« La lecture nous donne un endroit où aller lorsque nous devons rester où nous sommes » – Mason Cooley

samedi 19 mars 2016

Quand une pause s'impose...



J'entends souvent dire que l'écriture est un travail de longue haleine, exigeant de l'endurance et de la rigueur. S'astreindre à écriture régulièrement, tous les jours ou presque, serait la clé du succès pour parvenir à poser un point final à ses projets. Pour ceux qui exercent une activité professionnelle, concilier l'écriture avec le travail, la famille, les amis, les autres loisirs... peut s'avérer compliqué. Et lorsque s'ajoutent des problèmes de santé, d'emploi du temps, de fatigue, de stress, d'inspiration, de motivation, quelle place reste-t-il pour l'écriture ? Parfois, aucune. Viennent alors la culpabilité de ne pas avoir écrit une ligne depuis des jours ; le sentiment d'être dépassé par les évènements ; la perte de confiance en sa plume, en ses personnages, en sa capacité à raconter une histoire ; et finalement, la plus dramatique des conséquences de ce cercle vicieux : ne plus prendre plaisir à écrire.

Perdre complètement l'envie de s'y remettre. 

Ce n'est pas une fatalité. Certaines périodes sont propices à l'écriture ; d'autres non. C'est difficile à accepter, mais on ne peut pas toujours être au top de sa forme - certains y arrivent sûrement, mais il faut apprendre à connaître et accepter ses propres limites. Son propre rythme. J'entends souvent dire qu'il faut se forcer à écrire, même une ligne par jour, pour ne jamais perdre la main. Pour moi, ce n'est pas envisageable. Depuis le début de l'année, j'ai perdu l'inspiration, la motivation, le courage et l'envie de plancher sur mes textes. Je suis dans une période compliquée de ma vie ; et l'écriture ne trouve plus sa place à cause de mon état d'esprit (humeur, fatigue, disponibilité). J'ai presque envie de comparer l'évolution de mon ressenti aux cinq phases du deuil :

     Première phase - Le déni : On commence par minimiser le manque d'inspiration, de temps ou de motivation. On se dit que c'est passager, que ce n'est pas bien méchant si on n'a rien écrit depuis plusieurs jours, voire depuis plusieurs semaines. Dès qu'on a un moment de libre, on réussira à s'y remettre.

     Deuxième phase - La colère : On a réalisé que ce n'était peut-être pas qu'une simple passade comme on l'avait d'abord pensé. On est en colère contre soi-même parce que les mots ne viennent plus - ou plus comme on voudrait qu'ils viennent. On est en colère parce qu'on s'est laissé déborder ; on culpabilise de ne plus réussir à écrire. Ou de simplement ne plus en avoir envie. 

     Troisième phase - Les négociations : Le marchandage, ça ne prend pas avec notre Muse. On voudrait qu'elle soit sympa pour une fois et qu'elle nous laisse écrire au moins un paragraphe, une ligne même... mais elle refuse obstinément de s'abaisser à être sollicitée tous les 36 du mois, quand on a un quart d'heure à lui consacrer entre les courses du vendredi soir et le repas de famille dominical.      

     Quatrième phase - La dépression : On a enfin ouvert les yeux. On a compris que cette période de notre vie n'était pas conciliable avec l'écriture, qui a besoin de régularité, d'un bon état d'esprit, mais aussi de temps et d'investissement. Toutes ces choses, on n'est pas en mesure de les fournir pour l'instant. On se sent triste et coupable de ne pas réussir à écrire un pathétique petit paragraphe. On se trouve mauvais, nul, inutile. On commence à remettre en cause sa capacité à écrire un roman, à raconter une histoire ; on perd confiance en sa plume, en ses personnages, en son monde... On se dit que, de toute façon, on n'intéressera jamais personne. Alors, qui ça peut bien affecter qu'on arrête d'écrire ?
   
     Cinquième phase - L'acceptation : On a pris suffisamment de recul pour se dire que « non, je n'ai plus envie d'écrire pour l'instant, mais ce n'est pas une fatalité. Mon esprit n'est pas disponible pour le moment, trop occupé qu'il est par mes problèmes quotidiens, mais les choses s'arrangeront. Et lorsqu'elles se seront arrangées, mon envie d'écrire reviendra. Comme elle l'a toujours fait jusqu'à aujourd'hui. » En attendant, le meilleur qu'on puisse faire, c'est de s'aérer l'esprit, se changer les idées et alimenter son imagination en se promenant, en lisant, en regardant des films ou des séries, en écoutant de la musique, en jouant à des jeux vidéos... L'inspiration peut-être n'importe où. Et l'envie d'écrire ne reviendra pas en ressassant la même rengaine : pourquoi je n'arrive plus à écrire ? 


Certes, c'est triste d'avoir perdu le goût de l'écriture... mais écrire ne devrait jamais devenir une corvée. C'est avant tout une passion. Si le cœur et l'esprit ne sont pas à l'ouvrage, il ne peut rien résulter de bon.


