Un livre qu'on quitte sans en avoir extrait quelque chose est un livre qu'on n'a pas lu. - Antoine Albalat

mercredi 9 novembre 2016

Cinq séries télévisées



Trouver des citations sur les bienfaits des séries télévisées est une tache bien plus ardue que pour la littérature. Au contraire, on trouve une multitude de citations pour dénoncer les effets néfastes de la télévision, comme cette phrase de Paul Carvel : « Le livre t'inspire, la télévision t'aspire. » Elle m'a plu, je l'admets. Pourtant, pour un écrivain (et pour tous les créatifs), l'inspiration se trouve partout : dans le quotidien, les faits divers, la nature, la littérature, le cinéma, les séries télévisées, les jeux vidéos, la musique... Et parfois même dans les choses les plus improbables. 

Les séries télévisées sont de bons moyens de trouver l'inspiration, surtout à notre époque où les productions de qualité sont de plus en plus répandues. Certaines séries n'ont rien à envier à certaines productions du cinéma ! J'ai longtemps été fâchée avec ce média, mais depuis quelques années, j'y ai repris goût. À l'image de mon précédent article « Cinq Livres », je vous propose de revenir sur les « Cinq Séries » qui m'ont marquée : les cinq séries que je préfère, les cinq séries qui fâchent, les cinq séries de mon enfance, etc. Comme vous allez le constater, le registre de l'imaginaire est largement surreprésenté. Article garanti sans spoiler !


Mon « top cinq » des séries télévisées

Je commence ce billet avec mes cinq séries préférées. Ce sont les séries qui me passionnent le plus, qui m'ont le plus fait vibrer, qui m'ont fait ressentir le plus d'émotions. Inutile de présenter Game of Thrones, tout le monde connaît. C'est tout simplement ma série préférée. Si je ne devais en conserver qu'une, ce serait celle-là. Sans que je sois en mesure de les hiérarchiser, viennent ensuite :
  • Les Tudors : série historique sur le règne de Henri VIII et sur ses tumultueuses histoires d'amour - un petit bijou, avec des musiques magnifiques, des costumes somptueux, de superbes décors, et une histoire passionnante ;  
  • Fringe  : série de SF sur des enquêtes paranormales mettant en scène un agent du FBI, Olivia Dunham, un scientifique marginal sorti d'un hôpital psychiatrique et son fils, Peter Bishop. Fringe est la série qui m'a réconciliée avec le format (après plusieurs années à l'avoir boudé) ; 
  • Orphan Black : série de SF racontant l'histoire de Sarah, une marginale, témoin du suicide d'une femme lui ressemblant trait pour trait. Décidant de prendre l'identité de la victime, Sarah découvre très vite qu'elles sont en réalité des clones et qu'elles ne sont pas les deux seules... Au-delà de l'histoire, tout à fait passionnante, c'est la performance de l'actrice Tatiana Maslany qui est incroyable. Interprétant pas moins d'une dizaine de rôles, dont cinq personnages principaux récurrents, Tatiana Maslany parvient à nous faire oublier qu'il n'y a qu'une seule actrice derrière tous ces personnages. Ne serait-ce que pour cette performance, je ne peux que vous conseiller cette série.       
En dernière position, j'ai quelque peu hésité. J'avais pensé à Vikings, une autre série historique que j'adore, notamment parce qu'elle traite d'une période et d'une civilisation que j'apprécie beaucoup, mais la dernière saison diffusée m'a pas mal déçue. À l'inverse, j'ai trouvé que Fargo, après une première saison époustouflante, avait réussi le pari de se renouveler malgré le changement d'époque et de personnages (et donc de casting) tout en conservant cette patte de violence absurde qui m'avait séduite dans la première saison.    



Les cinq séries de mon enfance

J'ai dû me creuser un peu la tête pour retrouver les séries que je regardais quand j'étais enfant ou adolescente. Quand j'avais 8-9 ans, je regardais Xena la princesse guerrière et Hercule, le samedi après-midi sur TF1 si mes souvenirs sont bons. On pouvait déjà remarquer à cette époque mon intérêt pour la fantasy et la mythologie (et pour les femmes guerrières fortes). Je suivais d'autres séries, plus épisodiquement, comme Stargate SG-1 (que je regardais avec mon père et mon frère) et Sliders : Les mondes parallèles (quand il n'y avait plus de dessins-animés sur les autres chaînes :p) Adolescente, je n'avais d'yeux que pour les soeurs Halliwell : mes héroïnes favorites dont les posters ornaient les murs de ma chambre. Je regardais Charmed tous les samedis soirs avec ma maman (la fameuse Trilogie du samedi soir, sur M6 - vous vous rappelez ?). Je ne ratais aucun épisode !

