moment, je regarde Westworld, la nouvelle série de HBO, la chaîne qui diffuse Game of Thrones. Westworld est une série de science-fiction, mettant en scène un parc d'attraction futuriste reconstituant l'époque du Far West et peuplé d'androïdes mis à la disposition des visiteurs, qui peuvent s'adonner librement à toutes les activités. Suite à un problème informatique, certains androïdes commencent à se comporter anormalement... Parti comme c'est, la série va être un nouveau coup de cœur pour moi !
À côté de Westworld, j'ai commencé la deuxième saison de Mr. Robot, classifiée comme série « techno-triller », « thriller psychologique » et « satire sociale ». Difficile de vous parler de cette série : elle raconte l'histoire d'Elliot, un jeune homme souffrant de troubles psychologiques, d'anxiété et de dépression, qui ne peut s'empêcher de hacker les gens de son entourage. Un jour, il est contacté par Mr Robot, un anarchiste qui sollicite son aide pour s'attaquer au système capitaliste, aux banques et grosses entreprises, et notamment au conglomérat E.Corp. C'est une série à l'univers particulier, aux personnages troubles et à la réalisation très photographique. Les cadrages et prises de vue, ainsi que les dialogues, la musique et l'esthétique globale de la série, sont très stylisés.



* * *

Voilà pour cet article dédié aux « Cinq Séries » (beaucoup plus long que je ne l'avais prévu, j'espère ne pas vous avoir perdu en route!) N'hésitez pas à me dire en commentaires si je vous ai fait découvrir des séries et/ou donner envie d'en voir certaines ! Et puis, je suis preneuse de toutes suggestions de séries (maintenant que vous connaissez un peu mes goûts...) Au plaisir !

mardi 1 novembre 2016

Le NaNoWriMo d'Edel-Weiss (2016)



Depuis plusieurs années, le mois de novembre est un mois dédié à l'écriture : de nombreuses personnes se lancent le défi d'accomplir le célèbre Nanowrimo. Chaque année, je regrette de ne pas pouvoir y participer - le mois de novembre étant souvent très chargé. Mais cette année, j'ai décidé de succomber à l'appel (ou presque). 

D'abord, c'est quoi le Nanowrimo ? Le « NaNoWriMo, ou mois national d'écriture de roman (National Novel Writing Month), est un projet d'écriture créative dans lequel chaque participant tente d'écrire un roman de 50 000 mots - soit environ 175 pages - en un seul mois. » (Wikipédia) 

Pour beaucoup d'auteurs, il s'agit de profiter d'une émulation collective pour écrire le premier jet d'un roman. Pour d'autres, le Nanowrimo permet d'avancer sur un projet en cours d'écriture. Officiellement, il faut s'inscrire sur le site et attester de sa progression (pour, je crois, recevoir un certificat à la fin du mois de novembre, si on a réussi à écrire les 50.000 mots). Néanmoins, beaucoup d'initiatives plus informelles émergent en parallèle du Nanowrimo officiel. 

En effet, 50.000 mots, c'est énorme ! Dans sa forme officielle, le Nanowrimo ne convient pas à tout le monde. Connaissant mes forces et mes faiblesses, je sais que le Nano ne sera jamais atteignable pour moi. En revanche, ça reste l'occasion de se lancer un défi sur le plan de l'écriture. Sur le forum Cocyclics (sur lequel je traîne mes guêtres, pour rappel), un Nano off a été inauguré. Chaque personne souhaitant participer est invité à se fixer un objectif, quelle que soit sa taille. Pour moi, c'est une alternative appréciable : profiter de l'émulation du mois de novembre et de l'encouragement des participants, tout en restant sur un objectif difficile (mais atteignable). Je partage donc avec vous mon objectif pour ce Nanowrimo non-officiel :

Titre de l’œuvre : Prophétie Nordique
Objectif 2016 : Terminer l'arc narratif n°2
Nombre de signes à atteindre : 50.000 signes


Rendez-vous à la fin du mois pour le bilan !


jeudi 6 octobre 2016

Quand ma thèse sera terminée...



En ce moment, c'est très calme sur le blog... Mais c'est une véritable tempête qui s'abat sur mon quotidien ! L'année 2016 sonne le glas de ma vie de thésarde - ce n'est pas trop tôt. Je suis dans la dernière (très) grosse ligne droite, et je serai libre d'ici la fin du mois. Du moins, pour la partie écrite. Il restera la soutenance, mais chaque chose en son temps (et un temps pour chaque chose) En attendant ma délivrance, c'est les montagnes russes émotionnelles. Déprime et stress en supplément. Alors, entre deux chapitres à terminer (comprenez : entre deux prises de tête) je me remonte le moral en imaginant toutes les bonnes choses qui m'attendent quand j'en aurais enfin terminé ! 

     ☼ Reprendre l'écriture

           ☼ Commencer mon projet Sous les écailles du dragon
           ☼ Trier mon carnet d'idées pour Prophétie Nordique
           ☼ Prendre enfin le temps d'écrire des nouvelles
           ☼ Corriger ma nouvelle Le temps nous est conté
           ☼ Me remettre au jeu de rôle textuel


     ☼ Me remettre à la lecture

           ☼ Reprendre l'alpha-lecture des Panthras
           ☼ Diminuer ma pile de livres à lire
           ☼ Chroniquer mes découvertes sur le blog 
           ☼ Redevenir active dans la section des challenges de Cocyclics
           ☼ Recommencer à faire des bêta-lectures


     ☼ Prendre du bon temps 

           ☼ Faire la grasse mat' ou la sieste sans culpabiliser
           ☼ Arrêter de spammer la touche F5 de mon ordinateur en attendant un mail de mon DR
           ☼ M'offrir un soin relaxant dans un institut
           ☼ Commencer la série vidéoludique Mass Effect
           ☼ Regarder des animés, plein d'animés !
           ☼ Visionner tous les films Wu Xia que je me suis listés 
           ☼ Glander devant la télévision sans aucun scrupules
           ☼ Regarder les séries TV que je n'ai pas eu le temps de regarder
           ☼ Reprendre le scrapbooking et le coloriage
           ☼ Cuisiner
           ☼ Prendre le temps, tout simplement


Article inspiré des Listes de La Nife en l'Air