Pour aller plus loin :
Dédramatiser l'écriture par Mécanismes d'Histoire

      vendredi 11 mars 2016

      Chrysalide d'Ivan Kwiatkowski


      Chrysalide d'Ivan Kwiatkowski
       
      Cinq fleurs : Je suis conquise


      Titre : Chrysalide
      Auteur : Ivan Kwiatkowski
      Genre : Fantastique
      Public visé : Adultes
      Année de parution : 2015
      Nombre de pages : 38 pages (Collection e-courts, Voy'[el])

      Quatrième de Couverture : Une jeune fille est laissée pour morte dans un terrain vague, où un artiste peintre la recueille. Elle est étouffée par la rancœur et il suffoque sous le dôme de verre qui protège la ville. Au milieu des chrysalides, fleurs au parfum mortel, ils devront se reconstruire... ou se détruire. 

      Ce que j'en ai pensé  : J'avais entendu beaucoup de bien de cette courte histoire ; mais également des avis beaucoup plus mitigés. À mon sens, c'est la force même de ce livre. Chrysalide est une histoire sombre, oppressante, étouffante, cruelle, servie par une plume magnifique, nous délivrant des instants de pure poésie. Un contraste saisissant entre la relation chaotique et destructrice des personnages, la noirceur du monde dystopique, et la beauté préservée de certaines choses. Qui doit-on aimer ? Qui doit-on haïr ? Les frontières se brouillent ; ni blanc, ni noir, subsiste seulement du gris. Chrysalide possède un univers, une intrigue et des personnages qui peuvent rebuter le lecteur, le pousser au-delà de ce qu'il est capable d'accepter. Personnellement, j'adore être prise en otage avec mes sentiments. Et c'est ce tour de force que l'histoire d'Ivan Kwiatkowski parvient à réaliser en si peu de pages. Un ravissement.                   
               
      Mon avis en résumé : Une très courte histoire, sombre et cruelle, dont la noirceur et l’ambiguïté pourraient en déstabiliser plus d'un. Pour moi, ce fut un plaisir intense.
       

      jeudi 10 mars 2016

      La Balance Brisée T.1. de Lise Syven


      La Balance Brisée Lise Syven

      Quatre fleurs : J'ai beaucoup aimé


      Titre : La Balance Brisée, tome 1 - Subliminale
      Auteur : Lise Syven
      Genre : Fantastique
      Public Visé : Jeunesse 
      Année de parution : 2014
      Nombre de pages : 480 pages (Éditions Castelmore)

      Quatrième de Couverture : Mystères et sortilèges ! Élie vient de perdre ses deux parents dans un accident de voiture. Depuis, rien ne va plus. À la maison, son frère Karl nourrit une obsession absurde pour les canards en plastique et sa tante Magalie se met à fabriquer des badges à la chaîne. Le jour où l'adolescente surprend des messes basses entre eux deux où il est question d'un Ordre mystérieux et de sortilèges, elle se demande si elle n'est pas la seule personne saine d'esprit de sa famille... Intriguée par tant de cachotteries, la voilà bien décidée à découvrir la vérité sur sa famille et ses secrets si bien gardés !

      Ce que j'en ai pensé  : Encore un livre jeunesse ! J'ai beau répéter que ce n'est pas mon truc... j'en lis quand même pas mal en ce moment. J'avais entendu beaucoup de bien de la Balance Brisée ; et Lise Syven est une auteure un peu spéciale pour moi - puisque c'est en achetant un autre de ses romans que j'ai découvert le forum Cocyclics. Quand sur son fil d'actualités, elle annonce que son roman (numérique) est en promotion à 2,99€... je n'hésite pas à me le procurer. Et ça tombe bien, parce que je pars en vacances quelques jours et j'ai envie de lire un roman pas trop prise de tête.

      Le pari est gagné. Ce premier tome de la Balance Brisée se lit très bien et très vite. L'histoire est entraînante ; les personnages sont bien campés, attachants. Il n'y a pas un moment où je me suis dit que j'avais envie de baffer tel ou tel personnage parce qu'il était nuisible/inutile à l'histoire. On a envie de baffer ceux qui le méritent, et c'est tout ! Le fonctionnement de la magie est plutôt original dans ce roman, et ça, ça m'a bien plu ! Par contre, j'ai parfois trouvé les explications de l'auteure confuses à ce sujet ; je n'arrivais pas à visualiser parfaitement comment étaient réalisés les sortilèges. Du coup, je suis "sortie" de ma lecture à plusieurs reprises... et c'est dommage. Il y a d'autres points qui m'ont moins plu, mais c'est vraiment subjectif et de l'ordre du détail.
               
      Mon avis en résumé : Une lecture plaisante et divertissante, servie par une intrigue prenante et des personnages colorés et attachants. Mention spéciale pour la tantine et la meilleure amie.