    

Mon « flop cinq » des séries télévisées

Dans cette catégorie, je parle des cinq séries que je n'ai pas pu terminer et/ou qui m'ont dégoûtée du format. Même si elle est appréciée par beaucoup de spectateurs, Lost est mon plus gros flop télévisuel (série SF où un avion se crash sur une île mystérieuse et où les survivants sont confrontés à des phénomènes bizarres). J'ai suivi assidûment la première saison que j'ai trouvée haletante et mystérieuse, énigmatique. Mais je n'ai pas retrouvé cette ambiance dans la deuxième saison, et je me suis lassée par tous ces mystères qui s'ajoutent. J'ai arrêté de suivre après quelques épisodes de la saison 3. Dans la même veine, j'ai arrêté Once Upon a time (série fantastique revisitant les contes de fées) au milieu de la saison 3. Si j'avais beaucoup aimé la première saison (malgré son côté un peu kitch) et le concept original de transposer des personnages de contes dans une ville contemporaine, j'ai eu plus de mal avec la saison 2. Et le fait de basculer de plus en plus vers du Disney et du fan-service à outrance (la saison 4 était dédiée à La Reine des Neiges) m'a fait décrocher. 

Drop Dead Diva (série fantastique où une bimbo un peu nunuche meurt dans un accident de voiture et se réincarne dans le corps de Jane, brillante avocate en surpoids) et The magicians (série fantastique mettant en scène des jeunes adultes dans une université de magie et confrontés à une série d'évènements obscurs) sont deux cas à part. 
  • Je suis pratiquement allée au bout de la première : malgré un postulat simpliste, Drop Dead Diva est une série légère, fraîche et divertissante qui fait du bien au moral (et quand je l'ai regardée, j'étais dans une période où j'avais besoin de ça). Mais à la fin de la saison 4, la série et les histoires d'amour de Jane prennent une tournure qui m'a assez déplu. J'ai continué à regarder la saison suivante et le début de la saison finale, mais je n'ai pas terminé car le show n'arrivait plus à me captiver. J'ai donc arrêté Drop Dead Diva à quelques épisodes de la conclusion. J'en garde tout de même un bon souvenir. 
  • À l'inverse, il ne m'a suffi que de deux épisodes pour laisser tomber The magicians : je n'aime pas me faire un avis aussi tranché sur une série en 2 épisodes, mais les personnages sont tellement caricaturaux (le geek dépressif et sans amis ; l'intello asociale, arrogante et sans amis ; la brute/racaille au grand cœur et sans amis...) Sans parler des passages explicatifs décousus, où on ne pipe rien de ce que se racontent les personnages. À oublier.  
Les Borgias est une série qui avait tout pour me plaire : série historique, costumes somptueux, histoires intéressantes, musique composée par Trevor Morris... mais ça n'a jamais réussi à prendre. J'ai essayé par deux fois, sans succès. De toute façon, la série a été annulée au terme de la troisième saison, laissant les spectateurs sans conclusion...



Les cinq séries que je viens de terminer

Parlons maintenant des cinq dernières séries que j'ai regardées. Toutes du registre de l'imaginaire ! Pour commencer, la quatrième saison d'Orphan Black a continué de me tenir en haleine jusqu'au bout. On approche du dénouement final.

Luke Cage (saison 1) est l'une des séries de super-héros Marvel diffusées sur Netflix : une bonne surprise, car je pensais ne pas accrocher. Moins intéressante que Daredevil et Jessica Jones à mon goût, elle reste néanmoins divertissante. Toujours sur Netflix, j'ai également été happée par la première saison de Stranger Things (comme beaucoup de personnes) : série fantastique/science-fiction prenant place dans les années 1980 et racontant la disparition mystérieuse d'un jeune garçon, que ses amis vont chercher à retrouver.

La première saison de Preacher m'a également bien plu, si ce n'est que j'ai eu l'impression de me faire avoir en regardant le dernier épisode. Toute cette première saison ne sert finalement qu'à introduire la deuxième saison : l'histoire (la vraie) ne démarre, en définitive, qu'à l'épisode final. Hâte de voir la deuxième saison, car ça promet d'être très intéressant.