      Par contre, à moins de tomber sur une promo, comme moi, je ne vous conseille pas la version numérique : la différence de prix est ridicule entre l'ebook et le livre. Et pour avoir acheté la version papier du deuxième tome, je peux dire que le livre est vraiment très beau (la couverture est top !) J'aime vraiment le numérique, mais là, clairement, c'est le papier qui l'emporte !   

      lundi 15 février 2016

      La Tour de Cécile Duquenne


      La Tour Cécile Duquenne

      Deux fleurs et demi : Une lecture en demi-teinte




      Titre : La Tour
      Auteur : Cécile Duquenne
      Genre : Fantastique, Science-fiction (Young Adult)
      Année de parution : 2015
      Nombre de pages : 100 pages (auto-édition)

      Quatrième de Couverture : Jessica, 16 ans, se réveille dans un marécage artificiel aux dangers bien réels. Très vite, elle comprend qu'elle se trouve au sous-sol d'une étrange tour sans fenêtres, et que le seul moyen d'en sortir est de monter jusqu'au toit. Accompagnée de quelques autres jeunes, elle se lance dans l'ascension de sa vie, explorant chaque niveau, affrontant les dangers embusqués… Et les révélations. Car Jessica n'a plus aucun souvenir d’avant son arrivée ici. Ils lui reviennent par bribes, étage après étage, et plus elle en apprend, moins elle désire sortir – surtout que son pire ennemi se trouve à l’intérieur avec elle. Bientôt, l'envie de se venger prend le pas sur l'envie de s’échapper…
      Et si en exhumant les secrets de son passé, Jessica levait aussi le voile sur la véritable fonction de La Tour ?

      Ce que j'en ai pensé  : La Tour est un court roman qui démarre sur les chapeaux de roue. Dès les premières pages, j'ai été happée par l'atmosphère sinistre et glauque de la Tour, mais aussi par le concept passionnant de l'enfermement dans un milieu hostile, avec des personnages amnésiques qui ne savent ni qui ils sont, ni pourquoi ils sont là. Même si le concept de base n'est plus très original, il reste redoutable et efficace : le suspens nous tient en haleine et nous pousse à tourner les pages pour en savoir plus, au fur et à mesure que les personnages grimpent les étages. Par ailleurs, le style de l'auteure est incisif, vif, dynamique, ce qui sert parfaitement son intrigue.

      Mais lorsque sonne l'heure des explications, la Tour s'écroule : les révélations font le bruit d'un pétard mouillé. Les thématiques choisies pour développer le passé de l'héroïne (et les raisons de sa présence dans la Tour) sentent le réchauffé et sont bien trop mal exploitées à mon goût ; les personnages secondaires sont évincés en deux temps trois mouvements ; et les révélations finales de l'épilogue m'ont donné l'impression d'une fin bâclée. J'ai été terriblement déçue de la tournure prise par le roman.   
               
      Mon avis en résumé : Une note assez sévère, à la hauteur de la déception ressentie. Si j'ai dévoré la première partie du livre, la seconde partie m'a tellement laissé un goût amer qu'elle en a dénaturé l'intégralité du roman. Je suis restée sur ma faim, très frustrée par ce que j'imaginais déjà être un coup de cœur.

      jeudi 11 février 2016

      Rituels d'écriture

      Carnet stylo nature

      Si vous écrivez, vous avez sûrement déjà entendu - au moins une fois - le conseil de Stephen King : pour être un bon écrivain, il faut écrire beaucoup et lire beaucoup. Tous les jours, en fait. Déprimant de se dire qu'on ne sera jamais un (bon) écrivain si on écrit pas tous les jours, non ? Beaucoup d'auteurs connus - et moins connus - ont des routines d'écriture, des moments privilégiés pour se plonger dans leurs histoires, des plages horaires consacrées à l'exercice. Oui, l'écriture est un exercice, mais ce n'est pas parce qu'on ne peut pas écrire tous les jours qu'on doit baisser les bras pour autant. Dans cet article, je préfère parler de « rituels d'écriture » plutôt que de routine d'écriture.

      Pour le moment, je n'ai aucune routine d'écriture, mais j'ai quelques rituels... Musique, relaxation, environnement de travail, boisson chaude ou gourmandises... quelles sont mes habitudes et petites manies quand il s'agit d'écrire ?


          1. Où et quand ? L'importance de l'environnement de travail 


      Je n'ai pas vraiment de moments dédiés à l'écriture. J'écris quand j'en ai la possibilité ou quand l'inspiration est beaucoup trop forte pour être contenue. Souvent, c'est le samedi ou dimanche matin. Parfois, c'est une petite heure le soir. En ce qui concerne l'endroit, c'est uniquement dans mon bureau, sur mon ordinateur et seule dans la pièce. Impossible d'écrire autrement. Portable coupé et pas de musique : un rien me déconcentre. Sur l'ordinateur, j'écris avec Wordpad (ou Word, ça dépend des périodes) ; Antidote est toujours à portée de souris et Mozilla, quant à lui, il reste ouvert sur le dictionnaire des synonymes.  

      Mais il n'y a pas que l'ordinateur dans ma vie d'écrivain : j'ai déjà confessé ma passion pour la jolie papeterie et les carnets ; et c'est en général très pratique pour noter ses idées. Cela étant, c'est mon vieux bloc d'esquisse tout moche - type Zap book - qui me suit partout. J'y inscris tout ce qui me passe par la tête ; et je l'utilise parfois pour écrire directement le déroulement d'une scène ou d'un dialogue. Cela m'aide à aller à l'essentiel (surtout la nuit, dans mon lit, quand l'inspiration m'empêche de dormir tant que je n'ai pas noté ce qui me trotte dans la tête...)   


          2. La musique, entre inspiration et éparpillement


      Pour beaucoup d'auteurs, la musique est un outil indispensable au processus de création. C'est également le cas pour moi, mais uniquement en amont. La musique m'inspire énormément et certaines scènes ont été inventées à partir de mélodies qui ont éveillé quelque chose au fond de moi. Par exemple, les compositions de Trevor Morris pour la série les Tudors m'ont particulièrement marquée, et certaines de ces musiques m'ont inspirée plusieurs scènes de Prophétie Nordique. Behold the great King of England m'a ainsi permis de visualiser très concrètement une scène chargée d'émotions, où l'héroïne, par l'intermédiaire de son meilleur ami, apprend la mort de sa mère. À l'époque, je me repassais en boucle cette musique et les images de la scène défilaient dans mon esprit comme si je regardais un film. Par contre, je ne l'ai pas écoutée au moment de coucher les mots sur le papier... La musique me dissipe, me déconcentre ; je n'en écoute donc pas au moment d'écrire.

      Jusqu'à récemment, je pensais que seules les musiques instrumentales pouvaient m'inspirer, mais je me suis aperçu que certaines chansons à paroles (françaises de surcroît) pouvaient elles-aussi me glisser des idées à l'oreille...  


          3. La boisson chaude, une alliée précieuse


      L'écriture, comme la lecture, c'est un moment de plaisir ! Et quoi de mieux qu'une boisson chaude pour agrémenter ce moment ? Si je me laisse parfois tenter par un café au lait, c'est en général un thé ou une infusion qui s'invite à ma séance d'écriture. Parfois même, c'est uniquement pour l'odeur qui s'en dégage ; je bois à peine une gorgée ou deux. Trop concentrée dans ce que je veux écrire, j'oublie ma boisson... qui n'est alors plus chaude du tout quand je m'en rends compte.

      J'ai récemment découvert la Thé Box ; un colis surprise reçu chaque mois, contenant une sélection de thés et d'infusions, avec en bonus des accessoires et des gourmandises. Et j'en suis complètement folle ! C'est un régal pour les sens : l'odeur qui s'en dégage quand on déballe le colis ; le visuel soigné de chaque édition ; le goût des thés sélectionnés selon un thème précis, mais aussi des gourmandises - gâteau, friandises, confitures, etc. ; le toucher à la découverte des surprises ; l'ouïe quand frémit l'eau de la première infusion... Pour les amateurs de thé et de colis surprise, je ne peux que la conseiller ! 

       
      Thé Box DécembreThé Box infusion
      À gauche, la Thé Box de Noël - aux saveurs d'épices, d'agrumes et de caramel.
      À droite, la Thé Box de la Saint Valentin - aux saveurs de fleurs, de rose, de fruits rouges et de pomme.


          4. Les huiles essentielles, détente et concentration


      Depuis quelques années, j'essaye de réduire mon stress et mon anxiété grâce à la relaxation - sophrologie, musique apaisante, coloriage anti-stress - et depuis le début de l'année, j'expérimente l'aromathérapie. Selon le site passeportsante.net, l'aromathérapie se définit comme « l’utilisation des huiles essentielles dans un but préventif, curatif ou de mieux-être. Elle a une visée thérapeutique lorsqu’elle a pour objectif de traiter un symptôme précis, qu’il soit d’ordre physique ou psycho-émotionnel, mais elle peut également permettre d’accéder à la sérénité et à la détente. »  Quel rapport avec l'écriture, vous demandez-vous ? Certaines huiles essentielles aident à la concentration, stimulent la créativité, chassent les idées sombres ou permettent de lutter contre la fatigue passagère. Il m'arrive de plus en plus souvent de diffuser des huiles essentielles dans mon bureau avant de me mettre à l'écriture (quelques minutes seulement, et à petite dose !) J'utilise la bergamote pour la détente, parfois associée à l'orange douce et à la cannelle ; et la lavande et la menthe poivrée pour lutter contre les coups de pompe. 