Dans le genre « coup de cœur de l'année », je vous présente 11.22.63 : série de science-fiction nous racontant l'histoire de Jake Epping dont la vie bascule lorsqu'il découvre un passage temporel pour retourner en 1960. Son ami Al, mourant, a passé sa vie à essayer de déjouer l'assassinat de J.F. Kennedy. Il demande alors à Jack de continuer son entreprise... Jack accepte et part dans le passé. L'assassinat n'aura lieu que dans trois années : qui sait ce qui peut se passer d'ici là ?  11.22.63 a été un vrai coup de cœur. Si, de prime abord, la mini-série peut avoir l'air d'une banale enquête pour déjouer l’assassinat de JFK, elle explore d'autres thèmes tout au long des 10 épisodes qui la compose. James Franco, dans le rôle de Jake, est attachant, émouvant. On suit son histoire avec plaisir. Bref, une série que je recommande.  



Mes séries du moment

Pour cette catégorie, je ne parlerais que de deux séries ; je ne vais pas en inventer pour rentrer dans le moule des « cinq », pas vrai ? En ce moment, je regarde Westworld, la nouvelle série de HBO, la chaîne qui diffuse Game of Thrones. Westworld est une série de science-fiction, mettant en scène un parc d'attraction futuriste reconstituant l'époque du Far West et peuplé d'androïdes mis à la disposition des visiteurs, qui peuvent s'adonner librement à toutes les activités. Suite à un problème informatique, certains androïdes commencent à se comporter anormalement... Parti comme c'est, la série va être un nouveau coup de cœur pour moi !
À côté de Westworld, j'ai commencé la deuxième saison de Mr. Robot, classifiée comme série « techno-triller », « thriller psychologique » et « satire sociale ». Difficile de vous parler de cette série : elle raconte l'histoire d'Elliot, un jeune homme souffrant de troubles psychologiques, d'anxiété et de dépression, qui ne peut s'empêcher de hacker les gens de son entourage. Un jour, il est contacté par Mr Robot, un anarchiste qui sollicite son aide pour s'attaquer au système capitaliste, aux banques et grosses entreprises, et notamment au conglomérat E.Corp. C'est une série à l'univers particulier, aux personnages troubles et à la réalisation très photographique. Les cadrages et prises de vue, ainsi que les dialogues, la musique et l'esthétique globale de la série, sont très stylisés.



* * *

Voilà pour cet article dédié aux « Cinq Séries » (beaucoup plus long que je ne l'avais prévu, j'espère ne pas vous avoir perdu en route!) N'hésitez pas à me dire en commentaires si je vous ai fait découvrir des séries et/ou donner envie d'en voir certaines ! Et puis, je suis preneuse de toutes suggestions de séries (maintenant que vous connaissez un peu mes goûts...) Au plaisir !

2 commentaires:

  1. Très belle idée d'article! Je suis d'accord avec toi, on peut aussi trouver de l'inspiration dans les fictions télévisées (et ça ne manque pas, merci Netflix)
    Alors il y a tellement de séries que je ne vais pas tout commenter, mais je vois qu'on a des références équivalentes en séries d'enfance (quoi que j'ajouterais Buffy et Loïs et Clark, pour les plus anciennes - c'est peut-être nos quelques années d'écart ;) )
    J'ai adoré Mr Robot moi aussi. Dans le genre critique de la technologie, il y a aussi Black Mirror, qui se présente comme des "nouvelles": une histoire différente à chaque épisode. Mais elle est hyper dérangeante, vraiment. Je suis d'accord avec toi sur Luke Cage, c'était sympa mais j'ai préféré Jessica Jones et Daredevil.
    Bref, en tout cas belle idée d'article, bravo :)

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    1. Merci pour ton retour Florie :)
      C'est vrai qu'il y a beaucoup de bonnes choses sur Netflix, c'est appréciable.

      Ah! Tu me complètes bien pour les références de l'enfance : je regardais aussi Lois et Clark (j'aurais pu le mettre à la place de Sliders, tiens) et je regardais Buffy de temps à autre (pas aussi assidûment que Charmed). Mais au final, il y avait beaucoup de séries que je regardais de temps en temps, comme Code Quantum, Demain à la Une ou même MacGyver!

      Je ne connais pas Black Mirror, tu m'intrigues! J'irai voir ça! :-)

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