          5. Avant l'écriture, la relecture !


      Avant de me lancer dans l'écriture, j'ai besoin de relire ce que j'ai écrit la dernière fois. En général, je relis mes précédente scènes la veille au soir, juste avant de me coucher, sur ma liseuse. Je note quelques idées pour la suite, réfléchis aux corrections que je peux apporter aux passages déjà rédigés, etc. Relire me permet de bien me remettre dans l'histoire (comme je ne peux pas écrire régulièrement, c'est indispensable) Le faire avant de me coucher stimule mon imagination - d'où la présence constante de mon vieux carnet sur ma table de chevet. On est jamais à l'abri d'une idée qui germe...


      * * *

      Voici mes principaux rituels d'écriture. Quels sont les vôtres ? :)
       

      vendredi 29 janvier 2016

      Chevaux de Foudre d'Aurélie Wellenstein


      Chevaux de Foudre Wellenstein

      Quatre fleurs et demi : J'ai beaucoup aimé



      Titre : Chevaux de Foudre
      Auteur : Aurélie Wellenstein
      Genre : Fantasy (jeunesse, à partir de 11 ans)
      Année de parution : 2015
      Nombre de pages : 224 pages (Éditions Magnard)

      Quatrième de Couverture : Alix a tout perdu. Son père, sa terre, et même son nom. Devenue esclave à Rome, elle est précipitée dans le monde des courses du Déluge. Ces compétitions violentes et sans pitié voient s'affronter les fulgurs, des chevaux de foudre dont le corps s'électrise quand l'orage éclate. Monter sur leur dos, c'est mettre sa vie en jeu, mais la liberté couronne les vainqueurs. Aidée par Marcus, le prodige de son équipe, Alix va lier son destin à Ira, un étalon indomptable, aussi beau que mortel...

      Ce que j'en ai pensé  : À la base, j'ai acheté ce livre au salon des Halliennales parce que je ne pouvais pas acheter l'autre livre d'Aurélie Wellenstein, le Roi des Fauves (dont la fiche de lecture est également disponible sur le blog). J'ai donc pris Chevaux de Foudre sans vraiment savoir de quoi il en retournait, ni sans vraiment être emballée par la couverture - très bien réalisée, mais qui n'est pas du tout dans mes goûts. Pour couronner le tout, je ne suis pas non plus amatrice de littérature jeunesse. Le livre d'Aurélie ne partait donc pas avec des points d'avance quand je l'ai commencé...

      Et ce sont souvent les livres dont on en attend le moins qui se révèlent être des petites perles ! Comme pour le Roi des Fauves, j'ai adoré la plume d'Aurélie, fine et intelligente, toujours très juste pour nous décrire les personnages, les décors, les émotions ou les scènes d'action. Les personnages, justement, sont travaillés et exploités comme je les aime ; et cela, même s'ils restent des personnages de jeunesse (dont le caractère doit parler à des enfants) Les jeunes lecteurs sont loin d'être pris pour des truffes avec ce livre ; les personnages sont crédibles et évoluent ! En particulier, j'ai aimé que l'héroïne ne soit pas cette caricature d'héroïne qui, en dépit de son statut, cloue le bec de tous ceux à qui elle s'adresse. Non, dans Chevaux de foudre, l'auteure n'oublie jamais le statut de son personnage (esclave, fille de surcroît, dans un univers masculin). Et si Alix tend la joue pour se faire battre, elle récolte ce qu'elle sème.

      L'intrigue est simple à suivre, facile à deviner, mais avec quand même des petites surprises. Je me suis laissée embarquer dans les courses du Circus Maximus.          
               
      Mon avis en résumé : Un roman facile à lire, mais qui n'en est pas pour autant simpliste : les personnages sont crédibles, cohérents, et on s'attache à eux. Un style fluide, dynamique, une plume fine et intelligente, qui servent parfaitement l'intrigue du roman. Au final, une très (très) bonne surprise.

      dimanche 3 janvier 2016

      Envie de lecture : quand Noël vient rallonger ma Pile À Lire




      Je vous souhaite une excellente année 2016 !
      Qu'elle vous apporte tout un tas de belles choses.


      Les fêtes de fin d'année sont l'occasion de s'échanger des cadeaux, de faire part de ses envies particulières, et dans mon cas, de recevoir plusieurs livres qui me faisaient de l’œil depuis un moment. Mes proches m'ont offert des romans et des mangas qui viennent donc rallonger ma pile de livres à lire.

      J'ai notamment reçu deux romans d'Ursula K. Le Guin, une auteure américaine de Science-Fiction et de Fantasy dont je n'ai pas cessé d'entendre du bien ces derniers mois. J'ai également reçu un roman tiré de l'univers du jeu-vidéo Dragon Age, un jeu dont je suis une inconditionnelle absolue (vous pouvez aussi me qualifier de fan hystérique).

      Enfin, j'avais une folle envie de me replonger dans les aventures de la Magical girl qui a bercé mon enfance, Sakura Chasseuse de Cartes. Et de prolonger l'aventure avec Tsubasa Reservoir Chronicle, un autre manga publié par Clamp, reprenant plusieurs personnages de Card Captor (et de leurs autres mangas).

      De quoi tenir ma bonne résolution : continuer de lire régulièrement, malgré mon emploi du temps chargé. D'ailleurs, le forum Cocyclics a lancé un challenge de lecture (lire un certain nombre de livres, à partir d'une liste de thèmes - comme Une histoire écrite par une femme ; Un livre qui attend sur la PAL depuis plus de 6 mois ; ou bien encore Un roman tiré d'une saga audiovisuelle). Je ne pensais pas m'y inscrire, mais j'ai changé d'avis !

      Et vous, vous avez reçu des livres pour les fêtes de fin d'année ?




      mardi 22 décembre 2015

      Des mots de tête - Bilan de l'année 2015... et bonnes résolutions pour 2016 !


      Image Libre de droits
       
      Attention, cet article de fin d'année ne se veut absolument pas original !

      La période des fêtes de fin d'année est souvent l'occasion de jeter un regard en arrière, d'évaluer l'année écoulée et de se projeter pour l'année à venir, avec en prime tout un tas de bonnes résolutions (qu'on tiendra... ou pas !) L'heure est donc venue pour moi de faire le bilan de cette année 2015. Elle s'est montrée riche au niveau de l'écriture et des lectures, mais aussi au niveau des rencontres personnelles et des amitiés nouées autour de cette passion commune. Avec comme seul regret, identique chaque année, le sentiment d'avoir encore et toujours manqué de temps...  


                Bilan 2015 : l'écriture (en quelques chiffres)

      • J'ai écrit sept chapitres de Prophétie Nordique, cette année. En moyenne, mes chapitres font 20.000 signes espaces comprises, soit 3.250 mots environ. Chaque chapitre représente 7 à 8 pages Word. 
      • Le douzième chapitre est en cours d'écriture ! 
      • Cette année, le roman a dépassé le seuil symbolique des 200.000 signes. À l'heure actuelle, il comptabilise 237.833 signes, très précisément ! Soit 80 pages Word.   
      • À côté de ça, j'ai commencé à réfléchir à un découpage pour le premier tome. Pour l'heure, je n'écris que les aventures d'Idril et Morzan ; mais je dois songer à comment intégrer les deux autres binômes : Ardiosis et Telak ; puis Siran et Adrian. Je ne suis pas encore complètement convaincue par mes idées.   
      • Parallèlement à Prophétie Nordique, j'ai écrit une nouvelle de Science-fiction qui est en cours de finalisation. Et j'ai commencé à réfléchir à un second roman de fantasy, plus court.  
      • Tout au long de l'année, je me suis investie sur le forum Cocyclics. J'ai réalisé une grosse quinzaine de bêta-lectures (extraits de roman, nouvelles et synopsis) ; j'ai suivi les projets d'écriture de plusieurs auteurs ; j'ai parrainé un challenge qui me tenait à cœur. Et j'ai participé à plusieurs défis d'écriture - qui ont été postés au fur et à mesure sur le blog - dont notamment le défi d'écriture à quatre mains, une vraie expérience !   
      • J'ai arrêté le jeu de rôle textuel pendant quelques mois, mais je suis en réalité incapable de m'en passer. J'ai recommencé parce que j'ai complètement craqué pour un nouveau personnage, très différent de ce que je fais d'habitude. Le jeu de rôle reste un bon moyen d'exercer sa plume !
      • Sans oublier l'ouverture du blog pour parler de mes projets ! 

                Bilan 2015 : la lecture

      • J'ai lu sept romans cette année, tous écrits par des auteurs francophones. J'ai découvert de nouveaux talents, de jeunes auteurs, et c'est agréable de soutenir nos écrivains français ! J'ai participé à plusieurs opérations allant dans ce sens, notamment celle du 1er septembre organisée par L'invasion des Grenouilles.  
      • Je me suis mise à la lecture de nouvelles (une dizaine cette année) notamment en achetant plusieurs numéros de la revue Etherval, qui propose de découvrir de nouveaux auteurs francophones. C'est un format très agréable quand on dispose de si peu de temps pour la lecture... 
      • J'ai participé à mon premier salon littéraire : les Halliennales ! C'était chouette, surtout que j'ai pu rencontrer des membres du forum Cocyclics (et notamment ma filleule) Je suis repartie avec plusieurs dédicaces !
      • Cette année, je me suis lancée dans la bêta-lecture de deux romans complets. Il s'agit d'apporter un regard critique sur l'ensemble du livre, de pointer ses forces et ses faiblesses, afin que l'auteur puisse apporter des corrections. C'est un exercice qui demande beaucoup de temps mais qui est ô combien passionnant ! Je termine la première bêta-lecture en ce moment, et je m'attaque à la seconde dans la foulée.   

                Les bonnes résolutions pour 2016

      • Continuer d'avancer sur Prophétie Nordique, malgré un emploi du temps qui s'annonce encore plus compliqué que cette année. 
      • Essayer de faire publier ma nouvelle Le temps nous est conté, écrire d'autres nouvelles et essayer de répondre à des Appels à Textes. 
      • Commencer la rédaction de Sous les écailles du Dragon, mon autre projet de fantasy. 
      • Continuer de m'investir sur le forum de Cocyclics ; continuer les bêta-lectures et essayer de parrainer un autre projet. 
      • Faire descendre ma pile de livres à lire (ce n'est pas gagné...)
      • Participer à d'autres Swap.
      • Et terminer ma thèse ! 

      Et vous, quel bilan pour 2015 ? Quelles résolutions pour 2016 ?
      Je vous souhaite d'agréables fêtes de fin d'année et j'espère vous retrouver l'année prochaine !

        dimanche 22 novembre 2015

        Des mots de tête - Projets d'écriture 2016


        Image Libre de droits - trouvée sur Pixabay.com

        L'automne emporte avec lui les dernières semaines de 2015. Après avoir lu un chouette article sur le blog de La Nife en l'air, j'ai eu envie de faire le point sur mes projets d'écriture, en cours ou en réflexion.

        Prophétie Nordique
        Roman de fantasy, très librement inspiré de la mythologie scandinave. Commencé en 2008, sous la forme de jeu de rôle textuel, et quelques chapitres écrits ici et là, sans véritable structure. Le projet de roman prend réellement forme en 2013, après la fermeture de mon forum. J'ai déjà évoqué le pitch du roman, ainsi que mes personnages. Je ne vous les présente plus, n'est-ce pas ? ;)

        C'est mon projet le plus ancien et celui qui me tient le plus à cœur. J'ai beaucoup avancé cette année : j'ai franchi le seuil des 200.000 signes (plus de 33.000 mots) en écrivant 12 chapitres. Le roman devrait se décliner en deux tomes - au moins. Je prends mon temps (surtout parce que j'en manque) ; je sais que je reviendrais toujours vers mes premiers amours.

        Sous les écailles du Dragon
        Roman de fantasy, très librement inspiré de légendes chinoises. L'intrigue prend place dans un univers parallèle, comparable à la Chine Ancienne, en proie à de nombreuses guerres intestines. Sous les écailles du dragon raconte l'histoire d'un amour impossible entre deux jeunes gens que tout oppose, avec pour toile de fond des batailles, de la magie et des animaux totems.     

        Ce projet a pointé le bout de son nez dans le courant de l'année. Préférant consacrer mon temps d'écriture à Prophétie Nordique, je n'ai pas encore pu le mettre en route. Mais il se pourrait que 2016 soit son année... Mes principales sources d'inspiration sont des films sino-hongkongais, notamment les films de Wuxia - genre cinématographique centré sur les combats d'arts martiaux chorégraphiés, sur les épées et la chevalerie chinoise. Dans ma liste de films à voir ou revoir, on retrouve : 

          • Hero et La cité interdite de Zhang Yimou ; 
          • Tigre et Dragon de Ang Lee ; 
          • Seven Swords, Green Snake, The Lovers et Détective Dee de Tsui Hark ; 
          • Hua Mulan de Jingle Ma ; 
          • L'hirondelle d'Or de King Hu ; 
          • Les trois royaumes de John Woo ; etc.

        Les Douze Royaumes de Fuyumi Ono est également l'une de mes principales sources d'inspiration. Et dans ma liste de livres à découvrir, je peux citer le Singe Pèlerin ; L'impératrice de la Soie ou le Disque de Jade de José Frèches.     

        Le temps nous est conté
        Nouvelle de Science-fiction, Anticipation. D'abord écrite dans le cadre de l'appel à texte organisé par l'institut Kervégan sur le thème d'un « bouleversement majeur à venir dans le monde du travail », cette nouvelle tend à évoluer vers d'autres thématiques. C'est d'abord et avant tout une première expérience - une première expérimentation même - du format de la nouvelle. Je vois cette nouvelle comme un exercice, une façon de travailler ma plume et d'essayer de nouvelles choses. En fonction des corrections qui lui seront apportées, j'aviserai de son avenir.

        Les autres projets
        Je compte bien continuer l'exercice de la nouvelle. J'ai deux ou trois idées soigneusement consignées dans un carnet. D'abord, la réécriture d'un conte de fées. Ensuite, peut-être, une tentative de réponse à l'appel à texte de la Revue Etherval : l'invention révolutionnaire. Le délai de soumission étant au 31 janvier 2016, je ne sais pas encore si cela sera possible. On verra !

        Et puis, bien sûr, je compte continuer le jeu de rôle textuel... :)

        jeudi 12 novembre 2015

        La Bêta-lecture, qu'est-ce c'est ?


        Image Libre de droits - trouvée sur Pixabay.com

        J'ai découvert l'exercice de la bêta-lecture l'année dernière, alors que je traversais une mauvaise période au niveau de l'écriture - suite à de mauvaises critiques et une perte de confiance totale en ma capacité à raconter une histoire. C'est dans ce contexte de malaise, de remise en cause et de perfectionnisme contreproductif que j'ai échoué sur le forum de bêta-lecture CoCyclics ; un forum dédié aux littératures de l'imaginaire. Si l'objectif principal de la communauté est celui de la bêta-lecture, d'autres sections consacrées à l'écriture m'ont permis de me remettre sereinement à la rédaction de Prophétie Nordique - notamment celle des Challenges Premier Jet consistant à « terminer la rédaction du premier jet d’un roman (entamé ou non) dans l’année. » Mais c'est bien de la bêta-lecture que je vais parler dans ce billet.


                  1.   Qu'est-ce que la bêta-lecture ? 

        Emprunté au vocabulaire de l'informatique, le préfixe bêta renvoie à une version test ou à une version non aboutie d'un texte. L'exercice consiste à faire lire son texte ou son roman, en vue d'obtenir un éclairage critique sur le fond et la forme. Recevoir un avis construit et argumenté sur les lacunes, mais aussi les points forts, de son texte. Sur la forme, il s'agit de repérer les tics d'écriture, les fautes de grammaire-orthographe-syntaxe, les erreurs de vocabulaire, les répétitions, etc. Sur le fond, le bêta-lecteur relèvera plutôt les incohérences logiques, temporelles ou géographiques, les incohérences scénaristiques, les problèmes de caractérisation d'un personnage, les incompréhensions ou confusions, etc.   


                  2.   L'intérêt de la bêta-lecture

        La bêta-lecture est un exercice aussi complexe qu'indispensable.

        Complexe, parce qu'il n'est absolument pas évident d'encaisser les critiques à propos de son travail - il est donc important de trouver un endroit et/ou des personnes de confiance. S'il n'est pas évident d'accepter un regard extérieur et analytique sur son travail, il est également compliqué de critiquer le travail d'une tierce personne. C'est une entreprise délicate que de faire comprendre les faiblesses d'un texte, sans heurter la personne en face. La bienveillance, l'empathie, le respect et la diplomatie sont des qualités absolument essentielles pour un bêta-lecteur. L'écoute, la patience, la non-susceptibilité, l'acceptation des critiques et la volonté de s'améliorer (et non celle de se faire flatter l'ego) sont, quant à elles, nécessaires pour être bêta-lu.

        Indispensable, parce que l'auteur n'a pas le recul nécessaire sur ses récits pour savoir ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Ce qu'il a écrit lui paraît évident ; mais ça ne l'est pas forcément pour le lecteur. Comment savoir si le message à faire passer est effectivement compris, sans le confronter à la lecture par un tiers ? Certains tics d'écriture ne peuvent pas être décelés si personne ne vous en informe.


                  3.   Ce que la bêta-lecture m'a apporté

        « Tu sembles avoir des scrupules à utiliser les prénoms de tes personnages. » Jusqu'à présent, je n'avais jamais imaginé que ce tic d'écriture puisse poser problème. J'avais plus ou moins conscience de cette manie que j'avais de préférer des référents aux prénoms de mes personnages : la jeune femme, l'Amazone, la reine, etc. Lorsque ma bêta-lectrice a évoqué le mot scrupules, j'ai eu l'impression qu'elle m'ôtait le voile que j'avais devant les yeux. Elle a mis des mots sur ce dont j'avais à moitié conscience, mais elle m'a aussi et surtout expliqué pour quelles raisons cela s'avérait problématique dans l'extrait que j'avais proposé à la bêta-lecture. À chaque fois que j'écris, désormais, je repense à ce qu'elle m'a dit ce jour-là. Et je fais attention à la façon de nommer mes personnages.

        Quand j'ai repéré ce même tic d'écriture dans un texte que j'ai bêta-lu, j'ai encore mieux compris pourquoi on l'avait pointé chez moi. J'ai compris comment cette manie induisait en erreur et créait une certaine confusion. 


        L'avantage de la bêta-lecture, c'est qu'on apprend autant 
        en faisant lire ses textes qu'en lisant ceux des autres.  

        Pour aller plus loin :

                  4.   La bêta-lecture du moment...

        La bêta-lecture s'applique à toutes sortes de format : le chapitre (ou extrait) de roman, la nouvelle, la pièce de théâtre, le synopsis, le pitch, etc. Et bien sûr, la bêta-lecture s'applique aussi à des romans dans leur intégralité. C'est ce que j'expérimente en ce moment, avec la bêta-lecture de deux romans de copines grenouilles (un à la fois, je ne suis pas Wonder Woman non plus ;p) 
        C'est à la fois stimulant et gratifiant - pouvoir lire en avant-première un roman, participer à son processus d'élaboration/amélioration, soutenir d'autres auteurs dans leur travail (surtout quand on s'est découvert des affinités !)... C'est beaucoup de travail, mais c'est une expérience très enrichissante !